Le point sur les favoris du Tour d’Espagne : la course des revanchards s’annonce

Troisième et dernier Grand Tour de la saison, le Tour d’Espagne peut encore apparaître aux yeux de certains l’épreuve de rattrapage idéal en cette fin de saison. L’épreuve de trois semaines proposera certes un parcours rude, mais elle attire de nombreux grimpeurs, qui souhaitent voir rouge d’ici Madrid. Entre ceux qui ont tenté de trouver la victoire sur le Giro et ceux qui ont préféré le Tour de France, tous les candidats à la victoire ont déjà disputé un Grand Tour cette saison. Mais qu’importe la fatigue, ils ont tous la même envie : briller sur les sommets espagnols pour conquérir le paletot écarlate.

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Les rescapés du Giro

Sur le Tour d’Italie, le Colombien Miguel Angel Lopez (Astana) avait confirmé son endurance sur trois semaines en produisant un dernier effort suffisant sur les deux dernières étapes de montagne afin d’obtenir la troisième place. Ce sont finalement sur les pentes plus nombreuses de cette fin de Giro que « Superman » avait déployé ses super-pouvoirs pour obtenir une place de choix sur le podium. Pourra-t-il obtenir un meilleur résultat sur la Vuelta, vu les cols annoncés sur la route du peloton ? Il bénéficiera en tout cas d’une équipe compétitive en montagne avec notamment Pello Bilbao, Omar Fraile ou Davide Villella pour l’épauler. Double vainqueur d’étape sur la Vuelta en 2017, Lopez a clairement les armes pour défendre une place de leader. Mais il manque encore de technique, à 24 ans, pour se placer aux avant-postes et s’assurer une place en tête tout au long de ces trois semaines de course. Le Tour d’Espagne est en tout cas l’épreuve qui peut lui permettre de grandir en tant que favori sur ce type d’épreuve.

Lui a par contre quitté le Tour d’Italie sur la pointe des pieds : Fabio Arù (UAE Team Emirates) arrive sur la Vuelta avec l’envie de lever les bras à nouveau, au moins sur une étape si ce n’est à Madrid pour endosser le maillot rouge. Le coureur sarde a connu des problèmes de santé sur le Giro et dû patienter près de deux mois avant de reprendre la compétition en toute quiétude. Des problèmes gastriques étaient en fait la raison de cette déconvenue en Italie : « Les tests ont confirmé que je ne parvenais pas à digérer une certaine quantité de gluten et que j’avais une intolérance à la caséine (une protéine animale contenue dans le lait, NDLR) », explique Arù dans le quotidien espagnol Marca. Après des adaptations de régime pour s’entraîner au mieux malgré ces soucis de santé, l’ancien champion d’Italie s’estime mieux préparé qu’en mai dernier et compte avant tout jouer une victoire d’étape en montagne. « Je ne me considère pas comme un favori, mais je ne me cacherai pas », confie-t-il, avant de pointer l’étape des Lacs de Covadonga comme un objectif réaliste.

Autre victime de la maladie, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) se remet doucement sur les pédales pour cette Vuelta. Troisième du Tour d’Italie avant d’abandonner sur un terrible coup de mou lors de l’avant-dernière étape, le grimpeur français a retrouvé le peloton sur le récent Tour de Pologne, début août, avec une troisième place à la clé qui confirme son retour en verve. Victime d’une infection pulmonaire qui s’est transformée en pneumonie, Pinot est resté coincé à la maison durant près de trois semaines, et n’a pu reprendre l’entraînement intensif qu’à l’aube du dernier Tour de France. Le leader de Groupama-FDJ compte donc profiter de cette Vuelta pour s’oublier cette déception italienne. « Pour moi cette année, la Vuelta est une chance, la faire dans de bonnes conditions n’arrivera pas tous les ans. Je vais me servir de cette course de trois semaines aussi pour me redonner la caisse pour la fin de saison. Je n’ai pas envie de finir cramé à Madrid », dit-il toutefois par voie de communiqué. Il affirme ainsi que la Vuelta compte moins de pièges et de stress, soit une course bien différente du Giro et surtout du Tour. Pinot veut avant tout viser une étape, comme Arù, et verra ensuite si le classement général est abordable.

Triple vainqueur d’étape et maillot rose du Tour d’Italie avant de souffrir sur les pentes du colle delle Finestre, Simon Yates (Mitchelton-Scott) a une revanche à prendre sur cette Vuelta. Aux commandes de l’équipe Mitchelton-Scott avec son frère jumeau Adam Yates, qui a pour sa part connu un Tour de France difficile durant lequel il a cédé une victoire d’étape sur chute, Simon a clairement l’objectif de prendre le maillot rouge et de le conserver si possible jusque Madrid. Il doit toutefois faire preuve de maturité et éviter de trop en faire sur les routes espagnoles. Lors du Tour d’Italie, il a semblé jouer le « chien fou », sautant sur toutes les offensives et se montrant gourmand sur les deux premières semaines de course, avant de finir cramé dans le final. Cette fois, il faudra doser ses efforts, surtout en vue des deux dernières étapes en Principauté d’Andorre, au risque de sauter…

Septième du Tour d’Espagne l’an dernier et deuxième de Liège-Bastogne-Liège cette année, on ne sait trop quoi attendre du Canadien Michael Woods (EF Education First-Drapac). Sa performance sur les routes espagnoles était-elle un feu follet ? Le grimpeur du nord semble avoir de la ressource et l’a montré en début de Giro avant de se fatiguer à la moitié de l’épreuve italienne, cédant du terrain au fur et à mesure des cols. Cette année, Woods se veut prudent quant à ses ambitions. Surtout car son retour en compétition sur le récent Tour de l’Utah l’a mené à une chute et une infection par la suite. Décidé à rester calme en première semaine, il espère ensuite jouer la gagne sur une étape mais aussi aider celui qui s’annonce comme leader de cette équipe EF-Drapac, Rigoberto Uran (lire ci-dessous).

Les rescapés du Tour de France

Le malchanceux du Tour reprend du service, six ans plus tard, sur le Tour d’Espagne. Richie Porte (BMC) n’a plus couru la Vuelta depuis 2012 et compte cette fois faire mieux que sa 68e place enregistrée à l’époque, au lendemain d’un Tour de France sur lequel il était à la planche pour le Team Sky. Cette fois leader unique, l’Australien de 33 ans est attendu pour une revanche. Même s’il s’est voulu discret jusqu’à cette semaine. Et surtout prudent quant à sa condition qu’il dit ne pas pouvoir estimer à l’aube du départ à Malaga. « Élaborer d’ambitieux plans d’attaque sans savoir si on aura les moyens de les mettre en œuvre ne servirait en effet à rien », explique l’Australien, qui affirme également que cette Vuelta sert surtout de tremplin idéal en vue du championnat du monde à Innsbruck, sur un parcours quasiment aussi montagneux qu’une difficile étape du Tour d’Espagne. Seulement un mois et demi après sa fracture de la clavicule sur la 9e étape du Tour de France, Porte semble plutôt donner la priorité au maillot arc-en-ciel qu’à la tunique rouge.

Une vertèbre cassée et réparée plus tard, Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) reprend la compétition ce samedi à l’occasion de la Vuelta. Victime d’une chute sur les pentes de l’Alpe d’Huez à cause d’un spectateur trop proche dans l’ascension, le grimpeur sicilien s’est donné comme objectif de retrouver le peloton en Espagne. Le but est louable, mais Nibali est-il vraiment en condition pour endurer trois semaines de course sur les difficiles routes de la péninsule ibérique ? Difficile de l’imaginer au vu de ses déclarations. « Le plus logique est que je me concentre sur ma préparation pour le Mondial sans penser au classement général. Pour moi, la Vuelta, ce sera un peu vingt-et-une courses d’un jour », confie le coureur italien dans la Gazzetta dello Sport, confirmant que cette Vuelta arrive finalement trop tôt pour espérer remporter un nouveau Grand Tour. Nibali est déjà content de pouvoir tenir plusieurs heures sur la selle, il faudra plutôt l’attendre fin septembre pour le voir se lancer dans les offensives dont il a le secret. Dans l’équipe Bahrain-Merida, ce sont plutôt les frères Gorka et Ion Izagirre qui sont attendus comme les leaders logiques pour le classement général, même si une victoire finale semble difficile vu leurs qualités sur les longs cols.

Également tombé sur les routes du Tour de France, Rigoberto Uran (EF Education First-Drapac) n’avait pas forcément donné toutes les certitudes sur sa condition, mais il n’a jamais pu, finalement, montrer ce qu’il valait réellement dans la montagne française durant le mois de juillet. Le Colombien a toutefois connu des blessures moins graves que Nibali et Porte, et risque donc d’être une certitude dans la course pour le podium. Michael Woods (lire ci-dessus) l’a d’ailleurs confirmé : le travail de l’équipe EF-Drapac se concentrera sur Uran, avec l’espoir de le voir aux avant-postes au classement général. « Nous avons l’espace pour montrer à quel point il est bien et à quel point l’équipe est bonne sur cette Vuelta », confie ainsi le directeur sportif de la formation américaine Juan Manuel Garate, qui compte aussi sur Daniel Moreno et Pierre Rolland pour accompagner leur leader en montagne. Les hommes en rose et blanc sont d’ailleurs attendus à l’offensive, pour faire mal à leurs rivaux sur des coups de panache, plus que sur des longs raids en tête du peloton.

L’équipe la plus attendue du Tour de France a quelque peu manqué son épreuve en juillet dernier. Certes, la Movistar a conclu la course au maillot jaune avec une victoire d’étape et le succès final au classement par équipes, mais cela reste bien pauvre pour une formation qui avait trois candidats au podium dans son effectif et qui n’a réussi à en placer aucun. Le Colombien Nairo Quintana et l’Espagnol Alejandro Valverde arrivent donc sur le Tour d’Espagne avec une certaine ambition. Le duo ne pourra pas compter sur le Basque Mikel Landa, victime d’une chute sur la Clasica San Sebastian, mais tentera de faire parler la poudre en montagne avec l’Équatorien Richard Carapaz, vainqueur d’étape sur le Giro et quatrième du général. L’équipe semble donc avoir les forces pour bousculer la lutte pour le maillot rouge, mais il reste encore à savoir si Quintana et Valverde ont récupéré de leurs offensives successives sur le Tour.

Nairo Quintana - Movistar - Attaque 17e étape Tour de France 2018

Chris Froome n’a pas eu la folie d’enchaîner un cinquième Grand Tour consécutif, et Geraint Thomas a décidé de profiter de la fête autour de son maillot jaune pour s’élancer au départ du Tour de Grande-Bretagne. Le Team Sky a donc dû trouver un autre leader pour cette Vuelta. Ce sera le champion de Pologne Michal Kwiatkowski, qui va enchaîner pour la première fois de sa carrière deux Grands Tours. Une expérience intéressante pour l’ancien champion du monde, qui a déjà beaucoup donné sur les routes du Tour pour ses leaders puis sur le Tour de Pologne, qu’il a remporté en leader autoritaire. « Kwiato » devra surtout gérer trois semaines parmi les meilleurs grimpeurs, sur des longs cols qui ne sont pas forcément de son goût. Le coureur polonais est surtout un puncheur-grimpeur et pourrait donc bloquer en troisième semaine de compétition, sur les pentes les plus ardues de ce Tour d’Espagne. « Je ne ressens pas de pression, juste de l’excitation avant une nouvelle expérience », lance-t-il.Il pourra tout de même compter sur Sergio Luis Henao ou le jeune Tao Geoghegan Hart pour le suppléer.

Surprenant troisième du Tour d’Espagne en 2017, le Russe Ilnur Zakarin (Katusha-Alpecin) a par contre été bien plus discret sur le dernier Tour de France, qu’il a terminé à la neuvième place au bout surtout d’une échappée au long cours qui lui a permis de remonter au classement. Le grand grimpeur de 28 ans peut tout de même voir la Vuelta avec optimisme, vu que les cols lui correspondent mieux. Mais Zakarin pourra-t-il réussir une performance similaire à l’an passé avec un Tour de France dans les jambes ? En 2017, il avait en effet spécifiquement préparé l’épreuve espagnole, pour terminer sur le podium. Bref, Zakarin sera surtout un outsider qui pourrait jouer de son expérience pour récupérer une belle place d’honneur. Car la lutte pour le maillot rouge s’annonce particulièrement rude vu le nombre de favoris annoncé.

La liste des partants du Tour d’Espagne 2018 :

Bahrain-Merida

1 Vincenzo Nibali (Ita)

2 Ivan Garcia Cortina (Esp)

3 Gorka Izagirre Insausti (Esp)

4 Jon Izagirre Insausti (Esp)

5 Mark Padun (Ukr)

6 Franco Pellizotti (Ita)

7 Hermann Pernsteiner (Aut)

8 Luka Pibernik (Slo)

Ag2r-La Mondiale

11 Hubert Dupont (Fra)

12 Mickael Cherel (Fra)

13 Julien Duval (Fra)

14 Tony Gallopin (Fra)

15 Ben Gastauer (Lux)

16 Alexandre Geniez (Fra)

17 Alexis Gougeard (Fra)

18 Nans Peters (Fra)

Astana Pro Team

21 Miguel Angel Lopez (Col)

22 Pello Bilbao (Esp)

23 Dario Cataldo (Ita)

24 Omar Fraile Matarranza (Esp)

25 Jan Hirt (Tch)

26 Nikita Stalnov (Kaz)

27 Davide Villella (Ita)

28 Andrey Zeits (Kaz)

BMC Racing Team

31 Richie Porte (Aus)

32 Brent Bookwalter (USA)

33 Alessandro De Marchi (Ita)

34 Rohan Dennis (Aus)

35 Nicolas Roche (Irl)

36 Joey Rosskopf (USA)

37 Dylan Teuns (Bel)

38 Francisco Ventoso (Esp)

Bora-Hansgrohe

41 Peter Sagan (Svq)

42 Emanuel Buchmann (All)

43 Marcus Burghardt (All)

44 Davide Formolo (Ita)

45 Rafał Majka (Pol)

46 Jay McCarthy (Aus)

47 Lukas Pöstlberger (Aut)

48 Michael Schwarzmann (All)

Groupama-FDJ

51 Thibaut Pinot (Fra)

52 Mickaël Delage (Fra)

53 Antoine Duchesne (Can)

54 Rudy Molard (Fra)

55 Georg Preidler (Aut)

56 Marc Sarreau (Fra)

57 Benjamin Thomas (Fra)

58 Léo Vincent (Fra)

Lotto-Soudal

61 Tiesj Benoot (Bel)

62 Sander Armee (Bel)

63 Victor Campenaerts (Bel)

64 Thomas De Gendt (Bel)

65 Bjorg Lambrecht (Bel)

66 Maxime Monfort (Bel)

67 Tosh Van der Sande (Bel)

68 Jelle Wallays (Bel)

Mitchelton-Scott

71 Simon Yates (G-B)

72 Michael Albasini (Sui)

73 Alex Edmondson (Aus)

74 Jack Haig (Aus)

75 Damien Howson (Aus)

76 Luka Mezgec (Slo)

77 Matteo Trentin (Ita)

78 Adam Yates (G-B)

Movistar Team

81 Nairo Quintana (Col)

82 Andrey Amador Bikkazakova (Crc)

83 Winner Anacona Gomez (Col)

84 Daniele Bennati (Ita)

85 Richard Carapaz (Equ)

86 Imanol Erviti Ollo (Esp)

87 Nelson Oliveira (Por)

88 Alejandro Valverde Belmonte (Esp)

Quick Step Floors

91 Elia Viviani (Ita)

92 Kasper Asgreen (Dan)

93 Laurens De Plus (Bel)

94 Dries Devenyns (Bel)

95 Enric Mas (Esp)

96 Michael Mørkøv (Dan)

97 Fabio Sabatini (Ita)

98 Pieter Serry (Bel)

Dimension Data

101 Louis Meintjes (RSA)

102 Igor Anton Hernandez (Esp)

103 Stephen Cummings (G-B)

104 Amanuel Ghebreigzabhier Werkilu (Ery)

105 Ryan Gibbons (Afs)

106 Ben King (USA)

107 Merhawi Kudus Ghebremedhin (Ery)

108 Johann Van Zyl (Afs)

EF Education First-Drapac p/b Cannondale

111 Rigoberto Urán (Col)

112 Simon Clarke (Aus)

113 Mitchell Docker (Aus)

114 Sebastian Langeveld (P-B)

115 Daniel Moreno Fernandez (Esp)

116 Pierre Rolland (Fra)

117 Tom Van Asbroeck (Bel)

118 Michael Woods (Can)

Katusha-Alpecin

121 Ilnur Zakarin (Rus)

122 Ian Boswell (USA)

123 José Gonçalves (Por)

124 Reto Hollenstein (Sui)

125 Pavel Kochetkov (Rus)

126 Maurits Lammertink (P-B)

127 Tiago Machado (Por)

128 Jhonatan Restrepo (Col)

LottoNL-Jumbo

131 Steven Kruijswijk (P-B)

132 George Bennett (Nzl)

133 Lars Boom (P-B)

134 Floris De Tier (Bel)

135 Sepp Kuss (USA)

136 Tom Leezer (P-B)

137 Bert-Jan Lindeman (P-B)

138 Danny van Poppel (P-B)

Team Sky

141 David de la Cruz (Esp)

142 Jonathan Castroviejo Nicolas (Esp)

143 Tao Geoghegan Hart (G-B)

144 Sergio Luis Henao Montoya (Col)

145 Michał Kwiatkowski (Pol)

146 Salvatore Puccio (Ita)

147 Pavel Sivakov (Rus)

148 Dylan van Baarle (P-B)

Team Sunweb

151 Wilco Kelderman (P-B)

152 Johannes Fröhlinger (All)

153 Simon Geschke (All)

154 Jai Hindley (Aus)

155 Michael Storer (Aus)

156 Mike Teunissen (P-B)

157 Martijn Tusveld (P-B)

158 Max Walscheid (All)

Trek-Segafredo

161 Bauke Mollema (P-B)

162 Gianluca Brambilla (Ita)

163 Matthias Brändle (Aut)

164 Nicola Conci (Ita)

165 Fabio Felline (Ita)

166 Markel Irizar Aranburu (Esp)

167 Giacomo Nizzolo (Ita)

168 Kiel Reijnen (USA)

UAE Team Emirates

171 Fabio Aru (Ita)

172 Sven Erik Bystrøm (Nor)

173 Simone Consonni (Ita)

174 Valerio Conti (Ita)

175 Vegard Stake Laengen (Nor)

176 Daniel Martin (Irl)

177 Simone Petilli (Ita)

178 Edward Ravasi (Ita)

Burgos BH

181 José João Pimenta Costa Mendes (Por)

182 Jetse Bol (P-B)

183 Oscar Cabedo Carda (Esp)

184 Jorge Cubero Galvez (Esp)

185 Jesus Ezquerra Muela (Esp)

186 Jordi Simon Casulleras (Esp)

187 Diego Rubio (Esp)

188 Pablo Torres Muino (Esp)

Caja Rural-Seguros RGA

191 Sergio Pardilla Bellon (Esp)

192 Alex Aranburu (Esp)

193 Jonathan Lastra Martinez (Esp)

194 Lluís Guillermo Mas Bonet (Esp)

195 Antonio Molina (Esp)

196 Cristian Rodriguez Martin (Esp)

197 Nicholas Schultz (Aus)

198 Nelson Andres Soto Martinez (Col)

Cofidis, Solutions Crédits

201 Nacer Bouhanni (Fra)

202 Loïc Chetout (Fra)

203 Jesùs Herrada Lopez (Esp)

204 José Herrada Lopez (Esp)

205 Mathias Le Turnier (Fra)

206 Luis Angel Maté Mardones (Esp)

207 Stéphane Rossetto (Fra)

208 Kenneth Van Bilsen (Bel)

Euskadi Basque Country-Murias

211 Eduard Prades Reverte (Esp)

212 Jon Aberasturi Izaga (Esp)

213 Aritz Bagües (Esp)

214 Mikel Bizkarra Etxegibel (Esp)

215 Garikoitz Bravo Oiarbide (Esp)

216 Mikel Iturria Segurola (Esp)

217 Oscar Rodriguez Garaicoechea (Esp)

218 Hector Sáez Benito (Esp)

Photos : ASO/Unipublic/José Antonio Miguélez – RCS Sport/LaPresse/Fabio Ferrari – RCS Sport/LaPresse/Marco Alpozzi – ASO/Pauline Ballet – ASO/Alex Broadway

Grégory Ienco

Journaliste - Belge - 28 ans. Ancien responsable des sports sur les sites du groupe de quotidiens belges Sudpresse et du quotidien belge Le Soir, journaliste sportif depuis 2009 et responsable adjoint de CyclismeRevue depuis sa création en 2006.

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