Kopecky au top, Van Vleuten à terre, un règlement à géométrie variable… : les leçons à retenir du Giro Rosa 2020

Pendant que le Tour de France attire la lentille de toutes les caméras, le seul « Grand Tour » du calendrier féminin, le Giro Rosa, offrait une belle bataille entre les meilleures cyclistes mondiales, tant pour le maillot rose que pour les neuf étapes entre vallons, moyenne et haute montagne. Une mauvaise chute d’Annemiek van Vleuten a éliminé la meilleure coureuse du peloton, ouvrant une course à sa succession qui a duré jusqu’au dernier col. Retour sur ces neuf étapes qui ont finalement consacré Anna van der Breggen, triple vainqueur de ce Tour d’Italie féminin, à égalité avec Marianne Vos et Nicole Brändli.

Le triplé pour Van der Breggen

Deuxième sur le contre-la-montre par équipes, deuxième à Arcidosso, deuxième à San Marco la Catola : Anna van der Breggen (Boels-Dolmans) a enchaîné les places d’honneur sur ce Tour d’Italie féminin. Pourtant, ces deuxièmes places lui ont permis d’obtenir au bout de neuf étapes le maillot rose de vainqueur du Giro Rosa. Elle s’offre ainsi pour la troisième (et certainement dernière) fois de sa carrière le Tour d’Italie, après des succès en 2015 et 2017. Cette fois, Van der Breggen s’est montrée moins conquérante que par le passé, et a dû s’incliner sur la première étape de montagne face à la toute-puissance de la championne du monde Annemiek van Vleuten (Mitchelton-Scott). La chute de cette dernière sur la septième étape (lire ci-dessous) a certes permis à d’autres favorites de se replacer à l’avant mais le lendemain, vers San Marco la Catola, c’est bien Van der Breggen qui prenait l’initiative avec ses équipières et celles de Trek-Segafredo pour faire tomber Katarzyna Niewiadoma (Canyon-SRAM) de son piédestal. Van der Breggen a ainsi récupéré le maillot rose avant de le défendre parfaitement durant l’ultime journée de course, malgré l’enchaînement de cols.

« L’objectif était de rester sur le vélo. Nous n’avons finalement pas eu à trop travailler sur cette dernière étape, le plus important était d’arriver en un seul morceau sur la ligne », confie Anna van der Breggen à la NOS. La cycliste de 30 ans, championne des Pays-Bas sur route et championne d’Europe du contre-la-montre, se rassure également sur sa condition à l’aube des championnats du monde, sur lesquels elle aura le rôle de favorite au côté de Katarzyna Niewiadoma, d’Elisa Longo Borghini et de Lizzie Deignan, les concurrentes qui ont conquis les principales victoires de ce dernier mois de courses. En l’absence de Van Vleuten, Van der Breggen se pose en leader de la sélection néerlandaise sur le circuit vallonné d’Imola, dans une semaine.

Lotte Kopecky tient sa victoire de référence

Si elle a seulement 24 ans, Lotte Kopecky apparaît déjà comme une vétérane dans le peloton féminin du haut de ses sept saisons parmi les professionnelles. La pistarde a souvent dû composer avec ses objectifs entre la piste et la route, et grandit donc petit à petit, pendant que son palmarès se garnit de sprints victorieux au fil des saisons. Il lui manquait toutefois une victoire capable de la placer parmi le panthéon international, de la confirmer comme l’une des meilleures coureuses du peloton. Après avoir tourné autour depuis le départ de ce Tour d’Italie féminin, Lotte Kopecky a enfin triomphé sur la 7e étape vers Madaloni. Après la chute qui a emporté Annemiek van Vleuten (Mitchelton-Scott) et Marianne Vos (CCC-Liv) au sol (lire ci-dessous), la sprinteuse belge a triomphé de Lizzie Deignan (Trek-Segafredo) et Katarzyna Niewiadoma (Canyon SRAM Racing) pour s’offrir sa première victoire sur le seul « Grand Tour » féminin de la saison, celui qui compte.

« C’est un soulagement que je puisse enfin gagner », explique-t-elle par voie de communiqué. « La troisième fois, c’est la bonne. Avec une 2e et une 3e places, j’avais déjà confirmé que la condition est bonne. Mais c’est frustrant quand on ne peut pas conclure. Je commençais à m’impatienter, mais c’est génial d’avoir enfin cette grande victoire ». Un succès qui arrive à point nommé pour celle qui a abandonné sur la 8e étape montagneuse, pour se consacrer dès mardi à l’obtention d’un premier titre de championne de Belgique chez les élites. Sur le parcours bosselé d’Anzegem, elle sera l’une des grandes favorites pour le sacre national. Sur le championnat de Belgique, Kopecky a en effet enchaîné quatre deuxième places entre 2014 et 2017, et souhaite donc profiter de sa condition actuelle pour enfin porter le noir-jaune-rouge.

Annemiek van Vleuten au sol

Depuis le début de ce Giro Rosa, la championne du monde Annemiek van Vleuten dominait aisément le classement général, débutant la septième étape avec près de deux minutes d’avance sur sa plus proche concurrente. Dès la deuxième étape, proposant la terrible ascension sur chemins de graviers de Seggiano, la Néerlandais lâchait ses adversaires à plus d’une minute malgré une chute et un problème mécanique en pleine montée. Sur les murs finaux d’Assise et de Tivoli, théâtres des arrivées de la troisième et de la quatrième étapes, elle se plaçait encore comme la meilleure des favorites au général et accentuait son avantage pour le maillot rose. Mais sur l’arrivée de la septième étape, une légère vague provoquée par Liane Lippert (Sunweb) faisait chuter Marianne Vos et Annemiek van Vleuten, écrasant les ambitions de cette dernière. Victime d’une fracture du poignet, la championne du monde était contrainte à l’abandon, et devait également annoncer son forfait pour les prochains championnats du monde, où il espérait jouer le titre mondial du contre-la-montre avant de défendre son titre sur la course en ligne.

« Je suis super triste de ne pas pouvoir défendre le maillot rose, mais encore plus de ne pas disputer les Mondiaux sur un parcours qui me convient. Je suis déçue de ne pas pouvoir défendre mon maillot de championne du monde. Je vais rentrer à la maison désormais, et je vais me faire opérer du poignet ce samedi », explique Van Vleuten par voie de communiqué. La Néerlandaise est malheureusement une habituée des lourdes blessures, elle qui avait terminé le championnat du monde 2018 avec une déchirure musculaire dans le genou ainsi qu’une fracture d’un os attaché au ligament croisé. La cycliste de 37 ans devra donc se reposer avant de retrouver son vélo. Un retour durant les classiques flandriennes s’annonce difficile, et il semble plus réaliste de la revoir en 2021 sous le maillot de la Movistar, formation pour laquelle elle a signé un contrat de deux saisons.

Pas de direct, pas de visibilité

Certes, cela fait plusieurs années que le Giro Rosa se déroule en même temps que le Tour de France. Et il est difficile de vivre médiatiquement face à la course la plus populaire du monde. Toutefois, un changement de règlement de la part de l’Union Cycliste Internationale (UCI) indiquant que l’ensemble des courses du circuit WorldTour féminin devront être retransmises en direct, donnait l’espoir d’enfin assister en télévision à la plus belle course par étapes du calendrier féminin. Le confinement et la crise du Covid-19 ont toutefois permis à l’UCI et aux organisateurs du Giro Rosa d’éviter ce point de règlement… Cette édition du Tour d’Italie féminin n’a jamais été diffusée en direct et les seules possibilités de suivre la course au mieux étaient les comptes Twitter de l’organisation, de l’UCI et de journalistes et suiveurs présents sur place. C’est léger pour ce qui doit être le grand rendez-vous féminin de la saison, à peine deux semaines après qu’ASO ait fourni la diffusion en direct et intégralité de La Course, le pendant féminin du Tour de France (un concept léger, mais cela devrait changer en 2022).

Des images de la course existent bel et bien, sous forme de résumés d’une heure diffusés sur Eurosport, l’application GCN, la RAI et PMG Sport, producteur de ces images. Mais après la diffusion en direct de multiples courses féminines attrayantes comme le Strade Bianche, les championnats d’Europe ou le GP de Plouay, cette couverte semble bien insuffisante. « La situation que le monde entier connaît ces derniers mois n’échappe à personne. L’épidémie de Covid-19 a perturbé toutes les activités humaines, bouleversant l’ensemble du monde de l’emploi. À cela s’ajoute une grande difficulté, connue de tous les initiés : trouver une place dans les grilles des chaînes de télévision. C’est pourquoi, à notre grand regret, nous ne sommes pas en mesure d’assurer la retransmission télévisée en direct de la course », justifie le directeur du Giro Rosa Giuseppe Rivolta par voie de communiqué. Cela ne convainc toutefois pas les participantes. « Nos sponsors paient pour que nous soyons en télévision, il s’agit de la plus grande course du calendrier, je trouve donc cela décevant et j’espère que d’autres courses ne feront pas la même chose », estime ainsi Hannah Barnes (Canyon-SRAM) sur CyclingTips.

Le problème principal concerne évidemment le coût de production d’images diffusées en direct en télévision. Cela demande un certain budget, et les chaînes de télévision veulent s’assurer que ce budget peut être récupéré via des annonces publicitaires et autres revenus. Auparavant, seule la Rai proposait des images en différé du Giro Rosa. Désormais, ces images sont diffusées à l’international avec Eurosport et GCN, ainsi que sur YouTube. Il y a donc une amélioration concernant la visibilité de cette course, mais cela ne suffit toujours pas. Surtout quand le règlement est contourné.

Le jour le plus long

La quatrième étape du Giro Rosa était particulière : elle offrait la plus longue distance jamais couverte sur une course du WorldTour féminin. Au total, les participantes ont couvert 170 kilomètres en course, ainsi que 12 kilomètres entre les départs fictif et réel. Soit 10 kilomètres de plus que le règlement de l’UCI permet normalement pour les courses professionnelles féminines, limitées à 170 bornes. Cette proposition est une surprise dans le calendrier féminin, alors que les courses plus courtes, ou du moins qui se limitent à moins de 150 kilomètres, sont considérées comme plus intéressantes, et plus agitées. Comme cela a pu se voir chez les hommes ces dernières années.

Dans le peloton, les réactions des coureuses sont toutefois mitigées. « Finalement, nous sommes prises au sérieux, et ils (NDLR : les organisateurs) ne pensent pas que nos utérus vont tomber si on court de longues étapes », disait la Danoise Cecilie Uttrup Ludwig (FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) avant le Giro Rosa à Cyclingtips. « Nous sommes évidemment capable de courir sur ces distances, mais je ne crois pas que les courses plus longues sont plus excitantes. Un vrai signe de progrès serait une plus grande couverture en direct de nos courses », jugeait pour sa part Leah Kirchmann (Sunweb) sur Instagram. « Mon opinion est que nous n’avons pas besoin d’étapes plus longues pour améliorer le cyclisme féminin. Je ne veux pas courir 180 km, je veux des courses animées », estimait de son côté la vainqueur de cette 4e étape Lizzy Banks (Équipe Paule Ka).

Le débat autour de la distance des courses cyclistes féminines revient souvent, entre ceux et celles qui défendent la possibilité pour les concurrentes de se disputer la victoire sur une distance plus proche de celle des hommes, et ceux et celles qui estiment que cette particularité du cyclisme féminin de proposer des distances plus courtes permet justement des scénarios plus indécis. Cette 4e étape du Giro Rosa était en tout cas un test, qui n’a toutefois pas perturber outre mesure le classement général par rapport à d’autres étapes.

Les résultats de la 31e édition du Tour d’Italie féminin :

Vendredi 11 septembre 2020 – 1re étape : Grosseto > Grosseto (16,8 km – CLM par équipes)

1. Trek-Segafredo Women (USA) en 20:05
2. Boels-Dolmans Cycling Team (P-B) à 0:03
3. Mitchelton-Scott (Aus) à 0:05
4. Équipe Paule Ka (Sui) à 0:10
5. Team Sunweb (All) à 0:14
6. Canyon SRAM Racing (All) à 0:16
7. CCC-Liv (Pol) à 0:42
8. Ceratizit-WNT Pro Cycling (All) à 0:43
9. Alé BTC Ljubljana (Ita) à 0:49
10. Valcar-Travel & Service (Ita) à 0:51

Leader du classement général après la 1re étape : Elisa Longo Borghini (Ita, Trek-Segafredo Women)

Samedi 12 septembre 2020 – 2e étape : Paganico > Arcidosso (124,8 km)

1. Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott) en 3h53:20
2. Anna van der Breggen (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team) à 1:16
3. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing)
4. Cecilie Uttrup Ludwig (Dan, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) à 1:29
5. Ashleigh Moolman (Afs, CCC-Liv) à 3:07
6. Mavi García (Esp, Alé BTC Ljubljana)
7. Mikayla Harvey (Nzl, Équipe Paule Ka) à 3:11
8. Soraya Paladin (Ita, CCC-Liv) à 3:52
9. Erica Magnaldi (Ita, Ceratizit-WNT Pro Cycling) à 3:55
10. Amanda Spratt (Aus, Mitchelton-Scott) à 3:57

Leader du classement général après la 2e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Dimanche 13 septembre 2020 – 3e étape : Santa Fiora > Assise (138 km)

1. Marianne Vos (P-B, CCC-Liv) en 3h53:34
2. Cecilie Uttrup Ludwig (Dan, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) à 0:02
3. Elisa Longo Borghini (Ita, Trek-Segafredo Women) à 0:05
4. Liane Lippert (All, Team Sunweb) à 0:08
5. Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott) à 0:12
6. Lotte Kopecky (Bel, Lotto-Soudal Ladies) à 0:13
7. Anna van der Breggen (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team) à 0:16
8. Ashleigh Moolman (Afs, CCC-Liv)
9. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing)
10. Mavi García (Esp, Alé BTC Ljubljana) à 0:19

Leader du classement général après la 3e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Lundi 14 septembre 2020 – 4e étape : Assise > Tivoli (170 km)

1. Elizabeth Banks (G-B, Équipe Paule Ka) en 4h27:21
2. Eugenia Bujak (Slo, Alé BTC Ljubljana) à 0:07
3. Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott) à 1:10
4. Elisa Longo Borghini (Ita, Trek-Segafredo Women) à 1:22
5. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing) à 1:25
6. Liane Lippert (All, Team Sunweb) à 1:27
7. Cecilie Uttrup Ludwig (Dan, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) à 1:31
8. Mavi García (Esp, Alé BTC Ljubljana) à 1:36
9. Ashleigh Moolman (Afs, CCC-Liv) à 1:42
10. Marianne Vos (P-B, CCC-Liv)

Leader du classement général après la 4e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Mardi 15 septembre 2020 – 5e étape : Terracina > Terracina (110,3 km)

1. Marianne Vos (P-B, CCC-Liv) en 2h47:27
2. Lotte Kopecky (Bel, Lotto-Soudal Ladies)
3. Elizabeth Deignan (G-B, Trek-Segafredo Women)
4. Coryn Rivera (USA, Team Sunweb)
5. Lisa Brennauer (All, Ceratizit-WNT Pro Cycling)
6. Alison Jackson (Can, Team Sunweb)
7. Sandra Alonso (Esp, Cronos Casa Dorada Women Cycling)
8. Amy Pieters (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team)
9. Jelena Eric (Srb, Movistar Team)
10. Vittoria Guazzini (Ita, Valcar-Travel & Service)

Leader du classement général après la 5e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Mercredi 16 septembre 2020 – 6e étape : Torre del Greco > Nola (87,8 km)

1. Marianne Vos (P-B, CCC-Liv) en 2h14:24
2. Hannah Barnes (G-B, Canyon SRAM Racing)
3. Lotte Kopecky (Bel, Lotto-Soudal Ladies)
4. Coryn Rivera (USA, Team Sunweb)
5. Amy Pieters (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team)
6. Arlenis Sierra (Cub, Astana Womens Team)
7. Ilaria Sanguineti (Ita, Valcar-Travel & Service)
8. Giorgia Bariani (Ita, Top Girls Fassa Bortolo)
9. Stine Borgli (Nor, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope)
10. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing)

Leader du classement général après la 6e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Jeudi 17 septembre 2020 – 7e étape : Nola > Maddaloni (107 km)

1. Lotte Kopecky (Bel, Lotto-Soudal Ladies) en 2h52:12
2. Elizabeth Deignan (G-B, Trek-Segafredo Women) à 0:02
3. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing) à 0:03
4. Marta Cavalli (Ita, Valcar-Travel & Service)
5. Anna van der Breggen (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team)
6. Soraya Paladin (Ita, CCC-Liv)
7. Ane Santesteban (Esp, Ceratizit-WNT Pro Cycling)
8. Liane Lippert (All, Team Sunweb)
9. Ashleigh Moolman (Afs, CCC-Liv)
10. Floortje Mackaij (P-B, Team Sunweb)

Leader du classement général après la 7e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Vendredi 18 septembre 2020 – 8e étape : Castelnuovo della Daunia > San Marco la Catola (91,5 km)

1. Elisa Longo Borghini (Ita, Trek-Segafredo Women) en 2h33:57
2. Anna van der Breggen (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team)
3. Mikayla Harvey (Nzl, Équipe Paule Ka) à 0:31
4. Katrine Aalerud (Nor, Movistar Team) à 1:06
5. Cecilie Uttrup Ludwig (Dan, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) à 1:19
6. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing)
7. Pauliena Rooijakkers (P-B, CCC-Liv)
8. Liane Lippert (All, Team Sunweb) à 1:31
9. Marta Cavalli (Ita, Valcar-Travel & Service) à 1:52
10. Sofia Bertizzolo (Ita, CCC-Liv) à 1:58

Leader du classement général après la 8e étape : Annemiek van Vleuten (P-B, Mitchelton-Scott)

Samedi 19 septembre 2020 – 9e étape : Motta Montecorvino > Motta Montecorvino (109,9 km)

1. Évita Muzic (Fra, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) en 3h16:30
2. Niamh Fisher-Black (Nzl, Équipe Paule Ka)
3. Juliette Labous (Fra, Team Sunweb)
4. Katia Ragusa (Ita, Astana Womens Team) à 0:03
5. Ellen van Dijk (P-B, Trek-Segafredo Women) à 0:04
6. Erica Magnaldi (Ita, Ceratizit-WNT Pro Cycling) à 0:08
7. Sabrina Stultiens (P-B, CCC-Liv) à 0:10
8. Eugenia Bujak (Slo, Alé BTC Ljubljana) à 0:25
9. Arlenis Sierra (Cub, Astana Womens Team) à 0:36
10. Paula Andrea Patiño (Col, Movistar Team) à 0:42

Classement général final

1. Anna van der Breggen (P-B, Boels-Dolmans Cycling Team) en 26h25:43
2. Katarzyna Niewiadoma (Pol, Canyon SRAM Racing) à 1:14
3. Elisa Longo Borghini (Ita, Trek-Segafredo Women) à 2:20
4. Cecilie Uttrup Ludwig (Dan, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) à 2:22
5. Mikayla Harvey (Nzl, Équipe Paule Ka) à 2:52
6. Ashleigh Moolman (Afs, CCC-Liv) à 5:02
7. Ane Santesteban (Esp, Ceratizit-WNT Pro Cycling) à 6:31
8. Paula Andrea Patiño (Col, Movistar Team) à 6:54
9. Mavi García (Esp, Alé BTC Ljubljana) à 7:06
10. Évita Muzic (Fra, FDJ Nouvelle Aquitaine Futuroscope) à 7:47

Photo : Giro Rosa

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