Tour d’Italie 2019 : notre présentation complète du parcours, étape par étape

Le Tour d’Italie 2019 s’annonce ce samedi sur les hauteurs de Bologne pour lancer trois semaines d’une course pour le maillot rose qui s’annonce particulièrement intéressante pour les grimpeurs. Des Apennins aux Alpes, en passant par les Pouilles, voici notre présentation complète des 21 étapes de ce 102e Giro, disputé du samedi 11 mai au dimanche 2 juin 2019 entre Bologne et Vérone.

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Partants, abandons, résultats… : notre page spéciale sur la 102e édition du Giro

Samedi 11 mai – 1re étape : Bologne > San Luca (8 km, CLM individuel)

Si les contre-la-montre s’annoncent plus importants que ces dernières années, avec trois efforts en solitaire à enchaîner sur trois semaines, les organisateurs du Giro ont une nouvelle fois usé d’ingéniosité pour corser l’effort. Dès la première étape, les favoris ne devront rien lâcher sur les hauteurs de Bologne sur ce contre-la-montre de seulement 8 kilomètres. Depuis le centre de la capitale d’Émilie-Romagne, les rouleurs auront droit à un terrain totalement plat avant un virage à droite vers le sanctuaire de San Luca. Sur cette colline dédiée à la Vierge Marie, les grimpeurs auront un terrain propice à leurs qualités avec une montée particulièrement sèche de 2,1 kilomètres à 9,7% de moyenne. C’est surtout le premier kilomètre qui sera complexe à gérer, avec une pente moyenne à 11,5% et un passage jusqu’à 16%. Vu la courte distance, il ne serait pas étonnant de voir certains coureurs partir directement avec un vélo normal, ou changer de machine avant cette ultime ascension vers San Luca, là où Moreno Argentin (en 1984) ou Simon Gerrans (en 2009) se sont déjà imposés par le passé.

La difficulté du jour :
Km 5,9 – 3e cat. : San Luca (2,1 km à 9,7% de moyenne)

Dimanche 12 mai – 2e étape : Bologne > Fucecchio (205 km)

Le peloton démarre son voyage vers le sud avec une étape qui bouleverse déjà les habitudes, sur une route sinueuse et vallonnée vers Fucecchio. Les coureurs traversent en effet les Apennins mais ne vont pas vraiment enchaîner les sommets. Dans les cinquante derniers kilomètres, ils titilleront tout de même deux côtes qui alimenteront les offensives de puncheurs motivés, mais au vu des dix derniers kilomètres, les sprinters auront tout de même un bel avantage. Il y aura bien quelques virages dans les trois derniers kilomètres, mais les trains de sprinters peuvent se mettre en marche malgré ces difficultés.

Les difficultés du jour :
Km 151,8 – 3e cat. : Montalbano/Il Castra (5,8 km à 6,8% de moyenne)
Km 167,4 – 4e cat. : San Baronto (11,3 km à 2,4%)

Lundi 13 mai – 3e étape : Vinci > Orbetello (220 km)

Voici une étape parfaite pour les sprinters, qui démarrera de la ville de naissance de l’artiste et inventeur italien Leonardo Da Vinci, pour les 500 ans de sa mort. La descente vers le Sud s’ajoute également à un détour par la mer. Les coureurs vont éviter tous les vallons de la Toscane pour rejoindre la lagune d’Orbetello, une réserve naturelle exceptionnelle offrant un point de vue exceptionnel sur la Mer Méditerranée. Les vues seront superbes depuis l’hélicoptère mais sur terre, les cyclistes ne pourront pas vraiment en profiter. Ils devront surtout faire face au vent sur ces espaces totalement ouverts, et les sprinters sont pour leur part attendus dans ce final. Attention d’ailleurs à la chicane à 450 mètres de l’arrivée, qui peut surprendre les moins acrobates.

La difficulté du jour :
Km 178,5 – 4e cat. : Poggio l’Apparita (3,8 km à 4,9% de moyenne)

Mardi 14 mai – 4e étape : Orbetello > Frascati (235 km)

Cette très longue étape ne sera pas la plus éreintante, mais elle offrira un final explosif, avec une longue montée vers Frascati. Les coureurs vont littéralement contourner Rome pour faire le spectacle dans les collines de la région du Latium, dont les plus anciens se souviennent de la classique qui se clôturait à l’époque dans la capitale italienne. C’est ainsi à travers les vignobles de la région que le peloton va affronter un festival de toboggans jusqu’à Frascati. La montée finale sera toutefois accessible aux sprinters qui savent franchir les pentes en puissance puisque les deux derniers kilomètres sont à 4,4% de moyenne, avec un dernier kilomètre plus aisé encore. Il faudra donc s’accrocher pour jouer la victoire dans un sprint groupé.

La difficulté du jour :
Km 24,8 – 4e cat. : Manciano (8 km à 3,7% de moyenne)

Mercredi 15 mai – 5e étape : Frascati > Terracina (140 km)

Au lendemain d’une journée particulièrement longue, cette cinquième étape sera bien plus courte, avec seulement 140 kilomètres au programme, et une étape coupée en deux. Une introduction d’une trentaine de kilomètres qui devrait favoriser les attaquants de longue haleine, avant des longues lignes droites dans la plaine qui aidera le peloton à reprendre ces échappés, et à préparer le sprint massif annoncé à Terracina, une des anciennes portes d’entrée portuaire de la région romaine. Sur la côte tyrrhénienne, le peloton affrontera un petit circuit local de près de sept kilomètres, sans grande difficulté, et les sprinters auront même une ligne droite de 1500 mètres pour préparer leur pointe de vitesse.

La difficulté du jour :
Km 83,3 – 4e cat. : Sezze (3,9 km à 5,2% de moyenne)

Jeudi 16 mai – 6e étape : Cassino > San Giovanni Rotondo (238 km)

Une nouvelle longue journée sur la selle s’annonce pour le peloton avec cette sixième étape qui annonce également la fin de la descente de la caravane du Giro vers le sud de la Botte. Avec 238 kilomètres au compteur, il s’agit de la deuxième plus longue étape de ce Tour d’Italie, avec en prime un final bien corsé. Après 190 bornes sur des routes rapides et sans grande ascension, le peloton va affronter à l’approche de San Giovanni Rotondo des routes plus étroites et sinueuses. Avec, comme point d’orgue, la montée de Coppa Casarinelle avec ses épingles à 4,4% de moyenne sur 15 kilomètres. Il restera alors une quinzaine de kilomètres jusqu’à l’arrivée, avec un festival de faux-plats montants et descendants jusqu’à l’arrivée. La ligne droite finale sera idéale pour des coureurs puissants, avec un dernier kilomètre à 2-3%.

La difficulté du jour :
Km 205,1 – 2e cat. : Coppa Casarinelle (15 km à 4,4% de moyenne)

Vendredi 17 mai – 7e étape : Vasto > L’Aquila (185 km)

Cette étape pourrait débuter sous les meilleurs auspices en tant que touriste, entre les plages de la côte adriatique, les marchands de vins qui s’enchaînent à l’approche de Chieti et puis la montée du Svolte di Popoli, théâtre d’un rallye de côte annuel. Mais pour les coureurs, cette journée annonce une belle bataille dans un décor plus vallonné que ces derniers jours. Cette ascension du Svolte di Popoli est intéressante avec ses nombreuses épingles sur près de 9 kilomètres à 5,6% de moyenne. Les coureurs se dirigeront ensuite sur le plateau menant vers L’Aquila, sur près de 40 bornes. Le final sera toutefois idéal pour les puncheurs. Si les ascensions ne sont pas répertoriées, la montée vers Torrione (3 km à 5% de moyenne) et l’ascension finale vers le centre historique de L’Aquila (1 km à 7,6%) offrent des occasions pour les candidats au maillot rose de récupérer quelques secondes.

La difficulté du jour :
Km 129,9 – 2e cat. : Le Svolte di Popoli (8,9 km à 5,6% de moyenne)

Samedi 18 mai – 8e étape : Tortoreto Lido > Pesaro (239 km)

Voici la plus longue étape de ce Tour d’Italie 2019 qui se déroulera en majorité sur la côte adriatique. Elle aura des airs de Milan-Sanremo avec de longues lignes droites aux abords des plages avant un crochet dans les 80 derniers kilomètres par les côtes de la région de Pesaro. Plusieurs des côtes empruntées avaient ainsi déjà été le théâtre d’un contre-la-montre vallonné sur le Giro 2013, et permettront à une échappée de tenter sa chance. La descente dangereuse du Gabicce Monte se termine à trois kilomètres de l’arrivée et ne permettra pas à un peloton de s’organiser pour la poursuite. Et en cas d’arrivée massive, attention aux deux virages à angle droit dans le dernier kilomètre.

Les difficultés du jour :
Km 159,4 – 3e cat. : Monte della Mattera (9,1 km à 3,9% de moyenne)
Km 197,7 – 4e cat. : Monteluro (6 km à 3%)
Km 212,7 – 4e cat. : Gabicce Monte (2,2 km à 5,1%)

Dimanche 19 mai – 9e étape : Riccione > Saint-Marin (34.7 km, CLM individuel)

Cette première semaine de course se conclut par un nouveau contre-la-montre, mais encore une fois, un chrono bien particulier. Le peloton va changer de pays mais aussi de profil. Le départ à Riccione se fera au bord de mer avant un virage à gauche vers l’intérieur des terres et la petite république de Saint-Marin. Ce micro-État sera en effet le théâtre de l’arrivée de cette 9e étape qui propose une longue ascension de 12,2 km à 4,5% de moyenne dans le final. Les purs rouleurs auront donc du mal à faire la différence sur ces routes sinueuses. La pente peut ainsi franchir les 10% en début d’ascension, alors que les deux derniers kilomètres montreront une pente à 6,4% de moyenne après une légère descente pour récupérer avant le final de cet éreintant contre-la-montre.

La difficulté du jour :
Km 22,6 – 2e cat. : Saint-Marin (12,2 km à 4,5% de moyenne)

Lundi 20 mai – Journée de repos

Mardi 21 mai – 10e étape : Ravenna > Modène (145 km)

Après une journée de repos bien méritée, le peloton enchaîne avec une étape parfaite pour les sprinters. Sur seulement 145 kilomètres jusque Modène, les coureurs devront surtout faire attention aux rond-points et autres infrastructures routières. Et malgré quelques pavés à 1500 mètres du but, la dernière ligne droite sera parfaite pour les spécialistes de l’emballage massif avec 2200 mètres en ligne droite.

Les difficultés du jour :

Mercredi 22 mai – 11e étape : Carpi > Novi Ligure (221 km)

Encore de la plaine au programme de cette 11e étape qui permet aux coureurs de traverser la Botte d’est en ouest. Dans la vallée du Pô, les coureurs vont repasser par des routes traditionnelles de Milan-Sanremo notamment, avant une légère remontée vers la cité de Novi Ligure, connue pour son musée du vélo et dédié en partie à l’enfant de la région, Fausto Coppi. Les trois derniers kilomètres seront quasiment en ligne droite avec un léger faux-plat montant que le peloton ne devrait même pas ressentir dans les pédales.

Les difficultés du jour :

Jeudi 23 mai – 12e étape : Cuneo > Pinerolo (158 km)

Un nouvel hommage à Fausto Coppi s’annonce sur cette étape aux abords des Alpes. Cette étape reprend en effet une partie des routes empruntées par le grand champion italien quand ce dernier s’est offert une attaque en solitaire entre Cuneo et Pinerolo, quelques jours avant de remporter son troisième Tour d’Italie. L’étape vaudra surtout par ses 40 derniers kilomètres avec la montée très sèche vers la station de ski de Montoso, une ascension de 8,8 km à 9,5% de moyenne avec des passages à 14%. La descente sera rapide vers Pinerolo, suivie d’une quinzaine de kilomètres dans la plaine avant un final très particulier. Avant d’entrer dans le centre de la cité piémontaise, les coureurs devront franchir le mur de San Maurizio, soit 500 mètres de pavés à 13,2% de moyenne avec une pointe à 20%. En 2016, Matteo Trentin avait lancé son offensive sur ces pentes pour aller remporter sa première victoire d’étape sur le Giro.

La difficulté du jour :
Km 117,1 – 1re cat. : Montoso (8,8 km à 9,5% de moyenne)

Vendredi 24 mai – 13e étape : Pinerolo > Ceresole Reale/Lago Serrù (196 km)

Les grimpeurs vont à nouveau pouvoir se développer à l’occasion de cette première étape avec arrivée en altitude. Le peloton affrontera après seulement 40 kilomètres de course le Colle del Lys, un col bien connu puisqu’il avait déjà été grimpé par son autre versant, l’an dernier, avant le Colle delle Finestre. Cette fois, le versant sera plus abrupt (6,4% de moyenne) et l’enchaînement se fera avec une longue descente vers la vallée. L’effort reprendra une cinquantaine de kilomètres plus loin avec le difficile Pian del Lupo, une nouvelle ascension particulièrement difficile de 9,4 kilomètres à 8,7% de moyenne. Avec quelques épingles à affronter tant dans la montée que dans la descente menant à la montée finale vers le Lac Serrù. Les coureurs grimperont à plus de 2200 mètres d’altitude, jusqu’au barrage du Lac Serrù. Si la moyenne annonce 5,9%, la pente se diviser surtout en deux parties : une ascension de 8,3 km avec des passages à 14% et une moyenne autour de 7,5%, avant un re-plat, et une dernière partie de 6 km à 8,9% de moyenne. Le dernier kilomètre propose même un pic à 14%. Une partie de cette étroite route a même été macadamisée pour permettre aux cyclistes de grimper jusqu’au lac.

Les difficultés du jour :
Km 39,5 – 1re cat. : Colle del Lys (14,9 km à 6,4% de moyenne)
Km 124,9 – 2e cat. : Pian del Lupo (9,4 km à 8,7%)
Km 175,7 – 1re cat. : Ceresole Reale-Lago Serrù (20,3 km à 5,9%)

Samedi 25 mai – 14e étape : Saint-Vincent > Courmayeur/Skyway Monte Bianco (131 km)

La haute montagne, ça vous gagne ! Et les participants de ce 102e Giro vont le confirmer avec cette deuxième étape sur les sommets alpestres. Cinq cols seront ainsi au programme de cette courte étape de 131 kilomètre, sans aucun moment de répit. Dans le Val d’Aoste, le peloton ne va quasiment jamais connaître la plaine et va surtout enchaîner les pentes à deux chiffres. D’abord sur la montée de Verrayes (6,7 km à 8% de moyenne), puis de Verrogne (13,8 km à 7,1%), puis de Truc d’Arbe (8,2 km à 7%). La suite aura des airs de Mortirolo pour les survivants avec la terrible montée du Colle San Carlo (10,5 km à 9,8%), une ascension plutôt rare sur le Giro mais longtemps empruntée sur le Tour du Val d’Aoste destiné aux moins de 23 ans. Les coureurs fileront ensuite à toute vitesse vers Courmayeur, pour une dernière ascension plus simple que ce que les coureurs auront endurer jusque là : trois kilomètres à 6% de moyenne, avant un replat jusqu’au tunnel du Mont Blanc (que le peloton n’empruntera évidemment pas).

Les difficultés du jour :
Km 7,1 – 2e cat. : Verraye (6,7 km à 8% de moyenne)
Km 37,7 – 1re cat. : Verrogne (13,8 km à 7,1%)
Km 67,7 – 2e cat. : Truc d’Arbe (8,2 km à 7%)
Km 95,6 – 1re cat. : Colle San Carlo (10,5 km à 9,8%)
Km 123 – 3e cat. : Courmayeur (8 km à 3,2%)

Dimanche 26 mai – 15e étape : Ivrea > Côme (232 km)

Le peloton fait demi-tour mais ne connaîtra pas plus de répit sur cette dernière étape de la deuxième semaine de course. Car le final de cette longue étape (encore plus de 230 kilomètres !) est tout simplement une copie de l’arrivée du Tour de Lombardie. Les coureurs emprunteront Madonna del Ghisallo avant de grimper le Colma di Sormano (sans emprunter le fameux mur à 25% qui cassent les moins forts du peloton en octobre), et la montée de Civiglio, juge de paix avant la descente sinueuse vers Côme. Les attaquants audacieux devraient avoir l’avantage sur ces routes au vu du profil proposé et du programme attendu la semaine suivante.

Les difficultés du jour :
Km 165,1 – 2e cat. : Madonna del Ghisallo (8,6 km à 5,6% de moyenne)
Km 180,0 – 2e cat. : Colma di Sormano (9,6 km à 6,6%)
Km 219,1 – 3e cat. : Civiglio (4,2 km à 9,6%)

Lundi 27 mai – Journée de repos

Mardi 28 mai – 16e étape : Lovere > Ponte di Legno (226 km)

Après cette deuxième journée de repos, les grimpeurs seront déjà mis à rude épreuve avec une étape devenue traditionnelle sur le Giro : depuis le lac de Côme, une plongée dans les plus difficiles sommets lombards autour de Ponte di Legno. Cette fois, les coureurs devront gravir le long et exigeant Passo Gavia (16,5 km à 8% de moyenne), plus haut sommet de ce 102e Tour d’Italie (2618 m d’altitude), avant une descente tout aussi longue. Et puis, l’un des cols les plus difficiles d’Europe se présentera face aux coureurs qui auront déjà survécu à ces efforts : le Passo del Mortirolo, une terrible ascension à épingles de 11,9 km à 10,9% de moyenne, soit près de dix fois le Mur de Huy… Cette fois, le peloton ne devra pas enchaîner avec le Stelvio mais remonteront simplement vers Ponte di Legno, sur un long faux-plat montant de près de sept kilomètres. Les coureurs partis dès le Mortirolo savent donc qu’ils auront un long chemin à faire jusqu’à l’arrivée… Ce sera certainement l’étape la plus difficile de ce Giro avec 5600 mètres de dénivelé.

Les difficultés du jour :
Km 114,6- Cima Coppi : Passo Gavia (16,5 km à 8% de moyenne)
Km 186,5 – 1re cat. : Passo del Mortirolo (11,9 km à 10,9%)

Mercredi 29 mai – 17e étape : Commezzadura/Val di Sole > Anterselva/Antholz (180 km)

La caravane du Giro poursuit sa découverte des principaux sommets du nord du pays, avec une nouvelle étape de haute montagne vers Anterselva, habituelle station de ski alpin. La neige ne sera cette fois pas de la partie pour cette journée qui s’annonce idéale pour les échappées. Les montées d’Elvas et de Terento ne semblent en effet pas assez difficiles pour devenir un terrain de combat pour le maillot rose, alors que la fin de semaine s’annonce intense. La dernière montée vers le sommet d’Anterselva peut tout de même attiser les convoitises avec ses 4,5 premiers kilomètres à 8,2% de moyenne, avec un dernier kilomètre tout plat.

Les difficultés du jour :
Km 110,6 – 4e cat. : Elvas (3,4 km à 7,6% de moyenne)
Km 128,7 – 3e cat. : Terento/Terenten (6,6 km à 7,6%)
Km 175,5 – 3e cat. : Anterselva/Antholz (5,5 km à 6,9%)

Jeudi 30 mai – 18e étape : Valdaora/Olang > Santa Maria di Sala (222 km)

Les sprinters qui auront résisté au copieux menu montagneux de cette dernière semaine pourront se réjouir de cette longue 18e étape qui se résume en une longue descente vers Santa Maria di Sala, aux aux abords de Venise. Malgré quelques virages à angle droit à enchaîner dans les derniers kilomètres, l’ultime ligne droite est longue de 2 kilomètres et propose donc un terrain idéal pour un sprint massif.

La difficulté du jour :
Km 111,4 – 4e cat. : Pieve di Alpago (6,7 km à 4,5% de moyenne)

Vendredi 31 mai – 19e étape : Trévise > San Martino di Castrozza (151 km)

La haute montagne est déjà de retour au programme de cette 19e étape qui annonce la course finale au maillot rose. Cette journée sera une nouvelle fois intense au vu du profil, même si les favoris devraient surtout se dévoiler lors de l’ascension finale de San Martino di Castrozza. Avant cela, les téléspectateurs se délecteront des images de la montée du Passo di San Boldo, enchaînement d’épingles dans des tunnels construits lors de la Première Guerre Mondiale. Le final n’offre par contre pas de grande difficulté par rapport aux précédentes arrivées en altitude. L’ascension vers San Martino di Castrozza est en fait la première partie du Passo Rolle et ne dépasse pas les 6,4% de moyenne.

Les difficultés du jour :
Km 60,3 – 3e cat. : Passo di San Boldo (6,3 km à 6,8% de moyenne)
Km 109,1 – 4e cat. : Lamon (7,4 km à 3,7%)
Km 137,4 – 2e cat. : San Martino di Castrozza (13,6 km à 5,6%)

Samedi 1er juin – 20e étape : Feltre > Croce d’Aune-Monte Avena (194 km)

Un dernier circuit pour la route ? On repart dans les Alpes à l’occasion de cette avant-dernière étape du 102e Giro, dernière étape en ligne. Cinq cols s’annoncent pour cette journée particulièrement rude. Avec notamment l’ascension du Passo Manghen, long (18,9 km) et abrupt (7,6% de moyenne), avec des passages jusqu’à 15%. Le peloton affrontera également le Passo Rolle par son versant le plus aisé malgré sa longueur (20,6 km à 4,7%) et repassera par San Martino di Castrozza, en descente cette fois. Le final promet en tout cas d’être explosif puisqu’après la descente du Passo Rolle, le peloton affrontera deux murs : d’abord une montée vers Croce d’Aune qui proposé 4 km à 8,3% de moyenne et un long passage à 16%, puis une dernière côte de 6,9 km à 7,3% vers Monte Avena. Le maillot rose peut se décider sur ces pentes.

Les difficultés du jour :
Km 8,5 – 2e cat. : Cima Campo (18,7 km à 5,9% de moyenne)
Km 59,1 – 1re cat. : Passo Manghen (18,9 km à 7,6%)
Km 112,5 – 2e cat. : Passo Rolle (20,6 km à 4,7%)
Km 172,3 – 2e cat. : Croce d’Aune (11,1 km à 5,5%)
Km 187,1 – 1re cat. : Croce d’Aune-Monte Avena (6,9 km à 7,3%)

Dimanche 2 juin – 21e étape : Vérone > Vérone (17 km, CLM individuel)

Voici le troisième et dernier contre-la-montre de ce Tour d’Italie. Mais ce ne sera pas pour autant le plus simple. Pour promettre un suspense inédit jusqu’à la dernière étape, l’organisation a prévu un nouveau chrono vallonné dans les rues de Vérone. Les coureurs devront en effet franchir, au nord de la ville, la montée de Torricelle, habituelle ascension des championnats du monde organisés par le passé dans la cité vénitienne. Le final sera plus technique et au bout des 17 kilomètres chronométrés, les coureurs auront droit à une arrivée spectaculaire dans l’amphithéâtre romain.

La difficulté du jour :
Km 5,0 – 4e cat. : Torricelle (4,5 km à 4,6% de moyenne)

Graphiques : RCS Sport/OpenStreetMap – Photo : RCS Sport/La Presse/Massimo Palolone

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