Tour d’Italie 2020 : notre présentation du parcours de la 103e édition

La 103e édition du Tour d’Italie devait démarrer de Hongrie pour rejoindre l’Italie, enchaînant trois semaines de courses entre contre-la-montre pour coureurs complets et étapes de montagne intenses. Un menu habituel pour les candidats au maillot rose, qui retrouveront un menu quasiment similaire, voire même plus ardu suite au déménagement de l’épreuve italienne en octobre, et la modification de trois étapes, dessinées en Sicile. Découvrez le parcours de cette 103e édition du Tour d’Italie.

Samedi 3 octobre 2020 – 1re étape : Monreale > Palerme (15 km, contre-la-montre individuel)

Le contre-la-montre sera la grande tendance de ce Tour d’Italie, pendant qu’ASO le boude sur son Tour de France. Les coureurs démarreront cette 103e édition du Giro par un court chrono individuel d’une quinzaine de kilomètres depuis Monreale, cité sicilienne historique dont la cathédrale bâtie en 1174 sera mise en avant, et Palerme, l’une des grandes métropoles de l’île. Les rouleurs devront toutefois démarrer en force avec une côte à près de 9% de moyenne, et un passage en fin d’ascension à 18%, jusqu’à la cathédrale de Monreale. Et au bout d’un kilomètre, ils descendront à toute vitesse, sur une longue ligne droite jusqu’à Palerme, où quelques virages à angle droit les freineront dans leur élan. Mais au vu du profil, il ne serait pas étonnant que le record du contre-la-montre le plus rapide de l’histoire établi par Rik Verbrugghe sur le contre-la-montre inaugural du Giro 2001 soit battu. Les plus puissants auront en tout cas un sacré avantage sur de telles routes.

La difficulté du jour :

Km 1,1 – 3e cat. : Monreale-Cattedrale (1,1 km à 9,7% de moyenne)

Dimanche 4 octobre 2020 – 2e étape : Alcamo > Agrigente (150 km)

L’histoire sicilienne sera à nouveau à l’honneur sur la deuxième étape de ce Giro, la première en ligne, avec un court voyage de 150 kilomètres entre Alamo, près de Palerme, et Agrigento, cité millénaire créée en 581 avant notre ère sur une colline de la côte sud, par les Grecs, sous le nom d’Akragas. Et pour y parvenir, il faudra se parer de ses meilleures jambes, car la ville est en hauteur. Le final sera légèrement vallonné avec pour conclure une ascension de 3,7 kilomètres à plus de 5% de moyenne, dont une pente maximale à 9%. La côte se veut tout de même assez régulière, et permettra aux puncheurs de se faire les dents sur cette première arrivée en montée de ces trois semaines en Italie.

Les difficultés du jour :

Km 37,5 – 4e cat. : Santa Ninfa (5,6 km à 4,2% de moyenne)
Km 149 – 4e cat. : Agrigento (3,7 km à 5,3%)

Lundi 5 octobre – 3e étape : Enna > Etna/Linguaglossa-Piano Provenzana (150 km)

Les grimpeurs n’auront pas longtemps à attendre pour lancer la bagarre pour le maillot rose. Au lendemain d’une arrivée déjà particulière, le peloton va se diriger vers le sommet de la Sicile, l’Etna, volcan historique qui fait chaque année le sel du nouveau Tour de Sicile, créé par RCS Sport, organisateur du Giro d’Italia. L’étape sera déjà corsée dès son entame avec un enchaînement de montées non-répertoriées, notamment à l’approche de l’Etna, contourné par son flanc sud avant la montée finale depuis Linguaglossa. Si le peloton du Tour d’Italie a déjà terminé à six reprises sur l’Etna depuis 1967, c’est la première fois que le Giro rejoindra Piano Provenzana, à 1 775 mètres d’altitude, sur un versant nord déjà attaqué en partie en 2011 (victoire d’Alberto Contador à l’époque). Cette ascension finale sera particulièrement longue (près de 19 km à 6,6% de moyenne), avec les trois derniers kilomètres à plus de 9%. Ce sera donc du costaud pour entamer la bagarre du maillot rose entre grimpeurs.

La difficulté du jour :

Km 150 – 1re cat. : Etna/Linguaglossa-Piano Provenzana (18,8 km à 6,6% de moyenne)

Mardi 6 octobre – 4e étape : Catane > Villafranca Tirrena (140 km)

La 4e étape sicilienne de ce Giro pourrait être une première friandise pour les sprinters, mais le profil rend toutefois cette journée indécise. En effet, les coureurs devront tout de même affronter un col de 3e catégorie de plus de 16 kilomètres en cours d’étape, avant de redescendre vers la côte nord de l’île. Avec une arrivée taillée clairement pour les sprinters. Mais ceux-ci auront-ils survécu à la montagne ?

La difficulté du jour :

Km 75,4 – 3e cat. : Portella Mandrazzi (16,2 km à 4,6% de moyenne)

Mercredi 7 octobre – 5e étape : Mileto > Camigliatello Silano (225 km)

Sur l’ensemble de ce Tour d’Italie, sept étapes font plus de 200 kilomètres. Une surprise alors que le Tour de France proposait cette saison une seule étape de plus de 200 bornes. L’organisation du Giro veut rendre la course plus dure, et le prouve encore sur cette 5e étape de 225 kilomètres aux allures de classique. Les petits cols vont s’enchaîner tout au long de la journée, idéaux pour les attaquants ou les outsiders qui souhaitent se donner un avantage avant la montée finale de Valico di Montescuro, un col de plus de 24 kilomètres à plus de 5% de moyenne. Mais la victoire ne se jouera pas au sommet, mais bien au bout d’une descente légèrement technique d’une douzaine de kilomètres. Il ne faudra donc pas partir trop vite.

Les difficultés du jour :

Km 91,9 – 3e cat. : Catanzaro (4 km à 4,7% de moyenne)
Km 111,3 – 3e cat. : Tiriolo (10,6 km à 5,3%)
Km 213,4 – 1re cat. : Valico di Montescuro (24,2 km à 5,6%)

Jeudi 8 octobre – 6e étape : Castrovillari > Matera (188 km)

Voici une nouvelle étape typique du Tour d’Italie : de nombreuses côtes non-répertoriées, notamment dans le final, des routes étroites et sinueuses… En Calabre, cela risque d’être explosif. Dès les premiers kilomètres, les coureurs affronteront deux cols, l’un de 19 kilomètres, l’autre de 12 bornes, qui ne comptent pas pour le classement de la montagne, avant de repartir vers la plaine. Dans le final, les coureurs affronteront encore la montée de Millotta (près de 5 km à 6,8% de moyenne), avant de rejoindre le final vers Matera, avec notamment une côte de moins d’un kilomètre proposant une pente jusqu’à 10% à moins de trois kilomètres de l’arrivée. La ligne droite finale est également en faux-plat montant. Les sprinters devront donc encore attendre avant de faire parler leur pointe de vitesse, à moins que certains parviennent à ne pas se mettre dans le rouge sur une telle étape, se concluant dans la ville où des scènes du dernier James Bond, « No Time To Die », ont été tournées.

La difficulté du jour :

Km 162,3- 3e cat. : Milotta (4,7 km à 6,8% de moyenne)

Vendredi 9 octobre – 7e étape : Matera > Brindisi (143 km)

Les sprinters pourront enfin s’exprimer dès la septième (!) étape de ce Giro. Dans le talon de la Botte, pas de grande surprise, mais une étape de plaine typique de moins de 150 kilomètres, qui risque donc d’être rapide. Peu de pièges sont à signaler durant cette journée, si ce ne sont deux virages dangereux dans les trois derniers kilomètres.

Les difficultés du jour :

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Samedi 10 octobre – 8e étape : Giovinazzo > Vieste/Gargano (200 km)

Les puncheurs retrouveront un terrain favorable à leurs qualités sur cette étape sur la côte adriatique. Le peloton démarrera en bord de mer, et devra affronter le vent, sur des routes bien dégagées. Cela se corsera avec la montée du Monte Sant’Angelo à la mi-course, un col de deuxième catégorie d’une dizaine de kilomètres à 6% de moyenne. La suite est un enchaînement de petites côtes d’un à trois kilomètres, avant un circuit local de 14 kilomètres autour de Vieste. Avec notamment la montée de la Via Saragat, non-répertoriée mais qui propose tout de même un kilomètre d’ascension avec un pic à 17%. Des sprinters costauds peuvent jouer leur carte, mais cela s’annonce compliqué si des attaquants tentent bien leur chance.

Les difficultés du jour :

Km 106,2 – 2e cat. : Monte Sant’Angelo (9,6 km à 6,1% de moyenne)
Km 157,3 – 4e cat. : La Guardiola (1,4 km à 5,6%)

Dimanche 11 octobre – 9e étape : San Salvo > Roccaraso/Amerogna (208 km)

La première semaine de course se conclura à nouveau dans la montagne avec une balade dans les Apennins. Plus de 4 000 mètres de dénivelé à avaler et quatre cols à affronter, le peloton du Giro sera heureux de profiter d’un jour de repos au lendemain de cette neuvième étape. Car les quatre ascensions vont s’enchaîner dans les 120 derniers kilomètres, n’offrant que peu de répit aux candidats au maillot rose. Les grimpeurs seront bien les grands favoris de cette journée se concluant à Roccaraso, théâtre d’une victoire en solitaire de Tim Wellens en 2016. Cette ascension finale ne semble pas compliquée à première vue avec moins de 10 kilomètres à moins de 6% de moyenne. Mais le bas du col se veut plus aisé, avant un final abrupt, avec des passages à 12% dans les deux derniers kilomètres. Cela risque de piquer en cas d’arrivée en petit comité sur cette ascension de Roccaraso.

Les difficultés du jour :

Km 100,4 – 1re cat. : Passo Lanciano (12,7 km à 4,5% de moyenne)
Km 154,7 – 2e cat. : Passo San Leonardo (13,8 km à 4,5%)
Km 181,4 – 2e cat. : Bosco di Sant’Antonio (9,9 km à 5%)
Km 208 – 1re cat. : Roccaraso/Aremogna (9,6 km à 5,7%)

Lundi 12 octobre – Journée de repos

Mardi 13 octobre – 10e étape : Lanciano > Tortoreto (177 km)

Après la première journée de repos, retour sur la côte adriatique pour les braves avec une nouvelle étape typique du Tour d’Italie, particulièrement intéressante pour les attaquants et puncheurs. Les coureurs vont en effet enchaîner les petites buttes de la région de Tortoreto, avec notamment la côte de 900 mètres de Controguerra, avec une pente jusqu’à 24%. Le double passage de la côte de Tortoreto risque également d’écrémer le peloton, même si celui-ci pourrait profiter de la dizaine de kilomètres jusqu’à la ligne d’arrivée pour se reformer. Mais cela semble peu probable vu la difficulté du profil du jour.

Les difficultés du jour :

Km 47,1 – 4e cat. : Chieti (1,8 km à 7,8% de moyenne)
Km 120 – 4e cat. : Tortoreto (2,9 km à 7,3%)
Km 138 – 3e cat. : Colonnella (3,1 km à 9,2%)
Km 166 – 4e cat. : Tortoreto (1,9 km à 7,2%)

Mercredi 14 octobre – 11e étape : Porto Sant’Elpidio > Rimini (182 km)

Le Giro a souhaité rendre hommage à Marco Pantani à l’occasion de cette 103e édition. Cela débute sur cette 11e étape, taillée pour les sprinters et se concluant à Rimini, aux abords de l’hôtel où le corps de Marco Pantani a été retrouvé le 14 février 2004. L’étape a quelques buttes casse-pattes mais le final sera clairement pour un emballage massif. Attention toutefois au virage à 180 degrés dans le dernier kilomètre, particulièrement dangereux.

Les difficultés du jour :

Km 111,3 – 4e cat. : Monte San Bartolo (3,9 km à 4,1% de moyenne)

Jeudi 15 octobre – 12e étape : Cesenatico > Cesenatico (204 km)

L’hommage au Pirate se poursuit sur cette 12ème journée du Tour d’Italie, avec une étape tracée sur les routes d’entraînement de l’ancien coureur italien, autour de Cesenatico. Les attaquants et coureurs explosifs seront heureux d’enchaîner les cinq côtes répertoriées tout au long de cette étape de plus de 200 kilomètres, mais aussi toutes les autres collines à grimper mais non-comptabilisées pour le classement de la montagne. La course au classement général pourrait même être bouleversée si des favoris et outsiders tentent de profiter de cet enchaînement. Car plus de 3 000 mètres de dénivelé seront au programme de cette véritable classique.

Les difficultés du jour :

Km 76,9 – 4e cat. : Ciola (6 km à 6,4% de moyenne)
Km 90,3 – 3e cat. : Barbotto (4,5 km à 8,4%)
Km 121,7 – 3e cat. : Perticara (8,1 km à 4,7%)
Km 140,4 – 3e cat. : Madonna di Pugliano (9,1 km à 5,5%)
Km 173,5 – 4e cat. : San Giovanni in Galilea (4,4 km à 6,3%)

Vendredi 16 octobre – 13e étape : Cervia > Monselice (192 km)

Le peloton poursuit sa route sur la côte adriatique, avec une étape de près de 200 kilomètres qui peut surprendre. Si les coureurs seront dans la plaine tout au long de la journée, avant un premier passage sur la ligne d’arrivée à Monselice, les sprinters devront survivre au circuit local de près de 60 kilomètres qui suit, avec notamment les montées de Roccolo (près de 4 km à plus de 8% de moyenne) et de Calaone (2,1 km à 9,5% de moyenne). Deux côtes raides qui peuvent mettre en péril un sprint massif du côté de Monselice. Que les sprinters se rassurent, il y a 16 kilomètres entre le sommet de la dernière butte du jour et l’arrivée.

Les difficultés du jour :

Km 162,5 – 4e cat. : Roccolo (4,1 km à 8,3% de moyenne)
Km 176,1 – 4e cat. : Calaone (2,1 km à 9,5%)

Samedi 17 octobre – 14e étape : Conegliano > Valdobbiadene (CLM individuel, 34 km)

Un nouveau contre-la-montre s’annonce, avec cette fois plus de 34 kilomètres au programme, sur un profil plus vallonné que la première étape. Les rouleurs devront affronter après seulement six kilomètres en faux-plat le Mur de Ca’ del Poggio, près d’un kilomètre à plus de 12% de moyenne. La suite reste idéale pour les rouleurs, avant une nouvelle côte beaucoup plus douce (autour de 3% de moyenne) vers Guia, suivie d’une courte descente légèrement technique jusqu’à Valdobbiadene. La course pour le maillot rose se jouera clairement sur une telle épreuve chronométrée particulièrement difficile à gérer.

La difficulté du jour :

Km 7,4 – 4e cat. : Muro di Ca’ del Poggio (1,1 km à 12,3% de moyenne)

Dimanche 18 octobre – 15e étape : base aérienne de Rivolto/Frecce Tricolori > Piancavallo (185 km)

La deuxième semaine de course se conclut dans la haute montagne, dans le nord de l’Italie. Et là encore, les grimpeurs vont devoir se farcir un sacré programme. Après un départ depuis la base militaire de Rivolto, pour célébrer les 60 ans des Frecce Tricolori (les Flèches Tricolores), les pilotes de l’armée de l’air italienne, les coureurs vont enchaîner trois cols assez réguliers, avant la montée finale de Piancavallo, une difficile ascension de 14,5 kilomètres à 7,8% de moyenne. Le final sera compliqué avec une pente à plus de 9%, idéale pour les purs grimpeurs. Les derniers vainqueurs se nomment Mikel Landa (2017) et Marco Pantani (1998), confirmant la difficulté de ce col concluant cette 15e étape du Giro.

Les difficultés du jour :

Km 65,1 – 2e cat. : Sella Chianzutan (10,6 km à 5,4% de moyenne)
Km 105,2 – 2e cat. : Forcella di Monte Rest (7,4 km à 7,5%)
Km 143,4 – 2e cat. : Forcella di Pala Barzana (13,3 km à 4,4%)
Km 185,0 – 1re cat. : Piancavallo (14,5 km à 7,8%)

Lundi 19 octobre – Journée de repos

Mardi 20 octobre – 16e étape : Udine > San Daniele del Friuli (229 km)

Après une deuxième journée de repos qui permettra de recharger une dernière fois les batteries avant une semaine cruciale, particulièrement compliquée vu la météo incertaine du mois d’octobre, les puncheurs seront à nouveau à l’honneur dans le Frioul à l’occasion d’un enchaînement de côtes qui risque de faire la part belle aux attaquants. Cette étape de transition proposera notamment la très difficile montée de Monte di Ragogna, près de 3 kilomètres à plus de 10% de moyenne. Et ce n’est pas tout, une douzaine de kilomètres plus loin, vers la ligne d’arrivée, le peloton buttera sur la Via Sottomonte, un mur avec des passages à 20% et avec 300 derniers mètres à plus de 10% de moyenne. Seuls les coureurs explosifs pourront donc briller dans ce final.

Les difficultés du jour :

Km 31 – 2e cat. : Madonnina del Domm (10,8 km à 7,1% de moyenne)
Km 77,2 – 3e cat. : Monte Spig (6,4 km à 7%)
Km 123 – 3e cat. : Monteaperta (3,7 km à 7,4%)
Km 162,1 – 3e cat. : Monte di Ragogna (2,8 km à 10,4%)
Km 189 – 3e cat. : Monte di Ragogna (2,8 km à 10,4%)
Km 216 – 3e cat. : Monte di Ragogna (2,8 km à 10,4%)

Mercredi 21 octobre – 17e étape : Bassano del Grappa > Madonna di Campiglio (203 km)

Retour en altitude à l’occasion de cette 17ème étape, avec des passages dans les Dolomites et les Alpes. Depuis la cité médiévale de Bassano del Grappa, les survivants de cette troisième semaine de course affronteront de longues ascensions, comme la Forcella Valbuena (près de 22 km à 6,6% de moyenne) ou le Monte Bondone (20 km à 6,8%). Après le plus court (tout de même 10 km) Passo Durone, les favoris s’affronteront sur la montée finale de Madonna di Campiglio, précédée d’un long faux-plat montant particulièrement éreintant. Le dernier col en tant que tel s’annonce sur 12,5 km à 5,7% de moyenne, dont les 3 derniers kilomètres plus aisés, en faux-plat montant. Mikel Landa s’y était imposé en 2015 tout comme un certain Marco Pantani en 1999, avant son exclusion du Giro pour un taux d’hématocrite trop élevé.

Les difficultés du jour :

Km 61,2 – 1re cat. : Forcella Valbona (21,9 km à 6,6% de moyenne)
Km 117,5 – 1re cat. : Monte Bondone (20,2 km à 6,8%)
Km 164,9 – 3e cat. : Passo Durone (10,4 km à 6%)
Km 203 – 1re cat. : Madonna di Campiglio (12,5 km à 5,7%)

Jeudi 22 octobre – 18e étape : Pinzolo > Laghi di Cancano/Parco Nazionale dello Stelvio (207 km)

Une nouvelle étape de costauds se révèle avec de nouvelles ascensions mythiques. Après notamment la difficile montée du Passo Castrin (8,8 km à près de 10% de moyenne), les coureurs vont se diriger vers l’historique Passo dello Stelvio. Depuis le versant de Prato, ils vont affronter près de 25 kilomètres de lacets à près de 7,5% de moyenne. Le sommet à plus de 2 750 mètres d’altitude offrira un incroyable panorama, du moins si la neige ou la pluie ne viennent pas perturber le passage de ce col. Le peloton descendra ensuite vers Bormio, mais quittera la descente traditionnelle à mi-parcours pour rejoindre la montée finale vers Terri di Fraele, avec 21 lacets sur près de 9 kilomètres à 6,8% de moyenne. Cet enchaînement risque clairement de faire mal aux cuisses, surtout en troisième semaine de course.

Les difficultés du jour :

Km 13,8 – 2e cat. : Campo Carlo Magno (13,8 km à 6,3% de moyenne)
Km 65,6 – 1re cat. : Hofmahdjoch P. Castrin (8,8 km à 9,1%)
Km 169,4 – Cima Coppi : Passo dello Stelvio/Stilfserjoch (24,7 km à 7,5%)
Km 207 – 1re cat. : Laghi di Cancano/Parco Nazionale dello Stelvio (8,7 km à 6,8%)

Vendredi 23 octobre – 19e étape : Morbegno > Asti (251 km)

Un peu de répit avant le final. Ou presque. Car le peloton du Tour d’Italie sera bien dans la plaine pour cette antépénultième étape, mais devra parcourir plus de 250 kilomètres (!) jusqu’à Asti, connue pour ses mousseux sucrés. L’étape est clairement taillée pour les purs sprinters, s’il en reste encore. Aucune difficulté n’est en tout cas à signaler pour cette journée.

Les difficultés du jour :

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Samedi 24 octobre – 20e étape : Alba > Sestrière (190 km)

La dernière étape de montagne s’installe dans les Alpes franco-italiennes, avec un enchaînement des cols les plus mythiques de la frontière. Dès le départ d’Alba, les coureurs ne vont cesser de grimper jusqu’au col d’Agnel, après plus de 100 kilomètres de course. Le col qui situe la frontière franco-italienne propose des pourcentages de plus en plus abrupts jusqu’à son sommet, et offre un apéritif de la suite de cette étape qui ne connaîtra plus un mètre de plat ensuite. Dès la fin de la descente du col d’Agnel, place au col d’Izoard, réduit à 14 kilomètres à plus de 7%, avec un passage par la mythique Case Déserte. Les coureurs retrouveront ensuite l’Italie avec la montée de Montgenèvre (8,4 km à 6%) suivie de la montée finale vers la station de Sestrières (11,4 km à 5,9%). Si ces deux derniers cols ne sont pas les plus difficiles de la journée, ils annoncent une journée d’enfer au vu du programme de ces 200 derniers kilomètres en ligne. La course pour le maillot rose prendra un dernier virage sur ces routes montagneuses. Du moins si les conditions météorologiques sont avec les coureurs.

En accord avec la préfecture des Hautes-Alpes, en France, les organisateurs du Tour d’Italie ont annoncé que l’épreuve ne pourra pas traverser la frontière franco-italienne, empêchant un passage via les cols d’Agnel et d’Izoard, ainsi que par la montée de Montgenèvre, comme initialement prévu. L’épreuve change donc de parcours, mais conserve ses fondamentaux avec une arrivée à Sestrière, grâce à un circuit autour de la station de ski située à plus de 2 000 mètres d’altitude. Depuis Alba, les coureurs vont rejoindre Pinerolo pour le début de la longue ascension vers Sestrière, soit près de 50 kilomètres en montée constante. Arrivé au sommet, le peloton redescendra vers Cesana Torinese pour une double boucle autour de la station, via la montée de Sauze di Cesana. Cette ascension de près de 7 km à plus de 7% de moyenne se veut de plus en plus rude au fil des lacets avec des passages récurrents à plus de 9%. Même si elle semble moins difficile que l’étape prévue initialement, elle proposera tout de même plus de 3 000 mètres de dénivelé positif, ce qui offrira une belle conclusion pour les grimpeurs.

Les difficultés du jour :
Km 137,9 – 2e cat. : Sestrières (31,8 km à 4% de moyenne)
Km 163,3 – 1re cat. : Sestrières (6,9 km à 7,2%)
Km 190 – 1re cat. : Sestrières (6,9 km à 7,2%)

Dimanche 25 octobre – 21e étape : Cernusco sul Naviglio > Milan (CLM individuel, 15.7 km)

Le Tour d’Italie se termine comme à l’accoutumée à Milan. Cette fois, ce sera un ultime contre-la-montre de 15,7 kilomètres de la banlieue milanaise jusqu’à son centre-ville qui va décider du vainqueur final de ce 103e Tour d’Italie. Le tracé en légère descente tout au long du parcours sera composé majoritairement de lignes droites qui seront favorables aux purs rouleurs. Quelques virages serrés sont à signaler à mi-course et dans les deux derniers kilomètres, mais rien qui devrait perturber la course au maillot rose. Cela accordera au moins un peu plus de suspense que les habituels critériums de fin de Grands Tours.

Les difficultés du jour :

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Graphiques : RCS Sport – Photo : RCS Sport/La Presse

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