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Les 21 étapes
- 1re étape – Samedi 4 juillet 2026 : Barcelone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (19,6 km – CLM par équipes ⏱️)
- 2e étape – Dimanche 5 juillet 2026 : Tarragone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (168,5 km)
- 3e étape – Lundi 6 juillet 2026 : Granollers 🇪🇸 > Les Angles (195,9 km)
- 4e étape – Mardi 7 juillet 2026 : Carcassonne > Foix (181,9 km)
- 5e étape – Mercredi 8 juillet 2026 : Lannemezan > Pau (158,3 km)
- 6e étape – Jeudi 9 juillet 2026 : Pau > Gavarnie-Gèdre (186,2 km)
- 7e étape – Vendredi 10 juillet 2026 : Hagetmau > Bordeaux (175,1 km)
- 8e étape – Samedi 11 juillet 2026 : Périgueux > Bergerac (180,4 km)
- 9e étape – Dimanche 12 juillet 2026 : Malemort > Ussel (185,5 km)
- Lundi 13 juillet 2026 : journée de repos
- 10e étape – Mardi 14 juillet 2026 : Aurillac > Le Lioran (166,6 km)
- 11e étape – Mercredi 15 juillet 2026 : Vichy > Nevers (161,3 km)
- 12e étape – Jeudi 16 juillet 2026 : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (179,1 km)
- 13e étape – Vendredi 17 juillet 2026 : Dole > Belfort (205,8 km)
- 14e étape – Samedi 18 juillet 2026 : Mulhouse > Le Markstein Fellering (155,3 km)
- 15e étape – Dimanche 19 juillet 2026 : Champagnole > Le Plateau de Solaison (183,9 km)
- Lundi 20 juillet 2026 : journée de repos
- 16e étape – Mardi 21 juillet 2026 : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26,1 km – CLM individuel ⏱️)
- 17e étape – Mercredi 22 juillet 2026 : Chambéry > Voiron (174,7 km)
- 18e étape – Jeudi 23 juillet 2026 : Voiron > Orcières-Merlette (185,2 km)
- 19e étape – Vendredi 24 juillet 2026 : Gap > Alpe d’Huez (127,9 km)
- 20e étape – Samedi 25 juillet 2026 : Le Bourg d’Oisans > Alpe d’Huez (170,9 km)
- 21e et dernière étape – Dimanche 26 juillet 2026 : Thoiry > Paris/Champs-Élysées (133 km)
1re étape – Samedi 4 juillet 2026 : Barcelone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (19,6 km – CLM par équipes ⏱️)
Pour le retour du Tour de France à Barcelone depuis 2009, et pour le premier grand départ organisé dans la capitale catalane, le spectacle sera déjà au programme avec ce contre-la-montre par équipes particulier d’une vingtaine de kilomètres. Ce chrono aura lieu en fin d’après-midi et début de soirée, mais à des horaires bien plus acceptables que ceux de la Vuelta 2023 qui avaient mené Remco Evenepoel à se plaindre en direct de l’obscurité causée par des orages.
Le tracé sera également moins sinueux que sur la Vuelta, avec de longs boulevards pour ouvrir le tracé, traversant la célèbre Rambla, passant devant la Sagrada Familia récemment inaugurée ou sur le Passeig de Gràcia. Deux bosses s’annoncent dans les quatre derniers kilomètres. D’abord la montée de Montjuïc, légèrement plus courte que celle escaladée sur le circuit habituel du Tour de Catalogne, avant une légère descente et une nouvelle remontée vers le stade olympique (800 mètres à 7% de moyenne), dans un sens inhabituel pour les coureurs.
Ce contre-la-montre inaugural se déroulera sur le même principe que les chronos par équipes disputés depuis 2023 sur Paris-Nice ou cette année sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes : le temps sera pris sur le premier coureur de chaque équipe à franchir la ligne. Cela devrait mener à des tactiques intéressantes : les rouleurs seront privilégiés sur les 15 premiers kilomètres avant de laisser les leaders se débrouiller dans les cinq derniers. Du soutien pourra tout de même être bénéfique dans la première montée de Montjuïc, avant de laisser les candidats au classement général sprinter dans la bosse finale.


2e étape – Dimanche 5 juillet 2026 : Tarragone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (168,5 km)
La côte méditerranéenne sera à l’honneur en ce début d’étape pour un apéritif en douceur, du moins si le vent ne s’en mêle pas. L’ascension de la côte de Begues, la première montée de deuxième catégorie de ce Tour, servira avant tout à délimiter les premières places du classement de la montagne, certainement entre attaquants, avant le gros morceau de la journée, à savoir un circuit final autour de la colline de Montjuïc, sur les hauteurs de Barcelone.
L’arrivée sera tracée au même endroit que la veille, devant le stade olympique, mais le circuit sera plus dur que sur la dernière étape du Tour de Catalogne. La montée débutera en effet par des pourcentages plus élevés, sur un chemin sinueux avec quatre épingles en moins de 500 mètres pour faire des fractionnés avant le mur final vers le château de Montjuïc. La descente qui suit sera en prime moins longue que lors de la deuxième étape du Tour d’Espagne 2023 (neutralisée en partie pour le classement général en raison des orages), ce qui devrait permettre aux plus explosifs de faire la différence sur cette ascension à gravir à trois reprises.
Les côtes du jour :
Km 94,2 - 2e cat. : Côte de Begues (6,1 km à 6,5% de moyenne)
Km 141,6 - 3e cat. : Côte du Château de Montjuïc (1,6 km à 9,3%)
Km 153,8 - 3e cat. : Côte du Château de Montjuïc (1,6 km à 9,3%)
Km 166,0 - 3e cat. : Côte du Château de Montjuïc (1,6 km à 9,3%)


3e étape – Lundi 6 juillet 2026 : Granollers 🇪🇸 > Les Angles (195,9 km)
À peine la Catalogne quittée, le peloton du Tour de France se retrouvera déjà dans les Pyrénées. Cette étape proposera près de 3.900 mètres de dénivelé sur environ 200 kilomètres, avec une arrivée avant les 1.800 mètres d’altitude. Elle ne sera toutefois pas parmi les journées les plus dures de ce Tour de France (a priori…). Les pentes des quatre cols du jours resteront en effet « légères » et permettront surtout aux favoris de se jauger, ou à des échappées de tenter leur chance. Les routes larges vers Font-Romeu (col du Calvaire) auront toutefois l’avantage du peloton.
La montée finale des Angles, dont la station accueillera pour la première fois une étape du Tour, proposera tout de même quelques épingles avec une pointe à près de 9% de moyenne à la mi-pente. Idéal pour les puncheurs, encore une fois.
Les côtes du jour :
Km 17,2 - 3e cat. : Côte de Saint Feliu de Codines (7,6 km à 4,5% de moyenne)
Km 127,7 - 1re cat. : Col de Toses (9,3 km à 6,5%)
Km 172,3 - 3e cat. : Col du Calvaire (11,4 km à 4,1%)
Km 195,9 - 3e cat. : Les Angles (1,7 km à 6,5%)


4e étape – Mardi 7 juillet 2026 : Carcassonne > Foix (181,9 km)
Voici une étape particulièrement indécise pour poursuivre le périple pyrénéen. Les coureurs resteront sur les contreforts du massif, en Aude et Ariège, sur de magnifiques routes vallonnées qui pourront tant favoriser une échappée qui bénéficiera des faveurs du peloton prêt à laisser le maillot jaune qu’un coureur rapide qui passe bien les bosses. Même si ces collines pourront bien user les cuisses en vue de Foix.
Le col de Coudons fera déjà le ménage parmi les sprinters qui auront résisté aux premières pentes, alors que le col de Montségur et ses 7 km à 6,6% de moyenne aideront certainement les attaquants à faire le trou. Mais il restera encore près de 40 kilomètres jusqu’à l’arrivée au sommet et en ce début de Tour de France, le peloton ne sera pas encore très fatigué. Les équipes seront donc nombreuses pour tenter de contrôler la meute avant un éventuel sprint en petit comité.
Les côtes du jour :
Km 48,2 - 4e cat. : Col de Bedos (3,3 km à 4,4% de moyenne)
Km 64,9 - 3e cat. : Col du Paradis (5,8 km à 4,1%)
Km 104,9 - 2e cat. : Col de Coudons (10,7 km à 5,5%)
Km 146,7 - 2e cat. : Col de Montségur (6,9 km à 6,6%)


5e étape – Mercredi 8 juillet 2026 : Lannemezan > Pau (158,3 km)
Les sprinters vont enfin avoir droit au chapitre sur cette étape dont les villes-hôtes auraient très bien pu faire penser à une journée dans la montagne. Ce n’est pas pour rien si Pau accueille le Tour de France pour la 77e fois de son histoire. Pourtant, l’organisation a décidé de laisser leur chance aux plus véloces du peloton avec une étape de plaine qui ne disposera que d’une côte répertoriée à près de 25 kilomètres de l’arrivée. Un virage à angle droit dans les 1.500 derniers mètres sera à surveiller pour les trains de sprinters.
La côte du jour :
Km 132,7 - 3e cat. : Côte de Baleix (1 km à 8,8% de moyenne)


6e étape – Jeudi 9 juillet 2026 : Pau > Gavarnie-Gèdre (186,2 km)
Retour en montagne avec une étape presque classique des Pyrénées. Après une longue rampe de lancement qui favorisera une importante bataille pour la formation de l’échappée du jour, les 80 derniers kilomètres seront le premier grand test des candidats au maillot jaune. Avec plus de 4.100 mètres de dénivelé, il y aura peu d’instants de repos dans ce final.

Le col d’Aspin sera un apéritif avec ses 12 kilomètres à 6,5% de moyenne, mais la descente technique qui suit pourrait aussi faire la différence. Le gros morceau sera le Tourmalet avec ses 17 kilomètres à plus de 7%, une pente qui descend rarement sous cette moyenne. Après une descente plutôt rapide, le peloton découvrira une nouvelle ascension, sur le col de Tentes. Mais il ne grimpera pas jusqu’au sommet et s’arrêtera au village de Gavarnie, au bas du célèbre Cirque et son glacier monumental (mais fragilisé par le réchauffement climatique). La montée finale de près de 19 kilomètres de long commence par des pourcentages de moins de 3%, mais les cinq derniers kilomètres proposeront des passages jusqu’à 6% qui alimenteront l’appétit des candidats au général.
Les côtes du jour :
Km 50,9 - 4e cat. : Côte de Loucrup (1,9 km à 7,1% de moyenne)
Km 77,3 - 3e cat. : Côte de Mauvezin (3 km à 6,8%)
Km 118,1 - 1re cat. : Col d'Aspin (12 km à 6,5%)
Km 147,8 - Hors-cat. : Col du Tourmalet / Souvenir Jacques Goddet (17,1 km à 7,3%)
Km 186,2 - 2e cat. : Gavarnie-Gèdre (18,7 km à 3,7%)


7e étape – Vendredi 10 juillet 2026 : Hagetmau > Bordeaux (175,1 km)
Après cet intermède montagneux, les grosses cuisses reprendront les devants pour une étape de plaine à travers la forêt landaise. Le final offrira une tradition du Tour de France : un sprint massif dans les rues de Bordeaux. Il faudra un bon sens du timing et des watts pour succéder à Jasper Philipsen, dernier vainqueur dans la cité girondine en 2023.
La côte du jour :
Km 137,3 - 4e cat. : Côte de Béguey (1,2 km à 4,4% de moyenne)


8e étape – Samedi 11 juillet 2026 : Périgueux > Bergerac (180,4 km)
Cette journée entièrement tracée en Dordogne sera une parfaite carte postale de la région, idéale pour des plans d’hélicoptère somptueux. Le profil, lui, ne proposera pas autant de beautés aux puncheurs. Il sera avant tout question d’une revanche de la veille pour les sprinters du côté de Bergerac. Attention aux deux virages à angle droit à négocier dans les deux derniers kilomètres.
Les côtes du jour :
Km 102,6 - 4e cat. : Côte de Domme (3,7 km à 3,3% de moyenne)
Km 140,4 - 4e cat. : Côte du Buisson-de-Cadouin (2,2 km à 5,6%)


9e étape – Dimanche 12 juillet 2026 : Malemort > Ussel (185,5 km)
Pour conclure cette première semaine, quoi de mieux qu’une étape dans le Massif Central ? Cette journée à 3.300 mètres de dénivelé ne proposera que quatre côtes répertoriées, mais bon nombre d’autres collines seront au programme, pour un enchaînement de toboggans sinueux qui risquent de favoriser la formation d’une échappée. Bon nombre d’équipes auront certainement coché cette étape comme l’occasion de briller, surtout sur un Tour qui propose autant de tronçons taillés pour les candidats au maillot jaune.
La montée difficile de Suc au May, à plus de 80 kilomètres de l’arrivée, sera un premier juge de paix, mais il faudra certainement veiller à garder de l’énergie pour la montée de Mont Bessou (900 m à 7,3% de moyenne), à 24 kilomètres du but. Deux petites côtes dans le final pourront encore aider à la surprise.
Les côtes du jour :
Km 77,0 - 3e cat. : Côte de Naves (2,3 km à 7,4% de moyenne)
Km 105,0 - 2e cat. : Suc au May (3,8 km à 7,7%)
Km 129,4 - 3e cat. : Côte de la Croix du Pey (4,8 km à 6%)
Km 161,0 - 4e cat. : Mont Bessou (900 m à 7,3%)


Lundi 13 juillet 2026 : journée de repos
10e étape – Mardi 14 juillet 2026 : Aurillac > Le Lioran (166,6 km)
Les équipes d’Amaury Sport Organisation (ASO) se font un plaisir depuis plusieurs années de mettre en avant les différents massifs français, et de ne pas compter que sur les Alpes et les Pyrénées, comme ce fut souvent le cas dans les années 1990 et 2000. Durant cette édition, le Massif Central n’est pas oublié avec une deuxième étape dans la région qui devrait bouleverser le classement général.
Les premières routes dans le Cantal seront sinueuses et feront le jeu des attaquants avant un enchaînement de six côtes répertoriées qui seront cette fois à l’avantage des favoris de ce Tour. Le final rappellera d’ailleurs quelque chose au public. Avec les montées du Pas de Peyrol, du col de Portus et du Font de Cère dans les 35 derniers kilomètres, le peloton retrouvera un enchaînement déjà réalisé lors de la 11e étape du Tour de France 2024.
C’est sur ces mêmes routes que Jonas Vingegaard était revenu sur Tadej Pogacar dans les dernières bornes pour finalement s’imposer au sprint, au bout d’une photo-finish. Avec 3.800 mètres de dénivelé au programme, cette journée pourrait être décisive pour le classement général, surtout si la chaleur vient s’en mêler.
Les côtes du jour :
Km 68,0 - 3e cat. : Côte de Pailherols (3 km à 7,2% de moyenne)
Km 97,3 - 2e cat. : Col de la Griffoul (5,9 km à 6,7%)
Km 103,8 - 3e cat. : Col de Prat de Bouc (3,1 km à 6,5%)
Km 135,7 - 1re cat. : Puy Mary - Pas de Peyrol (7,8 km à 6%)
Km 152,1 - 1re cat. : Col de Pertus (4,4 km à 8,5%)
Km 163,9 - 3e cat. : Col de Font de Cère (3,1 km à 5,8%)


11e étape – Mercredi 15 juillet 2026 : Vichy > Nevers (161,3 km)
Nouvelle journée pour les sprinters en vue : sur les longues routes de l’Allier et de la Nièvre, il sera difficile de tromper le peloton, même si le souffle d’Éole pourrait jouer un rôle sur certains chemins dégagés. Mais le final descendant vers Nevers ne devrait pas échapper à un emballage massif si les équipes des candidats au maillot vert font le job. Un dernier long S dans les deux derniers kilomètres permet d’ailleurs un lancement parfait jusqu’à la ligne d’arrivée.
Les côtes du jour :
Km 32,9 - 4e cat. : Côte de Billonnière (1 km à 5,8% de moyenne)
Km 123,4 - 4e cat. : Côte de Billy-Chevannes (1,4 km à 5%)


12e étape – Jeudi 16 juillet 2026 : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (179,1 km)
Vu le peu d’opportunités proposées aux sprinters, il sera difficile pour une échappée de se dessiner en vue de la victoire à Chalon-sur-Saône. Il y aura quand même plus de vallons que la veille et une possibilité de vent. Pourtant, même la dernière côte pointée à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée ne devrait pas bousculer le scénario attendu d’un nouveau sprint massif. Avant l’arrivée en bord de Saône, un virage très serré à 180 degrés à près de trois kilomètres de l’arrivée sera dans toutes les têtes.
Les côtes du jour :
Km 76,5 - 4e cat. : Côte de Lanty (2 km à 4% de moyenne)
Km 97,8 - 4e cat. : Côte de Cuzy (2,4 km à 4,5%)
Km 159,4 - 4e cat. : Côte de Montangy-lès-Buxy (2,6 km à 4,3%)


13e étape – Vendredi 17 juillet 2026 : Dole > Belfort (205,8 km)
Le peloton va entrer dans les Vosges par la grande porte avec un (premier) passage par le Ballon d’Alsace, premier col « officieux » du Tour de France, escaladé en 1905. Plus de 120 ans plus tard, qui pourra briller à son sommet, ou plutôt 30 kilomètres plus bas à Belfort ? Les 150 premiers kilomètres dans la plaine seront un terrain de jeu pour les attaquants qui espéreront prendre les devants pour une bagarre finale sur le juge de paix de la journée.
Depuis Saint-Maurice-sur-Moselle, la pente du Ballon d’Alsace sera régulière, sans grand mur à affronter jusqu’au sommet, mais ses près de 7% de moyenne sur un peu moins de 9 kilomètres promettent une bagarre de résistance. Vu l’étape du lendemain, il est probable que les favoris au classement général laissent filer cette étape à des attaquants de la première heure, mais la descente technique qui clôture la journée peut donner des idées.
Les côtes du jour :
Km 157,4 - 3e cat. : Col des Croix (5,1 km à 4,8% de moyenne)
Km 175,9 - 1re cat. : Ballon d'Alsace (8,9 km à 6,9%)


14e étape – Samedi 18 juillet 2026 : Mulhouse > Le Markstein Fellering (155,3 km)
Voici l’étape-reine des Vosges, avec près de 3.900 mètres de dénivelé sur 155 kilomètres à peine jusqu’au Markstein, qui fait son retour dans le Tour de France après une arrivée en 2023 qui avait souri à Tadej Pogacar, revanchard après avoir perdu le maillot jaune face à Jonas Vingegaard. Cette journée sera toutefois bien plus rude que celle d’il y a trois ans, avec quatre cols répertoriés et un cinquième officieux.
La montée du Grand Ballon, après un sprint intermédiaire que les sprinters se disputeront probablement pour le maillot vert, sera grimpé à toute vitesse. La moyenne de 4,8% est toutefois trompeuse, car elle tient compte de la petite descente de plus de trois kilomètres avant le passage du col Amic. Après ce carrefour, les coureurs affronteront plus de six kilomètres à près de 8% de moyenne. Les ascensions du col du Page et du Ballon d’Alsace seront ensuite idéales pour user les organismes avant le juge de paix du jour, le col du Haag.
La route, récemment refaite en chemin dédié aux piétons et cyclistes, sera étroite, sur une pente irrégulière. Il faudra affronter 3,5 kilomètres à plus de 9% en début de col alors que le dernier kilomètre proposera plus de 10% de moyenne. Le sommet à 6 kilomètres de l’arrivée peut surprendre, mais il y aura peu de temps jusqu’au Markstein pour espérer revenir sur un coureur qui aurait réussi à filer sur les sommets vosgiens.
Les côtes du jour :
Km 36,6 - 1re cat. : Grand Ballon (21,5 km à 4,8% de moyenne)
Km 71,3 - 2e cat. : Col du Page (9,8 km à 4,7%)
Km 94,4 - 1re cat. : Ballon d'Alsace (8,9 km à 6,9%)
Km 149,4 - 1re cat. : Col du Haag (11,2 km à 7,3%)


15e étape – Dimanche 19 juillet 2026 : Champagnole > Le Plateau de Solaison (183,9 km)
Cette première étape à l’approche des Alpes risque d’être à flux tendu jusqu’au sommet du Plateau de Solaison au vu du profil proposé en Haute-Savoie. Le sprint intermédiaire arrivera après seulement 17 kilomètres au bout d’une longue montée qui brûlera déjà les jambes. La côte des Rousses qui suit ne sera pas raide, mais offrira une possibilité aux attaquants de se dégager du peloton. Cependant, les candidats au maillot jaune auront l’ambition de se faire la guerre sur de telles routes montagneuses, du moins celles dans les 50 derniers kilomètres.
Le col de la Croisette, avec plus de 11% de moyenne, ne proposera aucun replat et risque de servir de rampe pour éliminer les équipiers et faire une première différence. Il n’y aura plus un mètre de plat ensuite jusqu’au pied de la montée du Plateau de Solaison, qui avait déjà été escaladé sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, un mois plus tôt. Le Mexicain Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG) y avait fait la différence avec plus d’une minute d’avance sur tous ses rivaux. Les trois premiers kilomètres dépasseront les 10% et certaines parties après la mi-pente grimperont jusqu’à 15%, de quoi creuser les écarts dans la lutte pour le maillot jaune.
Les côtes du jour :
Km 36,8 - 3e cat. : Côte des Rousses (6,6 km à 5,1% de moyenne)
Km 136,0 - 1re cat. : Col de la Croisette (4,7 km à 11,2%)
Km 146,0 - 3e cat. : Côte du Mont (2,1 km à 8,3%)
Km 183,9 - Hors-cat. : Plateau de Solaison / Brison (11,3 km à 9%)


Lundi 20 juillet 2026 : journée de repos
16e étape – Mardi 21 juillet 2026 : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26,1 km – CLM individuel ⏱️)
Au bord du Lac Léman, les rouleurs ne pourront pas profiter de la brise au bord de l’eau… Pour ce seul contre-la-montre individuel, il faudra directement s’attaquer à un col de deuxième catégorie, peu pentu mais long, sur des routes larges, avant une descente tout de même sinueuse. Le final dans les rues de Thonon-les-Bains sera également technique. Les écarts risquent d’être importants sur une telle distance.
La côte du jour :
Km 9,7 - 2e cat. : Côte de Larringes (9,7 km à 4,3% de moyenne)


17e étape – Mercredi 22 juillet 2026 : Chambéry > Voiron (174,7 km)
Cette étape dite de transition, entre la Savoie et l’Isère, expose à des dégâts parmi le peloton au vu des quatre côtes répertoriées prévues en début de course autour de la ville-départ de Chambéry. La bagarre s’annonce entre le peloton et les attaquants qui rêveront de former une échappée rapidement. Cependant, l’enchaînement des collines dans le massif des Bauges sera autant d’occasions de mettre le bazar.
L’étape se composera en deuxième partie de larges routes en faux-plat qui pourront encore user, avant un final qui n’aura rien de simple. Une montée de 2,5 kilomètres à 4% de moyenne à près de cinq kilomètres de l’arrivée pourrait encore mettre certains organismes dans le rouge ou être utilisée comme dernière rampe jusqu’à Voiron, qui avait accueilli l’an dernier une arrivée du Tour d’Espagne, avec une victoire du Britannique Ben Turner devant Jasper Philipsen. Cette fois, les sprinters devront compter sur leurs équipiers pour survivre à ce lourd programme et espérer avoir une dernière chance de briller, vu que même la dernière étape parisienne proposera des côtes.
Les côtes du jour :
Km 19,2 - 4e cat. : Côte de Bassa (1,5 km à 5,5% de moyenne)
Km 35,5 - 4e cat. : Côte de Rossillon (1,7 km à 5,3%)
Km 49,6 - 3e cat. : Col des Prés (3,5 km à 6,8%)
Km 59,5 - 4e cat. : Côte de Saint-Jean d'Arvey (1,1 km à 5,7%)


18e étape – Jeudi 23 juillet 2026 : Voiron > Orcières-Merlette (185,2 km)
La descente dans les Alpes ne sera pas une sinécure pour le peloton, qui devrait encore être morcelé au fil d’une journée à plus de 3.900 mètres de dénivelé, à nouveau. La côte d’Engins sera une première possibilité pour mener une échappée, et si ces pentes ne sont pas assez raides, la côte de Monteynard, presque aussi longue, pourra encore aider les attaquants à se défaire du peloton. Car cette étape difficile sera une grande chance pour les échappées, du moins au vu du programme des deux étapes de montagne qui suivent, idéales pour les coureurs du classement général.
L’étape se conclura par la mythique montée d’Orcières-Merlette, mais avec ses 7,1 kilomètres à 6,7% de moyenne, précédés de près de 3 km à 4,5%, les grimpeurs ne bénéficieront pas d’un terrain de jeu parfait pour se produire à leur meilleur niveau. Les puncheurs pourront effectivement tenir la distance, comme ce fut le cas lors du Tour de France 2020, édition durant laquelle Primoz Roglic s’était imposé dans un sprint entre favoris. Il s’agissait alors de la première arrivée en altitude de l’épreuve, le scénario devrait donc être bien différent en troisième semaine de course, cette fois.
Les côtes du jour :
Km 36,7 - 1re cat. : Côte d'Engins (11,4 km à 5,4% de moyenne)
Km 92,2 - 2e cat. : Côte de Monteynard (9,7 km à 5%)
Km 112,8 - 3e cat. : Côte des Terrasses (3,4 km à 6,6%)
Km 166,2 - 3e cat. : Côte de Saint-Léger-les-Mélèzes (2,5 km à 6,9%)
Km 185,2 - 1re cat. : Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7%)


19e étape – Vendredi 24 juillet 2026 : Gap > Alpe d’Huez (127,9 km)
Moins de 130 kilomètres, mais près de 3.500 mètres de dénivelé au compteur : cette étape alpestre sera un sprint en montagne aux tactiques variées. Les montées du col Bayard et du col du Noyer sur les 25 premiers kilomètres pourront permettre d’évincer les moins forts du peloton et à des ambitieux d’espérer prendre une échappée. Mais les 60 kilomètres de plaine qui suivent ne favoriseront pas une telle tentative…
Le col d’Ornon sera une porte d’entrée aux grimpeurs avant une descente légèrement technique jusqu’au Bourg-d’Oisans où la bagarre pour la victoire se jouera autour des 21 virages menant à l’Alpe d’Huez. L’ascension mythique de près de 14 km à plus de 8% de moyenne sera particulièrement raide à son pied, dans une ambiance, comme souvent, de folie. Surtout que le public présent pourra profiter durant deux jours consécutifs du spectacle. Qui pourra triompher de Tadej Pogacar sur une telle ascension ? Cette première grimpée vers l’Alpe d’Huez depuis 2022 donnera certainement de l’appétit au Slovène qui n’a encore jamais brillé à son sommet.
Les côtes du jour :
Km 4,8 - 2e cat. : Col Bayard (4,7 km à 7,2% de moyenne)
Km 25,2 - 1re cat. : Col du Noyer (7,2 km à 8,5%)
Km 99,2 - 2e cat. : Col d'Ornon (5,4 km à 6,4%)
Km 127,9 - Hors-cat. : Alpe d'Huez (13,8 km à 8,1%)


20e étape – Samedi 25 juillet 2026 : Le Bourg d’Oisans > Alpe d’Huez (170,9 km)
Cette boucle de 170 kilomètres autour de l’Alpe d’Huez sera l’étape-reine des Alpes avec quatre cols difficiles, chacun dans leur domaine. Avec 5.600 mètres de dénivelé au programme, sous une potentielle chaleur usante, en troisième semaine de course, impossible de se cacher… Le col de la Croix de Fer et ses 24 kilomètres feront déjà mal aux pattes et permettront certainement aux favoris de se dégager. Il sera compliqué pour d’autres attaquants d’espérer prendre leur chance avec un tel démarrage.
Après un passage en vallée, voici l’enchaînement le plus rude du massif : le Télégraphe suivi du Galibier pour environ 30 kilomètres combinés de montée à près de 7% de moyenne jusqu’au sommet du Tour de France, le souvenir Henri Desgrange, à 2.642 mètres d’altitude. C’est une donnée à prendre en compte dans le final de l’épreuve.
La descente suivante, via le Lautaret, sera un potentiel répit avant la dernière grande ascension du Tour, le col de Sarenne. Cette montée de près de 13 kilomètres à plus de 7% de moyenne permettra aux favoris de se départager, avant de filer vers l’Alpe d’Huez, pour la deuxième fois consécutive. Deux descentes seront au programme après ce sommet, mais aussi deux petites côtes : l’une de près d’un kilomètre à 6,6% et la dernière d’environ 4 kilomètres à 6,2%, sur les derniers virages de l’Alpe d’Huez, jusqu’à la ligne d’arrivée. Ces dernières montées pourront faire la différence si personne n’a réussi à s’isoler avant cela.
Les côtes du jour :
Km 33,7 - Hors-cat. : Col de la Croix de Fer (24 km à 5,2% de moyenne)
Km 87,6 - 1re cat. : Col du Télégraphe (11,9 km à 7,1%)
Km 110,5 - Hors-cat. : Col du Galibier / Souvenir Henri Desgrange (17,7 km à 6,9%)
Km 156,5 - Hors-cat. : Col de Sarenne (12,8 km à 7,3%)


21e et dernière étape – Dimanche 26 juillet 2026 : Thoiry > Paris/Champs-Élysées (133 km)
Comme l’an dernier, l’organisation du Tour de France proposera une étape parisienne différente de la tradition. Après un départ depuis le zoo de Thoiry, le peloton devrait se produire à faible vitesse durant les premiers kilomètres, jusqu’à la côte du Pavé des Gardes. L’arrivée dans Paris se fera par l’ouest avant quatre tours de circuit sur les Champs-Élysées, suivi, au cinquième passage sur la ligne d’arrivée, d’un circuit à compléter à trois reprises autour de Montmartre.
L’approche de la rue Lepic sera différente de 2025 : le peloton rejoindra les boulevards du nord de la capitale via le rond-point de l’Étoile, sur des routes moins sinueuses. La côte de la Butte Montmartre sera, elle, similaire avec des pavés qui pourront aider les puncheurs à faire exploser le peloton. Il y aura désormais 11 kilomètres (contre seulement 6 l’an dernier) entre le sommet de la côte et la ligne d’arrivée, annonçant donc une plus grande chance pour les équipes qui parviendraient à tenir le peloton de revenir sur des attaquants. Un feu d’artifice devrait donc bien conclure ce Tour de France !
Les côtes du jour :
Km 43,1 - 4e cat. : Côte du Pavé des Gardes (700 m à 9,7% de moyenne)
Km 90,8 - 4e cat. : Côte de la Butte Montmartre (1 km à 6,5%)
Km 106,7 - 4e cat. : Côte de la Butte Montmartre (1 km à 6,5%)
Km 122,7 - 4e cat. : Côte de la Butte Montmartre (1 km à 6,5%)


