Greg Van Avermaet est assuré d’être n°1 mondial : les chiffres d’une année exceptionnelle

Si aucun maillot n’est délivré au vainqueur de ce classement en fin de saison, le champion olympique Greg Van Avermaet (BMC Racing Team) peut être rassuré : il est sacré n°1 tant au classement WorldTour (reprenant les plus grandes épreuves du calendrier) qu’au classement mondial (reprenant toutes les courses de l’année). Face au champion du monde Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) et à l’auteur du doublé Tour de France-Tour d’Espagne Christopher Froome (Sky), le coureur waeslandien profite de son incroyable régularité sur les classiques pour s’offrir ce trophée de prestige. Il peut même se permettre de manquer le Tour de Lombardie, samedi, pour profiter d’un hiver bien mérité après une saison pleine, de début février à fin septembre.

Non, l’hiver n’a pas encore éteint les cyclistes sur route. D’ici la fin du mois, le calendrier WorldTour verra encore puncheurs et sprinters se disputer la victoire sur le Tour de Lombardie (7 octobre), le Tour de Turquie (10 au 15 octobre) et le Tour de Guangxi (19 au 24 octobre). Sans compter les classiques qui pullulent en Europe jusque dimanche, que ce soit Binche-Chimay-Binche, Milan-Turin ou Paris-Tours, pour ne citer que les plus importantes. Bref, une bonne partie du peloton n’est pas encore au repos, même si bon nombre ont déjà décidé de clouer le vélo au mur après les championnats du monde, voici une semaine, à Bergen. Le champion du monde Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) a ainsi pris cette décision au lendemain de son troisième sacre mondial consécutif, il est désormais suivi par le n°1 mondial Greg Van Avermaet (BMC Racing Team).

Sagan et Froome en vacances

Le coureur belge, auteur d’une saison exceptionnelle sur les classiques, a en effet décidé de mettre fin à sa saison malgré ces dernières épreuves qui auraient pu lui permettre d’ajouter quelques points, places d’honneur voire victoires à son palmarès. Le vainqueur de l’E3, Gand-Wevelgem et de Paris-Roubaix est en fait assuré de terminer n°1 mondial tant au classement UCI (reprenant toutes les courses du calendrier) qu’au classement WorldTour (reprenant les 37 épreuves les plus huppées). Il s’agissait de son objectif avoué en cette fin de saison, et il devrait y parvenir sans même prendre part aux dernières courses de l’année. En effet, les quelques coureurs qui peuvent encore le rattraper mathématiquement ont déjà pris leurs vacances, comme Peter Sagan ou Chris Froome. Et comme Greg Van Avermaet s’inquiétait avant tout du coureur de la Sky pour le détrôner, le Waeslandien a décidé jeudi dernier de faire une trêve plus tôt que prévu.

« Prendre du repos »

« Ce fut une longue saison, car j’ai quasiment tout fait pour gagner à chaque reprise. À la fin de la saison, tu regardes à toutes les options possibles. J’aurais peut-être encore pu rouler en Lombardie mais c’était deux semaines après les championnats du monde. C’est peut-être mieux d’arrêter deux semaines plus tôt et de prendre un peu plus de repos en vue de la saison prochaine », confie à la VRT Greg Van Avermaet, ravi de conclure cette année durant laquelle il a participé à quasiment toutes les classiques du calendrier. « Je suis fier de pouvoir conclure la saison en tant que meilleur coureur du monde. Je me rends compte à quel point c’est difficile. L’année dernière était déjà une super année pour moi alors que je n’étais que 6e ou 7e. Les années précédentes, c’était très difficile d’atteindre le Top 10 : cela montre à quel point mon année a été bonne et combien j’ai été régulier ».

Greg Van Avermaet a désormais la pression pour 2018, et sera attendu sur l’ensemble des classiques, du Circuit Het Nieuwsblad à Liège-Bastogne-Liège, avant de songer aux championnats du monde, certes montagneux, à Innsbruck. Le coureur de la BMC, toujours leader unique de la formation américaine pour les courses d’un jour, a de toute manière un objectif annoncé : le Tour des Flandres, seule classique flandrienne qui manque désormais à son palmarès. Avant d’envisager une reconversion sur les Ardennaises, a contrario de son ancien équipier Philippe Gilbert ?

Grégory Ienco – Photo : ASO

Grégory Ienco

Journaliste – Belge – 27 ans.

Ancien responsable des sports sur les sites du groupe de quotidiens belges Sudpresse et du quotidien belge Le Soir, journaliste sportif depuis 2009 et responsable adjoint de CyclismeRevue depuis sa création en 2006.

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