Après Trek-Segafredo, BikeExchange propose un salaire minimal égal entre les femmes et les hommes

L’équipe australienne BikeExchange (ex-Mitchelton-Scott) va devenir la deuxième équipe féminine à offrir un salaire minimum égal à celui déjà proposé pour ses cyclistes masculins. Après Trek-Segafredo, la volonté d’établir une égalité salariale entre les pelotons féminin et masculin se confirme.

L’annonce a été faite par la Trinidadienne Teniel Campbell (Team BikeExchange) lors d’un récent numéro du podcast The Cycling Podcast Féminin : les cyclistes féminines de l’équipe australienne disposent désormais du même salaire minimum que celui requis pour les membres de l’équipe masculine. Le Team BikeExchange est donc la deuxième équipe à opérer ce changement, en amont des prérequis de l’Union Cycliste Internationale (UCI), après la formation américaine Trek-Segafredo en début d’année.

«Pour moi, je peux aider ma famille à la maison, je peux investir dans mon avenir, je peux faire plus de choses avec cet argent supplémentaire, c’est vraiment bien», explique Teniel Campbell dans The Cycling Podcast Féminin. «Nous réalisons la même charge de travail que les hommes, nous nous investissons autant que les hommes, nous dédions notre vie au cyclisme comme les hommes. C’est donc une bonne chose. J’espère que prochainement, nous aurons également plus de couvertures de courses en direct, pour que ma famille et mes amis puissent plus regarder ces courses, mais je pense que cela avance dans la bonne direction, petit à petit»

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Copeland : «Toutes les équipes devraient s’impliquer»

Le manager général de l’équipe BikeExchange, Brent Copeland, demande également sur Cyclingnews à ce que les équipes du WorldTour masculin investissent plus largement dans le cyclisme féminin. Les équipes proposant deux noyaux sont aujourd’hui plus nombreuses : Trek-Segafredo, Team Jumbo-Visma, FDJ, Team BikeExchange, Team DSM, Lotto-Soudal et Movistar ont désormais une équipe tant dans le peloton masculin que féminin, alors qu’Astana a cédé sa licence féminine en Italie. Mais pour Brent Copeland, certaines formations ont le budget pour s’impliquer chez les femmes.

«Ce serait fantastique si toutes les équipes du WorldTour masculin pouvaient investir dans une équipe féminine», confirme le manager général chez Cyclingnews. «GreenEDGE l’a fait depuis longtemps, et a réalisé un bon travail jusqu’ici, donc cela roule naturellement entre les équipes masculine et féminine. Si vous gérez une équipe masculine et que vous souhaitez lancer une équipe féminine, je ne pense pas que cela représente tant d’argent. C’est plus l’idée de démarrer toute une nouvelle organisation qui fait peur à beaucoup d’entre eux. Mais cela ne devrait pas être une excuse. (…) Plus d’équipes investissent, plus cela donnera de la visibilité et permettra d’aider le cyclisme féminin».

Pour rappel, l’UCI a présenté en 2019 un plan pluriannuel destiné à pousser la professionnalisation du cyclisme féminin. Outre un congé maternité et des avantages sociaux améliorés proposés depuis 2020, le salaire minimum des cyclistes féminines des équipes du Women’s WorldTour va être augmenté au fil des saisons, pour atteindre en 2023 le salaire minimum des équipes masculines ProTeams.

Photo : Team BikeExchange

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