Liège-Bastogne-Liège apparaît comme l’une des courses les plus difficiles de la saison, rendue encore plus compliqué par l’ajout du col du Maquisard avant la montée de la côte de Desnié, et son édition 2026, tant masculine que féminine, n’a pas échappé à cette réputation. Le soleil a fait sortir le public dans les rues de Liège et sur les côtes ardennaises pour cette clôture de la série printanière des monuments, avec l’espoir pour la plupart de voir Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-Hansgrohe) prendre les devants. Ce qu’il faisait à la surprise de tous en profitant d’une cassure de 54 coureurs dès les premiers kilomètres sur les hauteurs de Liège. Son épopée aura duré près de 150 kilomètres, mais le manque d’équipiers et la mésentente dans ce peloton hétéroclite empêchaient le champion olympique d’un avantage pour les moments cruciaux de cette Doyenne.
Alors, la suite a été plus convenue. Les UAE Team Emirates-XRG, même amputés de trois coureurs qui ont dû mener la poursuite derrière Evenepoel et ses compagnons d’échappée, ont placé un tempo très soutenu. Le Slovène Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) a accéléré dans la côte de la Redoute pendant que le reste suffoquait. Mais cette fois, le Français Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM), le nouveau phénomène du peloton âgé de 19 ans, suivait le champion du monde. Et le relayait jusqu’à la côte de la Roche aux Faucons, où Pogačar usait de sa résistance sur les efforts intenses de plusieurs minutes pour faire céder son rival du jour. La quatrième victoire se situait une quinzaine de kilomètres plus loin, les bras levés vers le ciel pour son ancien équipier Cristian Camilo Muñoz, décédé vendredi après une septicémie consécutive à une chute sur le Tour du Jura, la semaine précédente.
Chez les femmes, le scénario était encore plus cousu de fil blanc. Les FDJ United-Suez n’ont jamais paniqué et étaient encore à trois autour de Demi Vollering dans la côte de la Redoute, quand la championne d’Europe a mené son tempo usant jusqu’à ce que l’élastique avec la Néerlandaise Puck Pieterse (Fenix-Premier Tech) et la Polonaise Katarzyna Niewiadoma-Phinney (Canyon//SRAM zondacrypto) casse. Sans inquiétude, Vollering n’a jamais cédé du terrain sur ses poursuivantes, s’imposant avec plus d’une minute d’avance sur Pieterse et Niewiadoma-Phinney, comme au sommet de la Redoute. Liège-Bastogne-Liège ne délivre finalement qu’une logique : les plus forts se dégagent, mais encore faut-il savamment bien porter son effort sur un parcours aussi usant.
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Les photos de la course des élites hommes









