Les 10 cyclistes à suivre en 2018 : de Naesen à Lambrecht en passant par Bernal

La rédaction de CyclismeRevue a sélectionné dix coureurs qui devraient marquer cette prochaine saison sur route. Ils sont attendus pour confirmer leurs résultats de la dernière saison ou pour se dévoiler après un passage réussi chez les espoirs. Le but n’est toutefois pas d’instaurer une pression supplémentaire au-dessus de leur tête, il s’agit plutôt de mettre la lumière sur dix cyclistes qui peuvent clairement marquer 2018 par leurs performances et leur panache, déjà affiché par le passé.

Oliver Naesen (BEL, Ag2r-La Mondiale)

Inattendu champion de Belgique sur le parcours pour sprinters d’Anvers, Oliver Naesen a surtout confirmé en 2017 qu’il avait franchi un cap lui permettant de jouer les premiers rôles sur les classiques. Qu’elles soient flandriennes ou vallonnées. S’il n’a pu triompher sur une grande course d’un jour, en omettant le championnat de Belgique, course ô combien particulière, ce puissant coureur aux pattes fines sait qu’il sera attendu dès la prochaine campagne printanière. Toujours attentif, ses qualités tactiques sont indéniables. Il doit toutefois encore prendre du galon physiquement pour parvenir à jouer les meilleures places. Sa performance sur le dernier Tour des Flandres le confirme : s’il avait en effet tenu la roue de Peter Sagan et de Greg Van Avermaet, il avait toujours semblé en léger retrait, prêt à craquer à la moindre banderille. Il l’évoque lui-même lors d’un stage hivernal sur les hauteurs avec le reste de l’équipe Ag2r-La Mondiale : « Malheureusement, Sagan, Van Avermaet et Gilbert étaient réellement au sommet de leur potentiel et là, je dois être humble, je n’ai pas encore le coffre de trois hommes qui ont gagné chacun le WorldTour », confie-t-il dans Le Soir et Sudpresse.

Alors, que changer pour arriver à un niveau semblable, si ce n’est supérieur ? La préparation ? Loin de là. Oliver Naesen a prouvé lors de cette dernière saison qu’il savait se jauger pour atteindre son firmament au meilleur moment. Comme Philippe Gilbert, le coureur d’Ag2r sait qu’il a besoin de jours de course pour arriver à son pic de forme, alors qu’il poursuive sur cette voie. La tactique ? Là encore, le champion de Belgique n’a pas vraiment pioché, c’est plutôt dans les finales qu’il a manqué de jus pour devancer ses rivaux. Le physique ? Comme déjà évoqué, c’est un point qu’il a dû améliorer durant cet hiver. L’équipe ? S’il n’a quasiment pu compter que sur Alexis Gougeard, suite à la blessure de Stijn Vandenbergh durant le printemps 2017, Naesen risque cette année d’obtenir plus de poids dans le poids avec les arrivées de Silvan Dillier et Tony Gallopin, deux amoureux des classiques. Voici ce qui pourrait faire la différence. « Collectivement, j’estime que nous sommes supérieurs à Lotto, Bora ou Trek. On a donc l’avantage de pouvoir mettre des mecs dans l’échappée. Mais à la différence de cette année, je ne serai plus seul au deuxième passage du Quaremont au Ronde car les mecs que je viens de citer sont parfaitement capables de rester au contact », explique-t-il encore. Clairement, Oliver Naesen sera attendu aux premiers rôles sur les pavés et « bergs » du Nord.

Bjorg Lambrecht (BEL, Lotto-Soudal)

Vainqueur du trophée d’Espoir de l’année lors du dernier Gala du Sport en Belgique, il est peu de dire que le lauréat de Liège-Bastogne-Liège destiné aux espoirs arrive avec une certaine pression sur les épaules dans le monde des professionnels. À peine âgé de 20 ans, Bjorg Lambrecht est déjà vu par bon nombre d’observateurs comme le diamant belge à polir pour les prochaines courses par étapes. Deuxième en 2017 de la Ronde de l’Isard, du Tour du Val d’Aoste, le Tour de Savoie Mont Blanc et du Tour de l’Avenir, quatre des plus grandes épreuves pour grimpeurs du calendrier des moins de 23 ans, le jeune coureur gantois doit avant tout prendre cette première saison comme un apprentissage. Comme Tiesj Benoot et Tim Wellens par le passé, il doit apprendre à appréhender ce peloton conséquent avant d’envisager d’éventuels objectifs sur les Grands Tours.

Heureux comme « dans un rêve », Lambrecht a toutefois une humilité qui peut lui servir pour prendre ses quartiers parmi le monde pro. Blessé au pied l’hiver dernier, le grimpeur belge avait dû mener de longues semaines de rééducation avant de revenir aux avant-postes chez les moins de 23 ans. « Je repars maintenant de zéro chez les pros. Il s’agit d’un pas dans l’inconnu et je ne doute pas que les premiers mois seront difficiles. Il s’agira tout d’abord de beaucoup apprendre », confirme-t-il. Car Lambrecht sait que bon nombre de ses concurrents de la saison dernière seront également de la partie cette année dans le peloton (lire ci-dessous). Devancé par le Russe Pavel Sivakov (Sky) ou le Colombien Egan Arley Bernal (Sky) dans les plus hauts cols en 2017, le coureur de 20 ans saura comment se jauger par rapport à ses rivaux d’une même génération.

Egan Arley Bernal (Col, Team Sky)

Voici l’espoir que les équipes du WorldTour se sont arrachés en 2017. D’abord annoncé vers l’équipe Movistar, le jeune grimpeur colombien a finalement pris la décision avant l’été de traverser la Manche pour s’engager avec le Team Sky. À 20 ans seulement (il en aura 21 le 13 janvier), Egan Arley Bernal est l’un des plus grands talents venus d’Amérique du Sud ces cinq dernières années. Le garçon avait encore très peu d’expérience sur route quand il a signé chez Androni Giocattoli, en continental pro, mais comptait sur un physique exceptionnel : sa VO2max, soit sa consommation maximale d’oxygène en millilitres par minute par kilo, était de 88.8 à seulement 19 ans, alors que Miguel Indurain ou encore Bernard Hinault atteignaient les 92 au pic de leur carrière. Avec de l’entraînement, le frêle grimpeur sud-américain peut clairement devenir un monstre pour les courses par étapes.

C’est pour cela que Gianni Savio, manager historique d’Androni Giocattoli, lui a fait signer un contrat de quatre ans au soir d’une victoire sur une course italienne chez les juniors, que Bernal avait gagné en solo, malgré ses premiers tours de roue sur le territoire italien. Ancien spécialiste du VTT (il fut champion panaméricain de cross-country chez les juniors en 2015), le Colombien a grandi durant cette dernière saison et s’est forgé un palmarès exceptionnel entre les courses réservées aux espoirs et le monde pro. Neuvième des Tours de San Juan et des Alpes en début de saison, sur des tracés montagneux, Bernal a ensuite enchaîné avec des victoires sur le Tour de Savoie Mont Blanc et le Tour de l’Avenir, avec en prime, une première course par étapes chez les pros, sur le Sibiu Cycling Tour, sur les hauteurs de la Roumanie. Avant de confirmer ses prétentions avec une treizième place prometteuse sur le Tour de Lombardie.

Bref, Bernal est bien attendu comme la prochaine sensation colombienne, même si cette première saison pleine avec les pros doit surtout lui permettre de découvrir ses limites. « J’espère et je dois m’améliorer sur tous les points », confie-t-il dans La Gazzetta dello Sport. « Je suis venu en Europe, après un long voyage depuis la maison (NDLR : à Zipaquira, à 50 km de la capitale colombienne Bogota). C’est un sacré écart culturel et géographique. Pour s’acclimater la vie en Europe, tu as besoin de beaucoup de détermination mais je pense que j’ai cela ». Et au vu de sa dernière saison, Egan Arley Bernal est clairement prêt pour franchir ce gap.

Steff Cras (BEL, Team Katusha-Alpecin)

Si Bjorg Lambrecht a dépassé les espérances belges en 2016 et 2017, le grimpeur gantois est suivi de près par un compatriote au talent équivalent dans la haute montagne. Bousculé par la malchance durant cette dernière saison, Steff Cras reste une valeur sûre dès que la route s’élève. Troisième de la Ronde de l’Isard, quatrième du Tour d’Alsace ou encore cinquième du Tour de l’Avenir, en tant qu’équipier de luxe de Lambrecht sur cette dernière course, le grimpeur campinois de 21 ans arrive avec un beau pedigree dans les rangs de Katusha-Alpecin. Cet ancien tennisman sera surtout attendu pour épauler en montagne les leaders de l’équipe russe comme Ilnur Zakarin. Avec également l’ambition d’impressionner ses nouveaux équipiers.

« Arriver dans le WorldTour cette saison, c’était vraiment ma volonté. J’ai passé trois années chez les espoirs, c’était donc le moment idéal pour grimpeur au plus haut niveau. Je sens que je suis prêt pour cela », confirme-t-il à l’occasion de sa signature avec la Katusha. S’il n’a pas le même esprit offensif que Lambrecht, Cras est capable de prendre les opportunités qui viennent. Cette saison devrait donc lui permettre de se mettre en avant sur les courses par étapes plus minimes avant d’envisager une participation à une course de trois semaines d’ici 2019.

Kristoffer Halvorsen (Nor, Team Sky)

Ancien champion du monde chez les espoirs, le sprinter venu du froid semble suivre la lignée de ces puissants Norvégiens qui ont marqué le monde du sprint ces vingt dernières années. Capable de foncer en ligne droite sur la première ligne venue mais également de franchir des bosses un peu plus coriaces pour s’imposer en petit comité, Kristoffer Halvorsen a toutefois encore beaucoup à apprendre malgré ses 21 ans et ses deux dernières saisons à naviguer entre les pelotons des espoirs et des pros. C’est surtout lors de la fin de cette dernière année que le coureur du sud-est de la Norvège a trouvé son bonheur. Vainqueur de la Handzame Classic avant son 21e anniversaire, le sprinter scandinave a ensuite remporté une étape et le classement par points du Tour de l’Avenir, généralement dévolu aux sprinters. La preuve qu’une saison supplémentaire chez les moins de 23 ans n’était pas un mauvais choix pour poursuivre sa formation.

Arrivé à la Sky en même temps que les autres pépites de la dernière saison chez les espoirs que sont Egan Arley Bernal et Pavel Sivakov, Kristoffer Halvorsen est surtout attendu comme le rapide de service au sein de la formation britannique. Avec le départ d’Elia Viviani de la structure, le jeune Norvégien risque d’être bien seul en cas d’éventuel emballage massif à mener. Même si le coureur l’a déjà évoqué, les classiques printanières le tentent bien également. Et vu ses qualités dignes d’Alexander Kristoff ou Thor Hushovd, Halvorsen peut clairement jouer dans la cour des futures stars norvégiennes.

Neilson Powless (USA, Team LottoNL-Jumbo)

Vice-champion des États-Unis, quatrième du Tour de l’Utah, vainqueur d’étape du Tour d’Italie pour les espoirs : à 21 ans et à l’aube de sa première saison pleine chez les pros, le grimpeur américain affiche surtout une fâcheuse envie d’offensives. Venu du monde du VTT, Neilson Powless a seulement eu besoin de trois saisons pour se faire sa place parmi les meilleurs coureurs de sa génération. Certes, son palmarès n’est pas aussi fourni que celui de Bernal, Sivakov ou Lambrecht, mais ses quelques courses au milieu des pros ont prouvé sa grande maturité et son esprit offensif. En plus capable de rouler face à la montre, et de briller sur tous les terrains (il a obtenu deux Top 10 sur le Tour des Flandres espoirs puis sur Liège-Bastogne-Liège espoirs), Powless semble sur la bonne voie pour une carrière de puncheur, capable d’aligner les victoires au panache ou de dominer des courses par étapes d’une semaine.

Attendu comme le futur phénomène américain, avec son pote Adrien Costa, qui affichait des résultats tout aussi encourageants avant de brusquement arrêter sa carrière chez les espoirs sur burn-out, Powless a clairement l’envie de grandir rapidement. « Cela faisait longtemps que je visais le niveau WorldTour », confirme le jeune Floridien. « Désormais, je veux voir jusqu’où je peux aller ». Au vu de ses résultats, le coureur américain de 21 ans peut vite monter en grade, surtout dans une équipe en grand déficit de jeunes pousses capables de briller sur les courses d’un jour.

Mikel Landa (Esp, Movistar Team)

Ce fut l’une des grandes surprises du dernier mercato : après avoir brillé sur le dernier Tour de France malgré un costume d’équipier de luxe qui semblait un peu trop serré pour ses ambitions futures, le grimpeur espagnol a choisi de quitter la Sky en fin d’année pour rejoindre… la Movistar. Avec un rôle d’équipier de luxe, à nouveau, pour accompagner cette fois Nairo Quintana, le principal concurrent de son ex-leader Chris Froome. Quelle mouche a donc piqué Mikel Landa pour prendre une telle direction ? Déjà bloqué chez Astana par Vincenzo Nibali et Fabio Arù à l’époque, le coureur basque semble cantonné à ce rôle de second couteau, malgré des qualités certaines dans la haute montagne. Et à 28 ans, il atteint visiblement la plénitude de ses moyens pour briller au-delà de ses 3e et 4e places sur le Tour d’Italie 2015 et le Tour de France 2017.

« Cette époque en tant que domestique est derrière moi. Ils m’ont tant arrêté chez Astana que chez Sky alors que j’avais les jambes pour gagner. Si on me dit (chez Movistar) de m’arrêter à nouveau, je ne le ferai pas. je dois poursuivre mes objectifs », a-t-il confié avant Noël au quotidien espagnol As, quelques jours après la présentation officielle de l’équipe Movistar, durant laquelle le manager Eusebio Unzue avait confirmé que tant Landa que Quintana et Valverde seront présents sur le Tour de France, avec l’objectif de remporter le maillot jaune. Mais avec quel coureur ? « Je suis le leader de l’équipe et je suis le leader pour le Tour », a déjà affirmé Quintana, suscitant la surprise chez Landa, à qui on a visiblement proposé autre chose qu’un simple rôle de deuxième de cordée. « Je comprends que Nairo stresse à propos de son statut de leader : il veut assurer ses opportunités, comme je veux les miennes. Je mérite également d’en obtenir, et nous nous complimenterons l’un et l’autre (à la fin) », lance-t-il, pour tenter de calmer la situation. Attendu sur le Tour et la Vuelta, Mikel Landa sera en tout cas un candidat clair pour les Grands Tours cette saison.

Lucas Hamilton (Aus, Mitchelton-Scott)

Deuxième du Tour d’Italie destiné aux espoirs, vainqueur du Tour d’Alsace, quatrième du Tour de l’Avenir, champion d’Océanie et vainqueur de l’UCI Oceania Tour en 2017, l’Australien Lucas Hamilton a également marqué les esprits pour sa deuxième saison chez les moins de 23 ans. Clairement taillé pour les courses par étapes et la haute montagne, ce jeune coureur de 21 ans découvrira le monde pro cette saison, avec l’envie de prouver ses qualités sur les hauteurs. Face à Esteban Chaves et aux frères Yates, Hamilton représente une jeune garde qui peut amener une vraie plus-value à une équipe qui brillait lors de ses premières années par ses coureurs plus expérimentés. Ces dernières saisons, les jeunes arrivent, ils doivent désormais confirmer.

Chez Mitchelton-Scott, Hamilton espère surtout profiter de cette première saison au plus haut niveau pour grandir parmi ces vétérans de l’équipe australienne du WorldTour. « Je ne pouvais pas rêver mieux pour avancer », explique le coureur d’Ararat, qui a toujours rêvé de remporter un jour le Tour de France. S’il poursuit son développement en montagne, et au vu de ses qualités de spécialiste du contre-la-montre, Hamilton peut clairement prétendre à des objectifs ambitieux dans les prochaines saisons.

Jhonatan Narvaez (Equ, Quick Step Floors)

Déjà tout petit, alors qu’il allait à peine à l’école, le champion d’Équateur filait déjà en vélo sur les routes de campagne de la province de Sucumbios, non loin des hauteurs colombiennes. Jhonatan Narvaez a aujourd’hui bien grandi et ces quelques balades en montagne ont eu visiblement des effets bénéfiques en vue de sa future carrière. Bon grimpeur et tout aussi taillé pour le contre-la-montre, le coureur de 20 ans s’est montré à son avantage chez les professionnels dès la saison dernière avec deux Tops 20 sur les difficiles Tour de l’Utah et Colorado Classic, ainsi que des succès sur le Circuit des Ardennes et le Tour de Gila. Certes, Narvaez a surtout brillé sur le continent américain et doit encore progresser pour cette première année pleine parmi les professionnels.

Chez Quick Step, Narvaez devra justement accumuler cette expérience. Avec l’espoir d’un jour se porter parmi les meilleurs grimpeurs et puncheurs du peloton. « Sur le long terme, j’ai deux grands objectifs », explique le champion d’Équateur sur route. « Porter un maillot de leader sur un Grand Tour et gagner Liège-Bastogne-Liège, une course fascinante et terriblement difficile, dont je suis devenu fan après avoir disputé la version destinée aux espoirs l’an dernier ». Un espoir qui est permis au vu des qualités affichées par le coureur sud-américain.

Bryan Coquard (Fra, Vital Concept)

La saison dernière fut frustrante pour le sprinter nazairien. Privé de Tour de France en raison de résultats jugés insuffisants par le manager de Direct Énergie Jean-René Bernaudeau, Bryan Coquard compte sur son passage au sein de la nouvelle structure continentale professionnelle de Jérôme Pineau Vital Concept pour refermer les blessures du passé et retrouver sa pointe de vitesse qui a permis durant ses jeunes années de conquérir une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres, un titre mondial et un titre européen sur la piste. Sur la route, le sprinter de 25 ans était attendu comme la prochaine sensation française de l’emballage massif aux côtés de Nacer Bouhanni et Arnaud Démare. Cette saison devrait permettre à Coquard de reprendre sa place parmi ces grands noms du sprint français.

« Il a fallu tourner une page après être passé par des moments difficiles. Mais avec le recul, ça m’a fait grandir et mûrir un peu plus vite encore », explique-t-il dans le quotidien français Ouest France. « J’ai gagné cinq courses l’an passé sur une demi-saison, bien sûr que par rapport à la saison d’avant où j’avais dû en gagner treize, c’était en deçà, mais pour une demi-saison, et avec une blessure, c’était pas mal… Donc je n’ai pas vraiment de raison de changer quelque chose dans ma façon de faire. Il faut apprendre de ses erreurs, et certainement qu’à l’avenir je parlerai plus quand ça n’ira pas ». Bryan Coquard a en effet connu des pépins de santé mais sa non-sélection sur le Tour et ses discussions avec Jean-René Bernaudeau n’ont pas aidé à le remettre sur les bons rails.

Visiblement heureux sous ses nouvelles couleurs bleues et noires, Coquard est donc attendu dès le début de saison en tant que leader de Vital Concept. Habitué aux premiers mois de compétition en fanfare, le sprinter français a un besoin urgent de résultats, tant personnellement que collectivement. En cas de victoires de Coquard, la nouvelle formation obtiendrait en effet une grande chance de disputer pour la première fois le Tour de France cet été. La pression est donc réelle.

Photos : Team Sky – Movistar Team – Quick Step/Sigfrid Eggers

Grégory Ienco

Journaliste - Belge - 28 ans. Ancien responsable des sports sur les sites du groupe de quotidiens belges Sudpresse et du quotidien belge Le Soir, journaliste sportif depuis 2009 et responsable adjoint de CyclismeRevue depuis sa création en 2006.

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