Championnats du monde sur route à Montréal : le sacre de McNulty ou le triomphe du meilleur collectif

Les États-Unis avaient annoncé au départ de la course masculine des Mondiaux la sélection « la plus forte » de ses récentes années, et elle n’a pas manqué son objectif. Trois coureurs dans le Top 10, et surtout le maillot arc-en-ciel pour Brandon McNulty au bout d’une course épique qui n’a souri qu’à ceux qui savaient garder de l’énergie jusqu’au bon moment. Au grand dam des Français et des Belges.
Le podium de la course des élites hommes des championnats du monde de cyclisme sur route 2026 à Montréal : l'Australien Michael Matthews (2e), l'États-Unien Brandon McNulty (1er) et le Néerlandais Mathieu van der Poel (3e) - Photo : capture UCI
Le podium de la course des élites hommes des championnats du monde de cyclisme sur route 2026 à Montréal : l’Australien Michael Matthews (2e), l’États-Unien Brandon McNulty (1er) et le Néerlandais Mathieu van der Poel (3e) – Photo : capture UCI

Le 29 août dernier, la chute du Slovène Tadej Pogačar sur les routes du Tour d’Espagne a changé en une seconde le cours des championnats du monde prévus un mois plus tard à Montréal. L’absence du double tenant du titre annonçait une nouvelle dynamique aux avant-postes du peloton, un nouvel espoir pour de nombreux favoris et la nécessité de redéfinir des plans tactiques au millimètre sur un circuit dessiné pour les puncheurs-grimpeurs. La Belgique a commencé à rêver d’une double casquette représentée par Remco Evenepoel et Wout van Aert, la France a imaginé Paul Seixas en arc-en-ciel pour son vingtième anniversaire, le Mexique s’est épris d’Isaac del Toro après sa démonstration deux semaines plus tôt sur le Grand Prix de Montréal… Les favoris restaient ceux qui avaient déjà animé le mois de juillet à côté de « Pogi » et sur un circuit aussi usant que celui du Mont Royal, il semblait inévitable que des grimpeurs se détachent au fil des tours pour jouer le titre mondial. N’étaient-ce pas celles qui avaient brillé sur le Tour de France qui ont dominé la course féminine de ces Mondiaux la veille ?

➡️ Lire aussi : Championnats du monde sur route à Montréal : la tactique néerlandaise a enfin aidé Vollering

Un championnat du monde est toutefois rarement cousu de fil blanc. Cette course unique, en circuit, sous le maillot de sélections nationales et sans oreillette, nécessite une précision tactique qui empêche toute hésitation. Mais il faut également les jambes pour pouvoir répondre à ces plans imaginés durant les précédentes semaines. Anticiper coûte de l’énergie, répondre également, et voici la barre d’énergie qui s’étiole alors que la ligne d’arrivée est encore au loin.

La France trop présomptueuse ?

La France avait ainsi l’idée de bousculer rapidement les favoris en plaçant Bruno Armirail en tête de peloton pour un rythme soutenu jusqu’aux 100 derniers kilomètres. Paul Seixas a besoin d’une course usante, répétait le sélectionneur Thomas Voeckler avant le départ. Alors, les Bleus ont tenté de lui offrir ce scénario avec une accélération effrénée dans les rues montréalaises. Mais cette tactique avait son revers. Quand Armirail s’est retiré, les attaques de Valentin Paret-Peintre et Jordan Jegat ont fait l’effet de pétards mouillés, et l’offensive suivante dans laquelle Alex Baudin se glissait ne pouvait vraiment satisfaire la sélection française au vu des noms présents à l’avant.


« On n’a pas de regrets, pas d’excuses non plus. La course était dure comme on le voulait. »
Nicolas Prodhomme


Seixas s’est alors rapidement retrouvé isolé, avec seuls Jordan Labrosse et Nicolas Prodhomme pour tenter de l’accompagner dans les tours suivants, sans grand succès. « On n’a pas de regrets, pas d’excuses non plus. La course était dure comme on le voulait. La stratégie a été respectée« , a estimé Prodhomme dans L’Équipe. « Si on devait le refaire, je le referais », justifiera Voeckler après la course, estimant que ces efforts étaient nécessaires pour éviter que la course revienne aux Mathieu van der Poel, Michael Matthews, Mads Pedersen qui seront finalement présents en fin de course dans le groupe de poursuite, au contraire de… Seixas.

Le Français a dû rapidement mené seul sa barque, avec les autres favoris, et s’est trop dépensé, avec des crampes qui l’ont empêché de jouer la médaille dans les derniers kilomètres. « C’est la première fois que ça m’arrive », a-t-il évoqué au micro d’Eurosport, ajoutant que ce qu’il avait réalisé était « une honte ». Preuve de la pression que ce gamin qui vient de fêter ses 20 ans jeudi dernier se met. Et celle de toute une nation qui rêve depuis un an avec ce talent pur, quatrième de son premier Tour de France pendant que d’autres grandissent à peine chez les espoirs. Cette course était pourtant une classique d’un autre genre de tout ce qu’il a connu jusque-là. Il n’était cette fois pas question d’essayer de suivre un homme en solitaire tel que Pogačar. Il fallait relancer, calculer, bloquer, sprinter à chaque virage. L’usure était bien plus chaotique et celle-ci ne se gère qu’avec de l’expérience sur les classiques.

Être isolé ne semblait pas déranger son rival Isaac del Toro, de trois ans son aîné. Le Mexicain a bénéficié d’un soutien bien plus important qu’attendu de la part d’une sélection habituée aux courses continentales. Face à des supporters mexicains plus bruyants que le reste du public montréalais, « Torito » a donné sans compter dans les cinq derniers tours, réalisant le break le plus important avec Seixas et les autres favoris du moment, avant de rentrer sur le groupe Van der Poel. Ces efforts lui ont toutefois coûté cher au moment fatidique. Certains lui reprocheront de ne pas avoir suivi Brandon McNulty, celui qui est son équipier chez UAE Team Emirates le reste de l’année, lorsque l’Américain s’est isolé à 32 kilomètres de l’arrivée. Mais ce serait oublier tous les mouvements menés auparavant et la force des autres collectifs. Del Toro avait beau arborer une pancarte de favori sur le circuit québécois, il ne pouvait sauter sur tous les coups. L’anticipation aurait pu être sa meilleure arme, finalement.

Garder de l’énergie

Il fallait effectivement une sélection solide pour triompher sur un tel tracé. Certes, la course se voulait presque moins dure que chez les espoirs, en raison de 100 premiers kilomètres dans la plaine et un nombre moins élevé de tours (12) sur le circuit final, mais elle nécessitait plus qu’un seul homme pour justement se cacher, garder de l’énergie et sortir au bon moment. Les États-Unis ont parfaitement compris l’enjeu avec un trident annoncé qui a géré cette situation au mieux.

Plus à l’aise dans l’anticipation par son expérience des courses d’un jour, Quinn Simmons a d’abord suivi le bon coup à la suite des premières offensives françaises puis de la sortie de Mathieu van der Poel quelques kilomètres plus loin. Brandon McNulty est lui revenu à la faveur de Wout van Aert. Cela permettait au Team USA de rester tranquillement dans les roues, laissant toute responsabilité de poursuite aux autres sélections, dont la France. Matteo Jorgenson ne s’est finalement affiché que dans les septante derniers kilomètres, lorsqu’Isaac del Toro et Paul Seixas ont dû faire le travail pour espérer rentrer sur la tête de course.

Quand tous les favoris se sont regroupés à l’avant, Simmons, Jorgenson et McNulty ont pu se contenter de suivre les attaques, avant de prendre leur sort en main. « Beaucoup de coureurs avaient déjà usé beaucoup d’énergie, comme Van der Poel et Van Aert », a ainsi analysé Matteo Jorgenson au micro de la RTBF. Face à des coursiers déjà usés, McNulty a profité de cette position protégée pour lancer la bonne offensive à un peu plus de deux tours de la fin. Les candidats au titre se sont regardés, personne n’a voulu faire l’effort derrière un outsider, et voici le spécialiste du contre-la-montre avec près d’une minute d’avance, un écart qu’il a fallu gérer au mieux au fil des poursuites. « Brandon avait des jambes de feu », selon Jorgenson. Cela s’est confirmé !

« Il n’y a pas de meilleure situation que celle d’être sous-estimé et d’avoir les jambes pour prouver aux autres qu’ils ont tort », s’est ainsi félicité le sélectionneur états-unien Michael Creed à Cycling Weekly. « On ne s’attend pas à ce que tout le monde soit en forme le même jour, mais tout le monde avait des grandes jambes aujourd’hui. Je suis certain que si c’était revenu (sur McNulty), Matteo (Jorgenson) aurait pu gagner », a-t-il ajouté, sûr de la condition de son groupe qu’il avait qualifié de « meilleure sélection des États-Unis depuis des années ».

Un attaquant devant, deux défenseurs derrière

Car derrière McNulty, il faut saluer le travail de Jorgenson qui a sauté sur les rivaux les plus dangereux. Même quand Tom Pidcock et Giulio Ciccone sont partis dans la dernière ascension du Mont Royal, l’Américain a eu l’intelligence de revenir au tempo sur le duo. Quand Mauro Schmid a pris la suite dans les derniers kilomètres, il ne s’est pas inquiété, mais est directement sorti dans la roue de Pidcock quand le Britannique a tenté de rejoindre le Suisse. McNulty bénéficiait ainsi d’une parfaite protection pour mener son attaque à terme.

« Quand cela s’est regroupé, j’ai choisi mon moment pour y aller. Je savais qu’ils allaient tous les deux (Simmons et Jorgenson) chasser toute attaque derrière et s’assurer que le groupe allait constamment démarrer et s’arrêter, ce qui favorise un coureur devant », a justement analysé Brandon McNulty en conférence de presse, lorsqu’il a pu reprendre ses esprits après un flot d’émotions répandu sous forme de larmes à l’arrivée et sur le podium. Ce succès semblait irréel pour l’Américain qui a expliqué n’avoir cru en son succès que dans les 50 derniers mètres, après s’être constamment retourné dans la descente finale.

Car l’écart n’a cessé de fluctuer, se réduisant à une dizaine de secondes à peine au dernier sommet du Mont Royal. La chasse américaine, le manque de cohésion (légitime) entre favoris et la mise en route prématurée de sélections trop confiantes (France, Belgique…) ont finalement suffi à faire triompher l’un des rouleurs les plus exigeants du peloton, mais aussi un équipier-modèle chez UAE Team Emirates, l’équipe de Tadej Pogačar. « Je ne pensais déjà pas en tant que junior que je pourrai devenir un jour coureur du WorldTour. Et maintenant gagner le titre mondial… Je ne pensais pas cela possible, c’était un rêve », a commenté le coureur de 29 ans, déjà vainqueur du Grand Prix de Montréal un an plus tôt. « Ce titre, on en blaguait cette semaine avec ma compagne… C’est fou. »

Autre collectif attendu, la Belgique n’a pu placer un seul coureur dans le Top 10 au bout d’une course qu’elle semblait pourtant avoir sous contrôle durant un court instant. Le plan tactique semblait cousu de fil blanc. Quand les Français ont lancé les hostilités, Quinten Hermans et Maxim Van Gils étaient dans le coin pour suivre, et le second a finalement pris le bon coup quand Mathieu van der Poel a décidé d’anticiper pour rejoindre ce même groupe d’attaquants. Wout van Aert a alors compris qu’il devait mettre le turbo, récupérant Brandon McNulty (déjà) sur son porte-bagages. Avec le vainqueur de Paris-Roubaix devant et Remco Evenepoel en embuscade, le sélectionneur Serge Pauwels pouvait savourer la suite de la course.

Attendre des équipiers ou suivre le plan ?

Puis le château de cartes s’est effondré. Van Aert a lâché prise lorsque son rival de toujours, Van der Poel, s’est dressé sur les pédales dans la côte de la Polytechnique pour réduire encore le groupe de tête. Van Gils, lui, avait disparu, alors qu’Alec Segaert et Thibau Nys avaient déjà renoncé. Un tour et demi plus tard, Evenepoel a pour sa part semblé en retrait, incapable de répondre aux contres de Del Toro et Seixas. Cela ne l’a pas empêché de revenir tardivement, mais au prix d’efforts qu’il a rapidement payé. « Quand j’ai lâché, cela a pris longtemps avant que Remco revienne. Ce n’était pas un bon signal, mais on ne sait jamais ce qu’il se passe derrière nous », a expliqué Wout van Aert au micro de la RTBF, confirmant que l’absence d’oreillette a bouleversé la tactique belge à ce moment de la course. Evenepoel et Van Aert pouvaient-ils plutôt attendre d’autres équipiers belges, à savoir Tiesj Benoot et Maxim Van Gils, dans le groupe précédent à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée ? Les leaders de la sélection semblaient en effet plus à l’aise avec une course au tempo.

La sélection belge a finalement continué son plan comme si tout roulait. Wout van Aert s’est mis à plat ventre pour Evenepoel durant un tour, mais l’ancien champion du monde ne pouvait ensuite conclure le travail, incapable de mettre davantage de force dans les ascensions du Mont Royal et revenant à chaque fois sur les favoris dans les portions en descente ou les montées plus courtes de fin de circuit. Selon Remco Evenepoel, il s’agissait simplement d’un « jour sans ». Pourtant, le Brabançon dit avoir ressenti cette « moins bonne journée » dès le premier tour. On l’a vu discuter avec Wout van Aert avant que la course s’enflamme. Malgré tout, les Belges ont continué à faire leur course comme si les deux patrons de la sélection étaient à leur pic.


« Je n’ai pas d’excuse »
Remco Evenepoel


« Je n’ai pas de regrets. J’espérais avoir de meilleures jambes, mais je savais que c’était un circuit limite pour moi. Et quand je n’ai pas des jambes au top, on arrive à ce genre de résultat », a ajouté Van Aert à la RTBF. Un circuit qui a pourtant été du goût de Michael Matthews, Mathieu van der Poel, Mads Pedersen… confirmant qu’il fallait être dans une grande forme pour survivre, mais que des coureurs habitués aux courses hachées et épuisantes pouvaient clairement faire la différence.

« Je n’ai pas d’excuse », a pour sa part réagi Evenepoel. « C’était dur de toujours batailler pour revenir… Je savais que si je continuais à me battre, il y avait toujours l’occasion de revenir » et de jouer une médaille, a-t-il estimé. « Mais faire un tel sprint face à Van der Poel, Matthews, Pedersen, avec mon niveau du jour, c’était impossible. » Malgré toute sa détermination, le coureur de Schepdael n’a pu effectivement obtenir une place sur le podium, qui semblait encore atteignable à chaque fois qu’il faisait son retour dans le groupe de favoris. Car il sait d’expérience que les efforts s’accumulant peuvent peser sur la tête de course et permettre un regroupement. Mais sur une telle arrivée en montée, l’espoir d’une médaille était trop éloigné.

Ces failles tactiques et physiques côté belge et côté français ont finalement permis à cette course de se décanter d’une autre manière. Il ne fallait pas espérer voir Evenepoel, Seixas ou leurs équipiers  aux avant-postes pour faire le travail dans les derniers tours. La survie était la seule option, et ce sont finalement les groupes avec une tactique claire et un surnombre bien géré qui ont pu briller. L’Italie elle-même aurait pu croire au scénario états-unien, avec Giulio Ciccone, Davide Piganzoli et Cristian Scaroni dans le bon coup dans les 60 derniers kilomètres. La scène de Ciccone engueulant ses équipiers car personne ne prenait des relais en tête montrait toutefois que la stratégie était moins limpide dans la Squadra. Comme pour les Belges, rien n’indique qu’une prise rapide de relais de Scaroni et Piganzoli en tête du groupe aurait bouleversé le scénario, mais le contraste avec la maestria états-unienne est à souligner.

Les hommes de classiques ont répondu présent

Sur un parcours jugé pour les grimpeurs, les spécialistes des classiques ont eux prouvé qu’un championnat du monde reste une course d’un jour à part. Michael Matthews, deuxième et pour la quatrième fois de sa carrière sur un podium de championnat du monde, Mathieu van der Poel, en anticipation et visiblement déçu de sa troisième place, ou encore Mads Pedersen et Tom Pidcock ont affiché leur maîtrise des courses d’usure, sur lesquelles les relances et les attaques incessantes prennent le pas sur le dénivelé sur papier. « Je voulais toujours avoir un coup d’avance sur les grimpeurs sur un tel tracé. Je pense que j’ai fait la performance que je souhaitais », a commenté MVDP au micro d’Eurosport, confirmant son espoir de remporter un second titre mondial sur un circuit qui pouvait mieux convenir à ses qualités que dans un an. En Haute Savoie, l’enchaînement de la côte de Domancy, plus dure que le Mont Royal (2,5 km à 9,4% contre 2,3 km à 6,2%), risque cette fois de favoriser des coureurs au gabarit plus frêle. Van der Poel sait qu’il a loupé une occasion en or d’accrocher un nouveau titre mondial. McNulty, lui, se rend bien compte de la chance qui lui était offerte sur un plateau à Montréal.

Les résultats de la course élites hommes des championnats du monde de cyclisme sur route 2026 à Montréal :

Résultats fournis par FirstCycling.com

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Précédent article
Le podium de la course élites femmes des championnats du monde de cyclisme sur route à Montréal, le 26 septembre 2026 : la Polonaise Kasia Niewiadoma-Phinney (2e), la Néerlandaise Demi Vollering (1re) et l'Italienne Elisa Longo Borghini (3e). - Photo : capture UCI

Championnats du monde sur route à Montréal : la tactique néerlandaise a enfin aidé Vollering

Articles similaires
Le podium de la course élites femmes des championnats du monde de cyclisme sur route à Montréal, le 26 septembre 2026 : la Polonaise Kasia Niewiadoma-Phinney (2e), la Néerlandaise Demi Vollering (1re) et l'Italienne Elisa Longo Borghini (3e). - Photo : capture UCI

Championnats du monde sur route à Montréal : la tactique néerlandaise a enfin aidé Vollering

Malgré un palmarès qui ferait rougir n'importe quelle star de la discipline, la Néerlandaise Demi Vollering a dû patienter ses 29 ans et sa huitième saison professionnelle pour se garnir d'arc-en-ciel. Leader unique de la sélection batave à Montréal, elle n'a pas manqué de justesse, après une offensive en solitaire manquée. La preuve d'une sérénité retrouvée pour confirmer sa position de meilleure cycliste du peloton actuel.
Lire plus
L'Espagnol Enric Mas (Movistar Team) remporte au sommet de l'Alto de la Costa Blanca, la 9e étape du Tour d'Espagne, le 30 août 2026. - Photo : ASO/Unipublic / Cxcling / Antonio Baixauli

Tour d’Espagne : l’expérience de Mas a fait la différence, Visma et la gestion des leaders…

Après trois deuxièmes places et quatre podiums, l'Espagnol Enric Mas (Movistar) s'est offert à 31 ans sa première victoire sur un Grand Tour, sur ce Tour d'Espagne sur lequel il avait déjà glané deux classements du meilleur jeune. Les mauvaises langues parleront d'une victoire par défaut, après l'abandon sur chute de Tadej Pogacar. La maîtrise du Majorquin n'a pourtant souffert d'aucune concurrence, confirmant son expérience et sa force. Il fallait bien plus d'audace pour espérer triompher, à l'image de Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), grand animateur de ces trois semaines en Espagne.
Lire plus
Total
0
Share