Bernal le conquérant, Caruso la surprise, les succès belges… : les leçons à retenir du Tour d’Italie 2021

Sur la Piazza del Duomo à Milan, le maillot rose a levé les bras en croix, sans sourciller. Egan Bernal (INEOS Grenadiers) a signé sa deuxième victoire sur un Grand Tour : le Tour d’Italie 2021 semblait à sa portée, il n’a pas failli à sa mission malgré quelques alertes. Car ce Giro aura été spectaculaire, de bout en bout, profitant aux esprits offensifs, que ce soit pour les étapes ou le classement général. Retour sur trois semaines qui ont mené Bernal au sommet.

Egan Bernal est bien un homme de Grand Tour

À seulement 24 ans, Egan Bernal est considéré depuis le début de sa carrière professionnelle comme le coureur-type des épreuves montagneuses. Offensif à souhait, parfait gestionnaire, bon rouleur de contre-la-montre : le Colombien a déjà de grandes qualités pour briller, il bénéficie en prime d’un soutien collectif de grande qualité chez INEOS Grenadiers, l’équipe devenue favorite de l’ensemble des Grands Tours disputés durant la dernière décennie. Sur ce Tour d’Italie, malgré des (légers) doutes sur l’état de son dos après son Tour de France manqué l’an dernier, Egan Bernal arrivait à pas feutrés, avec quelques références en mars.

Egan Bernal Gravier - Vainqueur 9e étape Giro Tour d'Italie 2021 - RCS Sport La Presse Marco Alpozzi

Enchaînant les stages par la suite, le Colombien a rapidement démontré sa voracité, attaquant dès la première arrivée au sommet, à San Giacomo. Avant d’attaquer encore vers Campo Felice, puis de prendre les commandes sur les routes blanches menant à Montalcino, puis de passer une nouvelle fois à l’offensive sur le Monte Zoncolan. Dès qu’il pouvait mettre une dent de plus que ses adversaires, Bernal a profité des deux premières semaines de course pour faire la différence. Ses qualités techniques lui ont permis de faire la différence aux moments les plus opportuns, et il bénéficiait en prime d’équipiers au top de leur condition. Malgré le retrait de Pavel Sivakov sur chute dès la 5e étape du Giro, le train INEOS Grenadiers a encore vrombi sur les pentes grâce à Jonathan Castroviejo et surtout Daniel Martinez, soutien idéal en troisième semaine. À tel point que le Colombien, à peine âgé d’un an de plus que Bernal, a réalisé son meilleur résultat sur un Grand Tour : cinquième au général. Ses cris de soutien à l’égard de Bernal, en perdition sur les pentes de Sega di Ala, sur la 17e étape, resteront gravés dans une photo déjà devenue un mème dans le milieu cycliste.

Après son impitoyable saison 2019, Egan Bernal s’était retrouvé malgré lui effacé par une saison particulière en raison du Covid-19, et par l’émergence de talents venus de Slovénie, de Belgique ou des Pays-Bas qui lui ont mis un coup de vieux. Beaucoup semblaient oublier que le Colombien n’a célébré ses 24 ans qu’en début d’année, et qu’il a pointé ce Giro comme son principal objectif de l’année. Avec raison. Des séances de kiné, une préparation en haute montagne (mais loin de la neige italienne, où il n’avait repéré que deux étapes), quelques kilomètres pour se remettre dans le bain jusqu’à Tirreno-Adriatico, et voici la machine colombienne bien huilée pour démarrer ce Giro dans les meilleures conditions.

Certes, Bernal a connu une perte de vitesse en troisième semaine. Mais il reste un parfait gestionnaire. Après sa victoire à Cortina d’Ampezzo, il comptait encore 2:24 d’avance sur son plus proche rival, l’Italien Damiano Caruso (Bahrain Victorious). Ce ne sont finalement que sur les deux dernières étapes que Bernal a perdu le plus de temps sur son adversaire. Et encore : Caruso termine finalement à 1:29 du maillot rose. S’il a perdu du temps sur Sega di Ala pour avoir voulu suivre le rythme insoutenable de Simon Yates (Team BikeExchange), il a ensuite géré son ascension sur la montée similaire de l’Alpe di Mera, perdant ainsi moins d’une demi-minute sur Yates contre près d’une minute, deux jours plus tôt. Sur l’ultime étape dans la vallée de la Spluga, Bernal a été parfaitement protégé, et le Colombien a accompagné sans stress apparent Castroviejo et Martinez pour garder Caruso à bonne distance. C’est tout ce qu’il fallait pour remporter ce Giro : ne pas se mettre dans le rouge et gérer cet avantage conquis durant les deux premières semaines de course.

Il montre également son côté gestionnaire dans ses objectifs futurs. Alors que plusieurs médias l’interrogeaient dès le deuxième jour de repos du Giro sur un éventuel doublé avec le Tour de France, le maillot rose a rapidement mis fin aux rumeurs. «Le doublé, j’y penserai plus tard», a-t-il confirmé, avant d’indiquer une potentielle participation au Tour d’Espagne, où il endosserait également un statut de favori vu ses prestations italiennes. Egan Bernal se construit en tout cas un palmarès déjà conséquent. Il est ainsi le premier coureur de moins de 25 ans à remporter deux Grands Tours si jeune, depuis Laurent Fignon en 1984. Il est également le premier coureur depuis Eddy Merckx à s’offrir le Tour de France, le Tour d’Italie, Paris-Nice et le Tour de Suisse. Et il reste quelques courses par étapes à aller chercher…

Damiano Caruso, l’éternel équipier au pied de la montagne rose

Depuis ses débuts dans le WorldTour chez Liquigas, puis chez BMC et enfin Bahrain, Damiano Caruso a toujours été considéré comme un équipier de luxe pour des leaders souvent meilleurs grimpeurs ou meilleurs rouleurs sur ces épreuves de trois semaines éreintantes. Toujours présent en montagne, il accompagnait Ivan Basso, Vincenzo Nibali, Cadel Evans, Richie Porte ou encore Mikel Landa pour les propulser vers un podium voire mieux. Avec souvent des résultats probants également pour sa pomme : 8e du Tour d’Italie en 2015, 9e du Tour d’Espagne en 2014, 10e du Tour de France en 2020 et 11e du Tour en 2017, ce n’est pas rien.

Sorti 9e du Tour de Romandie, début mai, Damiano Caruso apparaissait en bonne condition pour épauler Mikel Landa vers un premier succès sur un Grand Tour. La malchance a toutefois frappé l’équipe Bahrain Victorious. Percuté par Joe Dombrowski, lui-même au sol après avoir touché un signaleur prévenant d’un panneau au milieu de la route, l’Espagnol a dû abandonner dès la cinquième étape, laissant sa formation sans leader. Alors, à qui le rôle de n°1 ? Pello Bilbao a rapidement semblé trop juste en haute montagne, laissant ce statut à l’expérimenté Caruso. Et l’Italien a tout simplement réalisé sa meilleure performance sur un Grand Tour.

L’Italien s’est même permis d’attaquer le maillot rose à plusieurs reprises en troisième semaine, durant des étapes de montagne qui semblaient pourtant mieux convenir au profil de grimpeur de Bernal. Caruso a osé, caractéristique principale d’une équipe Bahrain Victorious qui ne cesse de mener l’attaque. Souvent à contretemps. Sur ce Giro, le timing était juste. Pour permettre à Caruso d’accrocher sa première victoire sur un Grand Tour, et lui permettre ensuite d’accrocher une deuxième place inespérée au général. «L’attaque vers l’Alpe Motta n’était pas planifiée. Dans la descente du San Bernardino, nous avons vu les DSM accélérer le rythme, et moi et Pello Bilbao avons décidé de les suivre, car nous pensions qu’être en tête pour la montée finale serait une bonne stratégie. Finalement, cela s’est transformé en coup gagnant», confie Caruso, encore frais dans le contre-la-montre final pour reprendre 30 secondes à Bernal, soit une seconde au kilomètre.

Sera-ce la surprise du mois ou le début d’une deuxième carrière pour Caruso ? «Je fais juste ce que j’ai fait l’année dernière et j’essaie maintenant de faire encore mieux», réagissait l’Italien au lendemain de Sega di Ala. Dans la position d’un favori, Caruso s’est mué en leader, aidé de main de maître par Bilbao sur les quelques montées restantes de ce Giro. Il lui manquait toutefois une formation au complet (Bahrain Victorious n’était plus que cinq au soir de la 12e étape) et une meilleure condition en début de Giro pour espérer mieux. Il sera désormais difficile de réaliser une aussi belle performance sur d’autres Grands Tours, car une telle opportunité ne se représente pas deux fois. Les conditions de course l’ont propulsé sur le devant de la scène, Caruso risque de se remettre prochainement au service de Mikel Landa voire de Pello Bilbao, pour leur offrir ce qu’il a pu vivre durant ces trois semaines de rêve.

Remco Evenepoel, ce sera pour la prochaine

La folie «Remco» a envahi la Belgique avant même le départ de ce Tour d’Italie, et elle s’est poursuivie quasiment tous les jours. Principalement durant une première semaine marquée par les possibilités pour le coureur de la Deceuninck-Quick Step de porter le maillot rose dès son premier Grand Tour. Le coureur brabançon a été au mieux à 11 secondes de ce Graal, lui qui n’avait pas enfourché le moindre vélo en compétition depuis neuf mois et sa terrible chute sur le Tour de Lombardie. Les médias belges ne cessaient de crier à l’exploit, oubliant presque la fracture du bassin et la lourde récupération menée ces derniers mois pour le ramener sur une liste de départ.

L’espoir fou était légitime. Un garçon si talentueux ne doit pas avoir perdu toutes ses qualités en une chute, aussi effrayante soit-elle. Certes. Mais il y a la préparation, perturbée en début d’année par cette douleur pas entièrement résorbée. Il y a le manque de compétition, qui ne peut être gommé par quelques tours de roue. Il y a l’inexpérience, pour un coureur qui n’a jamais disputé plus de huit jours consécutifs en compétition. Beaucoup d’éléments gommés pour fixer le rêve d’un Belge de 21 ans à côté du Trophée «sans fin» du Giro.

Daniel Martin Remco Evenepoel Egan Bernal - 6e étape Tour d'Italie Giro 2021 - RCS Sport La Presse Massimo Paolone

L’espoir s’est noirci lors de cette étape des «routes blanches» à Montalcino, durant laquelle Evenepoel n’a finalement perdu que deux minutes sur les principaux favoris du général. Le Monte Zoncolan a encore percé le rêve belge, avant l’enfer de Cortina d’Amprzzo. Après 16 étapes pour rappel, lui qui n’avait jamais été plus loin qu’une semaine de course. Alors qu’il était encore 7e du général au matin de cette étape dantesque, disputée comme dans un frigo. Puis, l’abandon sur chute, sur cette 18e étape qui avait montré sa force, sa persévérance. Lâché au pied du Passo San Valentino, le Belge revenait du Diable Vauvert pour accrocher le peloton des favoris au sommet, avant une chute en descente, par dessus une rambarde de sécurité.

L’espoir a alors laissé place aux doutes : était-il prêt ? Devait-il se démener comme cela ? L’équipe Deceuninck-Quick Step aurait-elle dû miser sur João Almeida plutôt que sur son poulain belge ? Ce Giro était un test, Patrick Lefevere, manager de Deceuninck-Quick Step, l’a dit et répété depuis le départ du Tour d’Italie. Et dans le même temps, avec le dossard «1» de l’équipe dans le dos, Evenepoel était considéré comme leader. Ces informations contradictoires, ainsi que les grandes performances du cycliste belge en début de Giro, ont mené à cette folie médiatique qui devrait enfin s’essouffler, du moins si le programme de la star de Deceuninck-Quick Step s’élargit.

Remco Evenepoel Maillot blanc Pieter Serry - RCS Sport La Presse Marco Alpozzi

Remco Evenepoel espérait profiter du Giro pour préparer les Jeux Olympiques. Son manque de rythme a été pointé en Italie, et il risque donc d’ajouter quelques jours de course à son agenda avant de partir pour Tokyo. Cette épreuve de trois semaines, malgré son abandon à quatre jours de l’arrivée, lui a permis de prendre une leçon, celle qu’il n’avait jamais connue depuis le début de sa prolifique carrière professionnelle. À seulement 21 ans, il a encore de nombreuses saisons, et de nombreuses occasions devant lui, pour prétendre à la victoire sur un Grand Tour. Il a confirmé qu’il pouvait tenir la roue de grands grimpeurs sur ce Giro, alors qu’il n’était qu’à 70-80% de ses capacités. Mieux préparé, avec une équipe entièrement dédiée à sa cause, et avec surtout des qualités améliorées en descente et dans les passages techniques, Remco Evenepoel pourra faire de grandes choses. Patrick Lefevere attend un vainqueur belge du Tour de France d’ici 2026. Cela laisse de la marge.

Campenaerts, Merlier, Vervaeke… : les Belges brillent

Pour la première fois depuis 2015, deux coureurs belges se sont imposés sur le Tour d’Italie. Cela a commencé sur les chapeaux de roue, dès le premier sprint massif (toujours nerveux) à Novara. Tim Merlier (Alpecin-Fenix), dès sa première course en ligne sur un Grand Tour, y a fait parler sa pointe de vitesse pour un succès en hommage au regretté Wouter Weylandt. Deux semaines plus tard, dans les vallons de Gorizia, à la frontière italo-slovène, Victor Campenaerts (Team Qhubeka ASSOS) a également signé son premier succès sur un Grand Tour, au bout d’un combat d’attaquants des plus intenses sous la pluie.

Au vu du peloton présenté au départ de ce Giro, la délégation belge pouvait s’attendre à un succès, ou des résultats probants. Ces deux succès d’étape sont une confirmation des talents dont regorge le peloton belge en cette nouvelle décennie. Merlier, désormais concentré à 100% sur la route, peut enfin lâcher les watts depuis 2019 et son titre de champion de Belgique, alors que Campenaerts, dans une nouvelle équipe, retrouve un esprit offensif qu’il avait perdu avec ses objectifs de contre-la-montre. Le rouleur s’est redécouvert attaquant, et l’a montré à foison sur ce Giro.

Victor Campenaerts - Attaque 15e étape Tour d'Italie Giro 2021 - RCS SPort La Presse

De même pour le champion de Belgique Dries De Bondt, qui pour son premier Grand Tour a enchaîné les offensives, terminant même l’étape difficile de Montalcino en quatrième position. Ses multiples tentatives lui ont permis au moins d’accrocher le classement général des sprints intermédiaires ainsi que le prix de la combativité. Son équipier Louis Vervaeke a pour sa part impressionné les observateurs en première semaine de course. Le grimpeur hesbignon, ancien grand espoir des courses par étapes, a ensuite perdu pied sur des étapes plus lourdes. Ce qui ne l’a pas empêché d’accrocher une 20e place finale sur ce Giro, confirmant des sensations retrouvées au sein d’une équipe qui laisse de la liberté à ses coureurs. Bref, le cru belge 2021 du Giro a été particulièrement savoureux.

Des sprinters en vacances ?

Dans les années 1990 et 2000, les observateurs s’interrogeaient sur le professionnalisme de sprinters, comme Mario Cipollini ou Alessandro Petacchi, qui enchaînaient les victoires lors des premières étapes d’un Grand Tour, avant d’abandonner, les prix dans la besace. Vingt ans plus tard, la polémique n’est pas éteinte. Cette fois, c’est Caleb Ewan qui en fut la principale victime, après son abandon sur la 8e étape, au lendemain de sa victoire à Termoli. Eddy Merckx s’est interrogé sur la motivation de l’Australien : «C’est un manque de professionnalisme et un manque de respect pour le Giro et pour le cyclisme», lâchait le Cannibale à Ewan, suggérant que les problèmes de genou annoncés n’étaient qu’un prétexte à son départ anticipé. Depuis lors, l’Australien a confirmé qu’il a évité le vélo durant plusieurs jours avant de reprendre l’entraînement, et la préparation pour le Tour de France, via le prochain Tour de Belgique (du 9 au 13 juin).

Il n’est toutefois pas le seul à avoir quitté le Giro prématurément après un succès. Tim Merlier n’est pas reparti après le premier jour de repos, en raison de la fatigue accumulée, avant de lever les bras une semaine plus tard sur le Tour du Limbourg. Giacomo Nizzolo a également quitté l’épreuve italienne après sa victoire sur la 13e étape sans autre raison physique, confirmant simplement l’idée que la fin du Giro n’était pas pour les sprinters. David Dekker et Dylan Groenewegen sont aussi partis avant la 14e étape en raison de cette fin de Tour d’Italie trop abrupte pour leur condition physique.

Sprint Giacomo Nizzolo Cadel Evans - Victoire 5e étape Tour d'Italie 2021 - RCS Sport La Presse Gian Mattia D'Alberto

Un manque de respect ? Il faut avouer que la fin du Tour d’Italie était un véritable feu d’artifices pour grimpeurs, mais un enfer pour les spécialistes de l’emballage massif, avec une seule étape de plaine en troisième semaine de course (avec tout de même un enchaînement de trois côtes dans les 30 derniers kilomètres pour perturber le peloton). Alors, ces sprinters l’ont compris : quel intérêt de poursuivre une telle épreuve pour user son organisme, sans autre victoire ni maillot distinctif à portée ? Terminer une épreuve de trois semaines est un honneur, certes, mais la saison est encore longue et les opportunités de plus en plus rares. Alors, autant éviter le désastre en montagne et envisager les prochains objectifs en toute sérénité. Ce n’est pas faire honte au cyclisme que d’espérer animer le reste de la saison, plutôt qu’à jouer le gruppetto une semaine de plus…

Découvrez les résumés en vidéo des 21 étapes du Giro

Le palmarès de la 104e édition du Tour d’Italie (du 8 au 30 mai 2021) :

Le classement général final :

  1. Egan Bernal (Col, INEOS Grenadiers) en 86h17:28
  2. Damiano Caruso (Ita, Bahrain Victorious) à 1:29
  3. Simon Yates (G-B, Team BikeExchange) à 4:15
  4. Aleksandr Vlasov (Rus, Astana-Premier Tech) à 6:40
  5. Daniel Martinez (Col, INEOS Grenadiers) à 7:24
  6. João Almeida (Por, Deceuninck-Quick Step)
  7. Romain Bardet (Fra, Team DSM) à 8:05
  8. Hugh Carthy (G-B, EF Education-Nippo) à 8:56
  9. Tobias Foss (Nor, Team Jumbo-Visma) à 11:44
  10. Daniel Martin (Irl, Israel Start-up Nation) à 18:35
  11. Louis Vervaeke (BEL, Alpecin-Fenix) à 1:05:19
  12. Quinten Hermans (BEL, Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux) à 2:13:57
  13. Pieter Serry (BEL, Deceuninck-Quick Step) à 2:30:40
  14. Jimmy Janssens (BEL, Alpecin-Fenix) à 3:15:06
  15. Jens Keukeleire (BEL, EF Education-Nippo) à 3:37:24
  16. Harm Vanhoucke (BEL, Lotto-Soudal) à 3:49:07
  17. Gianni Vermeersch (BEL, Alpecin-Fenix) à 3:52:52
  18. Dries De Bondt (BEL, Alpecin-Fenix) à 4:03:03
  19. Senne Leysen (BEL, Alpecin-Fenix) à 4:15:22
  20. Lawrence Naesen (BEL, Ag2r Citroën Team) à 4:47:48
  21. Iljo Keisse (BEL, Deceuninck-Quick Step) à 4:50:45

Classement par points (maillot cyclamen) : Peter Sagan (Svq, Bora-Hansgrohe)
Classement de la montagne (maillot bleu) : Geoffrey Bouchard (Fra, Ag2r Citroën Team)
Classement des jeunes (maillot blanc) : Egan Bernal (Col, INEOS Grenadiers)
Classement par équipes : INEOS Grenadiers
Classement des sprints intermédiaires : Dries De Bondt (BEL, Alpecin-Fenix)
Classement de la combativité : Dries De Bondt (BEL, Alpecin-Fenix)
Classement des échappées : Simon Pellaud (Sui, Androni Giocattoli-Sidermec)
Classement du fair-play : Bahrain Victorious

Cliquez ici pour découvrir les classements complets du Tour d’Italie

Photos : RCS Sport/La Presse/Fabio Ferrari – Massimo Paolone

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