Toon Aerts suspendu deux ans pour son contrôle positif au Letrozole : « Une sanction très sévère »

L’ex-champion d’Europe de cyclo-cross a annoncé, très ému, qu’il ne pourra pas reprendre la compétition avant le 16 février 2024. Mais il clame son innocence et veut faire appel de cette décision.
Toon Aerts (Baloise Trek Lions) dans les escaliers sur le cyclo-cross de Termonde, le 26 décembre 2021 – Photo : Alain Vandepontseele/Alain VDP Photography

Dix mois après l’annonce de son contrôle positif au Letrozole, un produit utilisé contre le cancer du sein et considéré comme illicite, Toon Aerts a enfin obtenu une notification de l’Union Cycliste Internationale (UCI) lui annonçant une suspension de deux ans pour une prise non intentionnelle de ce produit interdit selon le règlement de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA). Ce qui signifie une suspension effective jusqu’au 16 février 2024.

Toon Aerts a annoncé lui-même cette sanction, lors d’une conférence de presse ce jeudi matin. Très ému, au bord des larmes, le cyclo-crossman belge a continué de clamer son innocence. « C’est une sanction sévère. Très sévère pour quelqu’un qui est droit dans ses chaussures et peut affirmer en toute sérénité qu’il n’est pas un dopé. (…) Je n’ai jamais eu l’intention de recourir au dopage et je n’ai jamais pris volontairement des produits dopants pour améliorer mes performances », a-t-il confié d’emblée lors de cette conférence de presse, durant laquelle il a également évoqué sa défense et les explications déjà déposées auprès de l’UCI.

Une contamination externe ?

Toon Aerts réaffirme que la quantité de Letrozole retrouvée dans le test positif est si faible que tout dopage serait non intentionnel. Une défense entendue par l’UCI qui a décidé de suspendre le coureur belge pour deux ans et non quatre ans, comme le voudrait toute infraction intentionnelle. « Je n’avais jamais entendu parler du produit en question. Nous avons cherché avec mon équipe à savoir où cela a mal tourné et nous avons soumis de nombreux éléments à l’UCI. Mais ils ont déclaré que je devais quand même être suspendu pour deux ans. C’était un enfer de dire cela à mes parents, ma compagne, mon frère, tout le monde. Mais ils ont continué à me soutenir », ajoute Aerts, qui a quitté l’équipe Baloise Trek Lions d’un commun accord depuis septembre dernier. Sa défense indique notamment qu’un des échantillons contre-analysé ne montrerait pas de présence de Letrozole. Son manager ajoute être certain que le produit proviendrait plutôt d’une contamination externe, potentiellement d’un complément alimentaire.

Malgré cette sanction, l’ex-champion d’Europe de cyclo-cross reste convaincu qu’il va revenir au plus vite dans les labourés. « Je continuerai à faire tout ce que je peux pour prouver mon innocence. Je suis convaincu que je vais retrouver ma place dans les cyclo-cross. Je garde beaucoup d’incertitudes, mais une chose est certaine : au plus tard le 16 février 2024, ma deuxième carrière commencera », lance-t-il. Avant de confirmer qu’il devrait faire appel de cette proposition de sanction de l’UCI.

Total
1
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Précédent article

Diegem : le cyclo-cross peut remercier Van Aert, Pidcock et Van der Poel

Article suivant
Montage Line Burquier Perrine Clauzel Pauline Ferrand-Prévot - Cyclo-cross de Diegem 2022 - Alain Vandepontseele

Line Burquier, Perrine Clauzel, Pauline Ferrand-Prévot : trois Françaises à l’assaut des cyclo-cross belges

Articles similaires