Brussels Cycling Classic : notre présentation complète de la 100e édition

Rendez-vous des sprinters, la Brussels Cycling Classic annonce cette année un parcours légèrement remanié pour leur rendre la tâche plus ardue. Les côtes et routes étroites vont s’enchaîner à une trentaine de kilomètres de l’arrivée avant un nouveau final tracé aux abords de l’Atomium, et non plus sur la large avenue Houba de Strooper.

Le parcours

Comme pour le Tour de Wallonie ou la Course des Raisins d’Overijse, les organisateurs de la Brussels Cycling Classic (désormais épaulés par le géant Flanders Classics) ont décidé d’en dévoiler le moins possible sur le tracé de cette 100e édition de la classique bruxello-brabançonne. En raison de la crise sanitaire du Covid-19, le public est en effet interdit sur les sites de départ, au parc du Cinquantenaire à Bruxelles, et d’arrivée, au pied de l’Atomium à Bruxelles. Et seuls les spectateurs vivant sur le parcours pourront finalement profiter du passage du peloton sur des routes toutefois bien connues des amateurs de cyclisme. Car la Brussels Cycling Classic, depuis quelques années, s’aventurent sur les routes qui faisaient auparavant la réputation de la Flèche Brabançonne (qui a depuis déménagé près d’Overijse).

Ainsi, la Chaussée d’Alsemberg, le Bruine Put ou encore la montée de Maasdal seront au programme de cette semi-classique, avec même deux passages à Alsemberg et sur le Bruine Put, pour corser l’affaire. Ce sera d’ailleurs la deuxième boucle aux abords d’Alsemberg qui risque de décanter la course, à près de 40 kilomètres de l’arrivée. Les coureurs enchaîneront trois petites côtes flandriennes en dix kilomètres avant une succession de routes étroites jusqu’au Keperenberg, dernière ascension de la journée de seulement 600 mètres, située à 13 bornes du but. Les équipes de sprinters peuvent donc se faire surprendre sur ces passages plus relevés, avant une réorganisation du peloton possible dans les longues lignes droites bruxelloises.

La dernière ligne droite sera aussi différente puisque les coureurs ne rejoindront pas l’avenue Houba de Strooper comme à l’accoutumée, mais retrouveront les abords de l’Atomium, comme en 2014 (victoire de Greipel). Cela signifie un virage serré à près de 500 mètres de la ligne, et une route qui ne cessera de monter dans le dernier kilomètre. Les plus puissants devront donc bien préparer leur dernier rush, pour éviter la panne sèche dans le dernier hectomètre.

Les favoris

Entre les sprinters qui ont pris la direction de la Riviera pour le Tour de France, et ceux qui ont rejoint le Tour du Poitou-Charentes pour prolonger après l’effort après les championnats d’Europe, la Brussels Cycling Classic propose tout de même une liste de partants particulièrement intéressante. Le vainqueur de l’édition 2018 Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe) souhaitera ainsi retrouver sa meilleure condition sur ces routes bruxelloises qu’il connaît bien, même s’il risque bien de voir adversaires de renom tenter de le déborder dans les derniers hectomètres, comme le Colombien Fernando Gaviria (UAE Team Emirates), qui sort d’un bon Tour du Limousin (une victoire d’étape), ou le champion de Belgique Tim Merlier (Alpecin-Fenix) qui s’est montré tout aussi à l’aise dans un rôle de sprinter que dans un rôle d’électron libre sur des routes plus vallonnées, comme lors de la récente Flèche de Heist, reprise professionnelle en Belgique. Le Britannique Dan McLay (Arkéa-Samsic), s’il n’a pas encore trouvé la victoire cette saison, sera également à surveiller dans le final vu sa pointe de vitesse et sa capacité à se faufiler dans les derniers mètres.

Du côté des équipes belges, la formation Deceuninck-Quick Step pourra compter sur Florian Sénéchal, en grande forme, pour anticiper une offensive dans les côtes, et sur Davide Ballerini, vice-champion d’Italie et parfait lanceur de Giacomo Nizzolo sur le championnat d’Europe, pour tenter sa chance dans le sprint. Baptiste Planckaert et Joel Suter seront les coureurs attendus chez Bingoal-Wallonie Bruxelles pour faire la différence alors que Timothy Dupont et Danny van Poppel devront se refaire la cerise chez Circus-Wanty Gobert.

La météo

Les coureurs vont subir une météo de flandrien ce dimanche. Le ciel s’annonce en effet très nuageux avec un mélange d’éclaircies et d’averses en début d’après-midi. Le vent soufflera de nord-est à est-nord-est entre 30 et 50 km/h, donc de face dans les derniers kilomètres. Les températures ne dépasseront pas 17 à 19 degrés.

Le profil de la 100e édition de la Brussels Cycling Classic :

Le mode d’emploi de la 100e édition de la Brussels Cycling Classic :

Difficultés :
Km 14 : Vossemberg (1 km à 3,6% de moyenne)
Km 20 : Smeysberg (700 m à 5,7%)
Km 27 : Lanestraat (700 m à 4,6%)
Km 48,5 : Chaussée d’Alsemberg (400 m à 6%)
Km 54,5 : Bruine Put (800 m à 6,8%)
Km 57,5 : Krabosstraat (1 km à 6,2%)
Km 65 : Rue de Nivelles (1,6 km à 4,3%)
Km 73,5 : Rue du Croiseau (700 m à 6,4%)
Km 78,5 : Rue de Ronquières (800 m à 4,1%)
Km 158,5 : Maasdal (1,7 km à 2,9%)
Km 165,5 : Chaussée d’Alsemberg (400 m à 6%)
Km 171,5 : Bruine Put (800 m à 6,8%)
Km 175,5 : Menisberg (500 m à 4,6%)
Km 191 : Keperenberg (600 m à 5,8%)

Distance : 204 kilomètres

Arrivée : vers 15h15

Diffusion TV :
– En direct dès 13h20 sur RTBF Auvio
– En direct dès 13h35 sur Canvas/Sporza (VRT)
– En différé dès 18h10 sur La Chaîne L’Equipe
– Résumé dès 18h30 sur Eén/Sporza (VRT)

Palmarès :
2010 : Francisco José Ventoso (Esp)
2011 : Denis Galimzyanov (Rus)
2012 : Tom Boonen (BEL)
2013 : André Greipel (All)
2014 : André Greipel (All)
2015 : Dylan Groenewegen (P-B)
2016 : Tom Boonen (BEL)
2017 : Arnaud Démare (Fra)
2018 : Pascal Ackermann (All)
2019 : Caleb Ewan (Aus)

Graphique : La Flamme RougeLa Flamme Rouge – Photo de couverture : Brussels Cycling Classic

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