Cyclo-cross : les dames et messieurs recevront les mêmes primes sur le Trophée DVV et le Superprestige

En vue d’assurer une certaine égalité entre les cyclistes féminines et masculins, Golazo, organisateur des cyclo-cross du Trophée DVV/AP Assurances, et l’organisation du Superprestige ont annoncé que les primes offertes aux premières et premiers de leurs classements de régularité seront les mêmes, que ce soit chez les dames ou chez les messieurs. Une première avancée…

Cela fait plusieurs années que le cyclo-cross féminin prend de l’ampleur par rapport aux épreuves masculines. Face à la domination de Wout van Aert puis de Mathieu van der Poel, les téléspectateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les courses féminines, souvent plus intenses. Des bagarres à chaque tour, de la technique et du suspense : tout ce qui fait le plaisir du cyclo-cross en moins d’une heure. Face à cette montée en puissance des dames des labourés, l’Union Cycliste Internationale (UCI) pousse les organisateurs de ces épreuves à assurer les revenus des dames, et demande notamment que les trois premiers chez les messieurs et les trois premières chez les dames reçoivent les mêmes primes sur les grands cyclo-cross internationaux. Cela sera notamment le cas sur les courses de Coupe du monde, menées sous l’égide de l’UCI.

Les organisateurs des deux grands classements de régularité en Belgique ont également annoncé des mesures similaires. Christophe Impens de Golazo est l’organisateur du Trophée AP/DVV Assurances, qui compte en ses rangs le cyclo-cross du Koppenberg, le GP Sven Nys à Baal ou encore le Brussels Universities Cyclo-cross. Dans un entretien accordé à Sporza, il confirme que les primes accordées aux premiers et leurs suivants seront les mêmes chez les dames et chez les messieurs. « Désormais, les cyclo-cross féminins attirent beaucoup plus de spectateurs », confirme-t-il. « En athlétisme, pour autant que je sache, les hommes et les femmes gagnent les mêmes primes depuis les années 70 ou 80. Il est temps qu’il ne soit de même en cyclo-cross ».

Toutefois, il l’avoue : les primes de départ qui permettent d’attirer les stars des labourés restent à l’avantage des hommes. « Le modèle économique du cyclo-cross est ce qu’il est aujourd’hui : les hommes sont bien mieux lotis que les femmes en termes de primes de départ », estime Christophe Impens.

De même chez les espoirs

Le règlement du Superprestige, l’autre grand classement de régularité en Belgique, montre également que les femmes et les hommes obtiendront les mêmes primes au classement général : 30.000 euros seront accordés aux vainqueurs, puis 18.000 euros pour le deuxième et ainsi de suite jusqu’au huitième. De même chez les moins de 23 ans : les dames et les messieurs seront logés à la même enseigne. Et sur le Trophée DVV/AP Assurances, ce sera 25.000 euros pour le premier, et de moins en moins jusqu’au 15e.

Le cyclo-cross commence donc à faire sa mue, alors que la plupart des cyclo-cross féminins sont désormais diffusés en télévision, juste avant les hommes. Les audiences grandissent, les organisateurs s’en rendent compte et profitent donc de cette médiatisation pour faire monter les prix des sponsors. Cela permettra-t-il de pérenniser le sport au-delà des frontières belges ? C’est la formation qui le décidera à l’avenir. Mais cette égalité à venir entre les hommes et les femmes est déjà une belle étape permettant à ce sport hivernal d’aller dans la bonne direction sociétale.

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