Tour d’Espagne 2020 : découvrez notre présentation des 18 étapes de la Vuelta

En cette saison bousculée par la crise sanitaire du Covid-19, le Tour d’Espagne doit boucler l’année cycliste, pour un dernier tour de roues dans les montagnes ibères. L’épreuve ne comptera pour cette 75e édition que 18 étapes sur trois semaines, avec l’espoir que la météo automnale et la pandémie mondiale de Covid-19 ne viennent pas perturber les plans des coureurs qui espèrent conclure leur saison sur ces dernières pentes de l’année.

1re étape – Mardi 20 octobre : Irún > Arrate (173 km)

La 75e édition de cette Vuelta devait démarrer cette année des Pays-Bas, depuis Utrecht, mais les trois étapes néerlandaises programmées dans les plaines bataves ont été annulées en raison de la crise sanitaire et du déplacement du Tour d’Espagne en toute fin de saison, entre octobre et novembre. Pour permettre son organisation, l’épreuve a dû également être raccourcie de 21 à 18 étapes, et éviter tout passage au Portugal. Bref, le parcours a dû être réimaginé en grande partie pour permettre à cette Vuelta de conserver un grand intérêt sportif, malgré cette organisation bousculée.

En lieu et place des premières étapes néerlandaises envisagées dès 2018, le Tour d’Espagne démarrera ce mardi du Pays Basque, avec une première étape qui mettra directement les favoris au maillot rouge dans le bain. Les coureurs s’élanceront d’Irùn, à la frontière française, pour une journée sur le bord de mer, du côté de San Sebastian (sans passer par les célèbres monts de la Clasica du même nom). Le peloton descendra ensuite dans les terres pour enchaîner les côtes dans la région d’Eibar. Avec un final au sommet de l’Alto de Arrate, la célèbre colline qui surplombe la ville basque. Cette côte de 5,3 kilomètres à 7,7% de moyenne est bien connue des habitués du Tour du Pays Basque, habituellement disputé début avril. L’an dernier, elle concluait justement l’étape-reine de cette course d’une semaine, avec une victoire en solitaire d’Emanuel Buchmann, qui a déjà mis fin à sa saison cet automne. Et au vu de la liste des partants de cette Vuelta, la lutte s’annonce intense dès cette étape d’ouverture.

Les difficultés du jour :
Km 98 – 3e cat. : Puerto de Udana (6 km à 2,3% de moyenne)
Km 119,7 – 3e cat. : Alto de Kanpazar (6,7 km à 4,1%)
Km 156 – 3e cat. : Alto de Elgeta (6,2 km à 5,2%)
Km 170,5 – 1re cat. : Alto de Arrate (5,3 km à 7,7%)

2e étape – Mercredi 21 octobre : Pampelune > Lekunberri (151,6 km)

Les grimpeurs seront à nouveau à la fête dès cette deuxième étape du côté du Pays Basque. Vers Lekunberri, le dénivelé total ne sera pas des plus élevés, mais les candidats au maillot rouge seront mis à contribution avec la montée de l’Alto de San Miguel de Aralar, un col assez exigeant de 9,4 kilomètres à 7,9% de moyenne, avec un final très pentu à plus de 10%. Une descente technique de 17 kilomètres s’annonce ensuite pour rejoindre l’arrivée, avec une petite butte dans les trois dernières bornes, pour faire la différence. Le classement général connaîtra déjà quelques changements au terme de cette étape qui grimpera pour la première fois au-dessus de 1 000 mètres d’altitude. Un premier test vu la météo automnale qui s’annonce.

Les difficultés du jour :
Km 29,2 – 3e cat. : Puerto de Guirguillano (8,2 km à 4,3% de moyenne)
Km 87,2 – 3e cat. : Puerto de Urbasa (9,2 km à 4,7%)
Km 134,7 – 1re cat. : Alto de San Miguel de Aralar (9,4 km à 7,9%)

3e étape – Jeudi 22 octobre : Lodosa > La Laguna Negra de Vinuesa (166,1 km)

Comme sur le Tour d’Italie, la première arrivée en altitude de cette Vuelta s’annonce dès la troisième étape, vers la Castille-et-Leon. Les coureurs ne vont cesser de grimper depuis Lodosa, durant la première moitié d’étape avant de rejoindre le plateau de Soria via la grimpée de l’Alto de Oncala, qui permettra avant tout d’aider les candidats au maillot à pois de meilleur grimpeur. Les favoris au maillot rouge, eux, attendront le final vers La Laguna Negra pour se disputer le classement général. Ce col à 5,8% de moyenne ne paraît pas difficile, mais sera plus compliqué en fin de pente avec un dernier kilomètre proposant jusqu’à 10%.

Les difficultés du jour :
Km 79 – 3e cat. : Alto de Oncala (17 km à 2,6% de moyenne)
Km 166,1 – 1re cat. : La Laguna Negra (8,6 km à 5,8%)

4e étape – Vendredi 23 octobre : Garray > Ejea de los Caballeros (191,7 km)

Les sprinters pourront enfin se dévoiler dès la 4e étape de ce Tour d’Espagne. Depuis le plateau de Soria, à Garray, le peloton descendra vers Ejea de los Caballeros, en province de Saragosse, pour un emballage massif clairement annoncé sur cette étape sans grand obstacle. Cela risque en outre d’aller très vite dans le final avec un sprint intermédiaire à seulement 20 kilomètres du but, et les dernières lignes droites en légère descente jusqu’à la ligne.

Les difficultés du jour :
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5e étape – Samedi 24 octobre : Huesca > Sabiñanigo (184,4 km)

Le peloton remonte vers les Pyrénées, mais n’y rentre pas directement, avec pour débuter ce premier week-end de course, une étape idéale pour les attaquants et les puncheurs. Dans les 70 derniers kilomètres, deux courtes côtes s’annoncent avant le gros morceau, l’Alto de Petralba, une ascension de 8,7 kilomètres à 5,2% de moyenne, avec un pied plus difficile et un final en faux-plat montant. Une longue descente s’annonce ensuite vers Sabiñango, avec une légère côte à 5% dans le dernier kilomètre pour faire chauffer une dernière fois les cuisses. Idéal pour les coureurs explosifs en cas d’arrivée en peloton réduit.

Les difficultés du jour :
Km 125,4 – 2e cat. : Alto de Vio (13,5 km à 4,7% de moyenne)
Km 136,5 – 3e cat. : Alto de Fanlo (6,4 km à 4,6%)
Km 166,7 – 2e cat. : Alto de Petralba (8,7 km à 5,2%)

6e étape – Dimanche 25 octobre : Biescas > Sallent de Gállego/Aramón Formigal (146,4 km)

Voici l’étape-reine pyrénéenne de cette Vuelta. Le peloton va filer en France pour une courte journée sur les hauteurs, de seulement 136 kilomètres. Et malgré la distance, cela risque de faire mal avec un enchaînement de trois cols parmi les plus rudes de la chaîne de montagne. Après un passage de la frontière sur le col du Portalet, la plus aisée des trois ascensions, le peloton devrait déjà clairement fondre sur le col de l’Aubisque, longue grimpée de plus de 16 kilomètres à 7% de moyenne. Après un léger répit dans la vallée de la gave de Pau, les grimpeurs s’élanceront vers le juge de paix de cette étape, le col du Tourmalet. Si la neige le permet, les coureurs grimperont à plus de 2 100 mètres d’altitude, au terme d’une terrible ascension de plus de 19 kilomètres à plus de 7% de moyenne. Le programme est alléchant, et s’il se conclut comme prévu, risque de mener à un chamboulement du classement général.

En accord avec le préfet des Hautes-Pyrénées, l’organisation du Tour d’Espagne a décidé de ne pas traverser la frontière franco-espagnole, et évitera donc les Pyrénées françaises. Une décision prise suite à la situation sanitaire complexe dans les deux pays, que ce soit en Navarre, en Aragon ou dans les Hautes-Pyrénées. Le plan B de l’organisation sera donc moins copieux mais restera intégralement en Espagne, sur des cols toujours fermés au public pour respecter les mesures sanitaires face au Covid-19. Le peloton franchira donc l’Alto de Petralba et le Puerto de Cotefablo, deux cols assez irréguliers avec un sommet plus abrupt, avant la montée finale en deux temps vers la station de ski d’Aramón Formigal, une ascension dernièrement escaladée en 2016. Cette montée se veut également très irrégulière avec des passages à 10% au milieu de nombreux replats.

Les difficultés du jour :
Km 69,5 – 3e cat. : Alto de Petralba (6,2 km à 5,1% de moyenne)
Km 105,5 – 2e cat. : Puerto de Cotefablo (13,1 km à 4%)
Km 146,4 – 1re cat. : Aramón Formigal (14,5 km à 4,6%)

6e étape - Nouvelle carte - Tour d'Espagne 2020 6e étape - Nouveau profil - Tour d'Espagne 2020

Lundi 26 octobre : journée de repos

7e étape – Mardi 27 octobre : Vitoria-Gasteiz > Villanueva de Valdegovia (159,7 km)

L’heure d’hiver vient d’être prononcée durant le week-end précédent, les coureurs ont eu une journée de repos pour digérer les Pyrénées, il est temps de s’élancer pour une deuxième semaine de course. Et cela commence par une étape de purs puncheurs, avec un retour au Pays Basque, et un circuit autour du Puerto de Orduña, une difficile ascension à 7,7% de moyenne à grimper à deux reprises. La deuxième montée se situe à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée et peut donner des idées aux grimpeurs.

Les difficultés du jour :
Km 67,3 – 1re cat. : Puerto de Orduña (7,8 km à 7,7% de moyenne)
Km 140,6 – 1re cat. : Puerto de Orduña (7,8 km à 7,7%)

8e étape – Mercredi 28 octobre : Logroño > Alto de Moncalvillo (164 km)

Les candidats au maillot rouge ne peuvent rien lâcher, la haute montagne s’annonce dès ce mercredi avec une étape pour purs grimpeurs, sur des pentes inédites pour les candidats à la Vuelta. Le peloton aura comme apéritif une ascension du Puerto de la Rasa, une montée d’une dizaine de kilomètres à plus de 5% de moyenne, avant une longue descente jusqu’au pied de l’Alto de Moncalvillo, un mur typique du Tour d’Espagne. Ce col de 8,3 kilomètres à 9,2% de moyenne propose des passages jusqu’à 15% permettant aux grimpeurs les plus explosifs de faire la différence. Car si l’ascension semble courte, elle peut créer de gros écarts.

Les difficultés du jour :
Km 113,8 – 2e cat. : Puerto de la Rasa (9,8 km à 5,3% de moyenne)
Km 164 – 1re cat. : Alto de Moncalvillo (8,3 km à 9,2%)

9e étape – Jeudi 29 octobre : Castrillo del Val > Aguilar de Campoo (157,7 km)

Les sprinters retrouvent enfin le sourire à l’occasion de cette neuvième étape parfaitement plate. Les coureurs n’auront pas le temps de découvrir la région des montagnes palentines, ils iront à toute vitesse jusqu’à la cité castillane, avec un premier passage dans la ville d’arrivée à 35 kilomètres du but, avant un tour autour du réservoir d’Aguilar. Un sprint massif reste le scénario le plus probable.

Les difficultés du jour :
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10e étape – Vendredi 30 octobre : Castro Urdiales > Suances (185 km)

Retour sur la côte atlantique à l’occasion de cette dixième étape, qui enchaînera les côtes abruptes aux abords de Santander. Ces quelques ascensions risquent toutefois de ne pas profiter aux habitués des échappées au long cours, vu le final du côté de Suances. En effet, dans les dix derniers kilomètres, les coureurs devront affronter une petite côte de 4 kilomètres à 2% de moyenne, avant un mur final de 1 500 mètres à 6% qui peut permettre aux puncheurs de s’offrir une victoire de prestige sur cette Vuelta.

Les difficultés du jour :
Km 125,1 – 3e cat. : Alto de San Cipriano (4,3 km à 5% de moyenne)

11e étape – Samedi 31 octobre : Villaviciosa > Alto de La Farrapona (170 km)

Les grimpeurs reprennent rapidement la main sur ce Tour d’Espagne, à l’occasion de cette onzième étape qui fera déjà monter les toxines avant le juge de paix du lendemain, bien connu des fans de la Petite reine. En attendant, place à une étape intense avec plus de 4 600 mètres de dénivelé positif sur cinq cols. Le peloton démarrera d’entrée avec l’Alto de la Campa, dès la sortie de Villaviciosa, avant un enchaînement de quatre ascensions particulièrement ardues. Les pentes les plus rudes arriveront en milieu d’étape, avec l’Alto de la Cobertoria et ses six kilomètres à plus de 11% de moyenne en cours d’ascension, et le Puerto de San Lorenzo, avec les cinq dernières bornes à plus de 11,5% de moyenne. Les grimpeurs se décideront ensuite la victoire sur l’Alto de la Farrapona, longue montée qui fait son retour sur la Vuelta après des victoires de Rein Taaramae (en 2011) et Alberto Contador (en 2014). Ce col final démarre véritablement dans ses cinq derniers kilomètres avec une moyenne de près de 9%. Cela fera donc mal après une telle journée…

Les difficultés du jour :
Km 9,3 – 3e cat. : Alto de la Campa (8,3 km à 4% de moyenne)
Km 56 – 1re cat. : Alto de la Colladona (7 km à 6,5%)
Km 95,2 – 1re cat. : Alto de la Cobertoria (9,8 km à 9%)
Km 136 – 1re cat. : Puerto de San Lorenzo (10 km à 8,6%)
Km 170 – 1re cat. : Alto de La Farrapona (16,5 km à 6,2%)

12e étape – Dimanche 1er novembre : Pola de Laviana > Alto de l’Angliru (109,4 km)

La montagne sera à nouveau au programme de ce deuxième dimanche de course, sur les pentes les plus rudes des Asturies. Si cette étape de montagne propose déjà quatre côtes pour lancer les coureurs, le peloton des favoris attendra plus particulièrement le final de cette douzième étape très courte, d’à peine 110 kilomètres. Car au terme de cette journée, il faudra affronter le terrible Angliru, véritable mur qui a consacré par le passé Alberto Contador (à deux reprises), Jan Ullrich ou encore Gilberto Simoni. L’ascension se déroule en deux phases : un apéritif de près de 5 kilomètres à moins de 7% de moyenne, avant un replat puis le gros morceau, soit plus de 6 bornes à près de 14% de moyenne ! Rien que cela… Le classement général sera clairement bouleversé par cette étape.

Les difficultés du jour :
Km 29,3 – 3e cat. : Alto del Padrún (3 km à 6,6% de moyenne)
Km 43 – 3e cat. : Alto de San Emiliano (5,8 km à 4,9%)
Km 60,3 – 1re cat. : Alto de La Mozqueta (6,6 km à 8,4%)
Km 88,2 – 1re cat. : Alto del Cordal (5,4 km à 9,3%)
Km 109,4 – Hors-cat. : Alto de l’Angliru (12,4 km à 9,9%)

Lundi 2 novembre : journée de repos

13e étape – Mardi 3 novembre : Muros > Mirador de Ézaro (33,7 km – CLM individuel)

Après une nouvelle journée de repos, les favoris au classement général se retrouvent pour le seul contre-la-montre individuel de cette Vuelta. Et comme il s’agit du Tour d’Espagne, l’organisation propose un exercice atypique au bord de l’Atlantique. Au terme de près de 30 kilomètres sur le bord de mer, sur des routes légèrement techniques qui profiteront aux coureurs puissants, les rouleurs devront ensuite affronter un terrible mur de 1,8 kilomètre à 14,8% de moyenne. Vu la courte distance, le changement de vélo ne s’annonce pas forcément approprié, mais la course pour le maillot rouge pourrait mener à des tactiques différentes vers le Mirador de Ézaro.

Les difficultés du jour :
Km 33,7 – 3e cat. : Mirador de Ézaro (1,8 km à 14,8% de moyenne)

14e étape – Mercredi 4 novembre : Lugo > Ourense (204,7 km)

En ce début de troisième semaine de course, les engagés de la Vuelta devaient normalement se rendre au Portugal pour deux jours dans les collines lusitaniennes. La crise sanitaire est cependant passée par là et les coureurs enchaîneront finalement les côtes dans la région de Galice. Sur plus de 200 kilomètres, cette étape s’annonce idéale pour les attaquants, notamment au vu du final. Dans les vingt-cinq derniers kilomètres, les puncheurs enchaîneront l’Alto de Abelaira, soit plus de 7 km à près de 4% de moyenne, avant l’arrivée à Ourense, un petit mur d’un kilomètre à plus de 6% de moyenne. Une étape de transition idéale donc.

Les difficultés du jour :
Km 112,7 – 3e cat. : Alto de Escairón (8,7 km à 3,3% de moyenne)
Km 142,8 – 3e cat. : Alto de Guitara (7,8 km à 3,8%)
Km 182 – 3e cat. : Alto de Abelaira (7,6 km à 3,8%)

15e étape – Jeudi 5 novembre : Mos > Puebla de Sanabria (230,8 km)

Voici l’étape la plus longue de cette Vuelta, avec une nouvelle fois un profil très vallonné qui sera idéal pour les attaquants au long cours. Si aucun grand col ne s’annonce durant cette longue journée sur la frontière portugaise, le peloton enchaînera tout de même plus de 4 000 mètres de dénivelé positif. Cinq côtes sont officiellement répertoriées, mais dans les 100 derniers kilomètres, cela ne fera que grimper ou descendre jusqu’à l’arrivée à Puebla de Sanabria. Avec un juge de paix à moins de vingt bornes de l’arrivée, l’Alto de Padornelo, une côte roulante de 6 km à 3,5% de moyenne.

Les difficultés du jour :
Km 55 – 3e cat. : Alto de San Amaro (6 km à 6,2% de moyenne)
Km 72,5 – 3e cat. : Alto de Carcedo (6,5 km à 3,6%)
Km 93,2 – 3e cat. : Alto do Furriolo (5,1 km à 7%)
Km 152,8 – 3e cat. : Alto de Fumaces (10,8 km à 4,5%)
Km 212 – 3e cat. : Alto de Padornelo (6,4 km à 3,5%)

16e étape – Vendredi 6 novembre : Salamanque > Ciudad Rodrigo (162 km)

Cette antépénultième étape de la Vuelta propose un profil qui devrait plaire une nouvelle fois aux attaquants, avec deux cols à affronter entre les cités universitaires de Salamanque et de Ciudad Rodrigo. Les ascensions restent toutefois très roulantes, avec une descente de près de dix kilomètres avant l’arrivée, ce qui pourrait donc mener à un sprint en peloton réduit. Une dernière côte de 2,2 kilomètres à plus de 5% de moyenne dans les vingt dernières bornes peut permettre à certains puncheurs de s’échapper, mais cela s’annonce compliqué.

Les difficultés du jour :
Km 90,8 – 2e cat. : Puerto El Portillo (13,8 km à 4,4% de moyenne)
Km 126,7 – 1re cat. : Puerto El Robledo (11,7 km à 3,8%)

17e étape – Samedi 7 novembre : Sequeros > Alto de la Covatilla (178,2 km)

Le classement général se décidera à l’occasion de cette dernière étape de montagne sur les hauteurs de Castille-et-Leon. Six cols s’annoncent durant cette longue journée, avec dès l’entame de l’étape le Puerto del Portillo de las Batuecas, une montée de 10 kilomètres à plus de 6% de moyenne. Les ascensions suivantes sont plus roulantes, et serviront avant tout à user les organismes avant le final très particulier. En effet, l’organisation a d’abord imaginé un passage via une montée non-macadamisée de 600 mètres à près de 9% de moyenne, avant l’arrivée au pied de l’Alto de la Covatilla, grimpée pour la sixième fois dans l’histoire de la Vuelta. Dan Martin (en 2011) et Ben King (en 2018) y avaient triomphé, leur successeur devrait être un candidat au maillot rouge. Cette ascension se veut très irrégulière avec des passages à plus de 10% à mi-pente et dans le dernier kilomètre. Les purs grimpeurs explosifs seront ravis.

Les difficultés du jour :
Km 49,1 – 1re cat. : Puerto del Portillo de las Batuecas (10,1 km à 6,5% de moyenne)
Km 88,3 – 3e cat. : Alto de San Miguel de Valero (12 km à 3,4%)
Km 103,2 – 3e cat. : Alto de Cristóbal (6,2 km à 4,7%)
Km 134,6 – 3e cat. : Alto de Peñacaballera (4,6 km à 5,3%)
Km 152 – 2e cat. : Alto de la Garganta (12 km à 4,8%)
Km 178,2 – Hors-cat. : Alto de la Covatilla (11,4 km à 7,1%)

18e étape – Dimanche 8 novembre : Hippodrome de Zarzuela > Madrid (124,2 km)

La dix-huitième et dernière étape est un habituel critérium dans la capitale espagnole. Le peloton profitera d’une calme balade dans la périphérie madrilène, depuis l’hippodrome de La Zarzuela jusqu’au centre de la capitale. Les sprinters se disputeront ensuite la victoire sur cette ultime étape à l’occasion d’un court circuit local de près de six kilomètres à parcourir à six reprises. Malgré les faux-plats montants à enchaîner dans la capitale, il ne fait aucun doute sur l’issue de cette étape. Avant le podium final, qui célébrera les divers vainqueurs de cette Vuelta, qui auront bien mérité leur dû au bout de ces trois semaines inédites dans l’histoire du cyclisme moderne. Jamais la saison européenne n’avait terminé aussi tard, les coureurs pourront bien célébrer cette fin de Tour d’Espagne avant de penser à 2021.

Les difficultés du jour :
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Graphiques : Unipublic/ASO

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