Les Belges enchaînent avant les classiques : déjà 7 succès au 22 février

Depuis le début de la saison, les coureurs belges enchaînent les succès. L’augmentation du nombre de courses en janvier et en février permet effectivement aux cyclistes du plat pays de briller au soleil, aux quatre coins du monde. Mais ces sept victoires en un mois à peine confirment surtout la grande forme de coureurs prêts à en découdre sur les classiques printanières.

Jasper Philipsen sur le Tour Down Under, Greg Van Avermaet sur le Tour de Valence, Philippe Gilbert sur le Tour de la Provence, Tim Wellens sur le Trophée de Tramuntana et le Tour d’Andalousie, et désormais Sep Vanmarcke sur le Tour du Haut-Var. Tous les coureurs belges susceptibles de briller sur les prochaines classiques flandriennes et ardennaises ont visiblement décidé de se donner rendez-vous dès le début de saison pour grossir leur palmarès. Pour Vanmarcke, il s’agit même d’une première victoire salvatrice depuis 2016, lui qui a connu la malchance et de nombreux revers ces deux dernières saisons. Pour Philipsen, il s’agit en outre d’une première victoire pro, acquise il est vrai suite au déclassement de Caleb Ewan pour sprint irrégulier. Qu’importe : les Belges se montrent clairement à l’avant et cela se voit dans les résultats.

Au 22 février 2019, les représentants du plat pays accumulent ainsi sept victoires. Certes, on est loin des 13 succès italiens ou des 11 bouquets français ou colombiens, mais le bilan est déjà sacrément positif. Car sur la même période, l’an dernier, la Belgique ne comptait que cinq victoires via Tim Wellens (déjà trois succès à lui seul), Sean De Bie et Jürgen Roelandts. Cette fois, ce sont cinq coureurs différents qui ont brillé, et non des moindres à l’aube d’un printemps important. Philippe Gilbert n’avait par exemple plus gagné aussi tôt depuis plus de dix ans, tout comme Greg Van Avermaet, alors que, considérés comme des vétérans, ils savent que les prochaines opportunités printanières s’annoncent de plus en plus rares. Il s’agit donc d’être prêt rapidement, avec un pic de forme fin mars-début avril pour concrétiser ces courses de préparation victorieuses en succès de prestiges sur les classiques.

Circuit Het Nieuwsblad

Tim Wellens aussi s’est rassuré sur les routes andalouses après un virus qui l’a empêché de courir durant deux semaines. Il n’a pourtant rien perdu de sa forme entre son succès sur l’île de Majorque et ses envolées sur les pentes andalouses. Alors qu’il comptait seulement « accumuler les kilomètres en vue du Circuit Het Nieuwsblad », son premier test de la saison. L’habitué des Ardennaises souhaite en effet se tester sur la classique d’ouverture de la saison belge. « La Ruta del Sol n’est pas un objectif en soi, je compte surtout m’entraîner », disait-il avant de gagner deux étapes du Tour d’Andalousie dont le contre-la-montre, le premier de sa carrière. « J’avais participé pour la première fois au Circuit Het Nieuwsblad l’an dernier et j’ai trouvé que c’était une course très intéressante et idéale pour mon programme. J’étais au top pour Paris-Nice, une semaine plus tard », explique Wellens, déjà en verve.

Pour Sep Vanmarcke également, la forme vient avec ce bonus sur le Tour du Haut-Var : un premier bouquet bienvenu après deux ans et demi de disette. « J’attendais vraiment une victoire et c’était mon jour », explique à Direct Vélo le Flandrien qui s’est accroché dans la dernière montée idéale pour les grimpeurs avant de battre un peloton réduit au sprint. « J’espère que je ne suis pas déjà au top de ma forme car les classiques ne sont pas pour tout de suite… »

Les Belges ont en tout cas faim et cela se voit dans les résultats.

Photo : ASO/Pauline Ballet

Grégory Ienco

Journaliste - Belge - 28 ans. Ancien responsable des sports sur les sites du groupe de quotidiens belges Sudpresse et du quotidien belge Le Soir, journaliste sportif depuis 2009 et responsable adjoint de CyclismeRevue depuis sa création en 2006.

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